mercredi, juillet 15

Gabon /Homosexualité : «un chien ne couche pas avec un chien», dixit Louis Gaston MAYILA

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Le débat national ouvert conséquemment à l’adoption par l’Assemblée Nationale, du texte portant dépénalisation de l’homosexualité au Gabon, n’a pas fini de faire couler encre et salive dans l’opinion nationale, mais surtout dans la sphère politique où chacun des responsables y va de son avis sur la question. Maître Louis Gaston MAYILA, de l’Union pour la Nouvelle République (UPNR), a fait savoir son opposition catégorique au projet de loi.

Caïd de l’univers politique gabonais et figure de proue de l’opposition au pouvoir en place, le président de l’UNPR, a apporté une contribution de poids au débat engendré par la question de la dépénalisation de l’homosexualité dans le pays, qui a connu un avancement grâce au vote des députés, en faveur du retrait de l’alinéa 5 de l’article 402 du Code Pénal.

D’abord réticent à s’exprimer sur le sujet, considérant qu’« une assemblée sérieuse ne pouvait pas se réunir pour débattre des questions qui sont en dessous de la ceinture », le ténor de l’opposition s’est finalement résolu à donner son avis. Pour lui, il semblerait que le sujet qui fait débat actuellement n’ait pas lieu au Gabon, mais plutôt à « Sodome et Gomorrhe », compte tenu du fait que le pays en vienne à « voter une telle abomination ».

C’est sans fioritures que le leader de l’UNPR a déploré l’irruption dans le débat public, de cette question, alors que « nous avons tellement de problèmes en ce moment », se positionnant ainsi dans le sillage de ceux qui jugent qu’il n’y avait aucune urgence à la poser sur la table. Pis, il considère contre-nature l’esprit du texte, car « le chien ne couche qu’avec la chienne […] le coq ne couche qu’avec la poule », a-t-il déclaré sans détours.

Maître Louis Gaston MAYILA a fait preuve du franc-parler qu’on lui reconnaît depuis toujours. En acceptant de s’exprimer ouvertement sur le sujet sensible de la dépénalisation de l’homosexualité, il rejoint plusieurs autres leaders d’opinion notamment religieux et académiques, en désapprobation du projet de loi, qui est par ailleurs, toujours en sursis au niveau de la chambre basse du Parlement.

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