Gabon: Me Lubin NTOUTOUME initie une formation sur le pourvoi en cassation, pour les membres du barreau

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Les 18 et 19 mai 2019, les avocats du barreau se sont retrouvés, à l’occasion d’ateliers de formation et de renforcement de capacités, autour du pourvoi en cassation. À l’issue de cette rencontre, Maître Lubin NTOUTOUME, président du barreau de l’ordre des avocats, veut donner aux participants les clés de la technique de cassation et du pourvoi en matière pénale.

C‘est avec la contribution Constantin NGOUALI président de chambre à la cassation du Gabon et de ses confrères étrangers, notamment Me Laurent POULET, avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation en France, que les avocats, magistrats et greffiers du Gabon ont reçu ce week-end les armes pour mener un pourvoi en cassation. En effet, la formation, théorique au cours de la première journée a été consacrée à la constitution d’un pourvoi en cas

«Laurent POULET nous a présenté le pourvoi en cassation dans sa partie théorique. Comment on fait un pourvoi en cassation, comment on rédige un pourvoi en cassation. L’ensemble des clés qu’il nous a donné pour que ceux qui pratiquent le pourvoi sachent désormais comment les aborder», a expliqué le président du barreau de l’ordre des avocats.

En effet, très technique par ailleurs peu pratiqué par les avocats gabonais, le pourvoi en cassation requiert des pratiques particulières, que Laurent POULET s’est fait l’honneur d’enseigner à ses confrères.

«L’objectif de cette formation est de leur donner les clés pour améliorer leur écriture. Si on améliore le niveau général de connaissance de la technique de cassation, ça va permettre d’améliorer la qualité d’écriture des avocats, et également d’améliorer la qualité de la motivation déclarée à la Cour de cassation», a déclaré l’avocat en conseils. Précisant par ailleurs, que son «enseignement va obliger les avocats à se recentrer purement sur le droit».

L’initiative de cette formation, saluée par les membres du barreau, va permettre une réforme dans l’exercice du droit. Une évolution que Constantin NGOUALI approuve. Car, pour ce dernier, le droit est à l’image d’un muscle, s’il n’évolue pas, il s’atrophie.

«Le droit est une science qui vit et évolue. Et tout ce qui vit sans évoluer, s’atrophie», a-t-il conclu.

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