dimanche, février 23

Gabon/Jean PING: l’endormeur

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En gros, que peut-on retenir de la dernière sortie du responsable de la Coalition nationale pour la République (CNR), Jean PING ? Comme à l’accoutumée, le candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2016, s’est fendu, ce samedi 30 mars 2019, d’une adresse à la nation digne d’un roman de Morgan NAVARRO “L’endormeur”. Constant dans sa logique d’inaction, il a encore dit aux gabonais ce qu’ils savent mieux que lui, au risque de vouloir autre chose que des vieilles paroles.  Après 4 ans passé au sein d’une résistance stérile, force est de constater que PING chante aussi bien la révolution que Tracy Chapman.

Si dans le domaine éducatif il est bien connu de tous que la répétition est la mère des «sciences», Jean PING s’est fait maître dans l’art de dire aux gabonais ce qu’ils n’ont plus envie d’entendre. Ces derniers, loin de l’hypnose, ne succombent plus aux histoires à dormir debout. Au contraire la majorité des gabonais gardent désormais les yeux grands ouverts comme le rappeur franco-guinéen Black M. Pour cette énième sortie, retransmise sur la toile, le président PING était accompagné de ses affidés, de moins en moins nombreux, Jean EYEGHE NDONG, Vincent BOULINGUI BOUKOSSO, Jean-François NTOUTOUME ÉMANE, l’homme de Dieu, Georges Bruno NGOUSSI y a également répondu présent.

De l’autopsie de sa défaite contestée de 2016, en passant par les prisonniers politiques, la présumée modification de la loi fondamentale, à la maladie d’Ali BONGO, et même la situation sociopolitique du pays, l’ancien président de la Commission de l’Union Africaine (UA), qui a le mérite de la constante, excelle décidément dans l’art du bis repetita. Pire, en éternelle victime, il a redemandé ses « 65% des suffrages » volés.

«En réalité et le monde entier le sait, il n’y pas d’autres alternatives que celle que je représente en la qualité de président de la République gabonaise. En effet, je suis le président que vous avez souverainement élu avec plus de 65% des suffrages. Ce n’est pas en tentant de nier la réalité des faits que ces faits cessent d’exister», a-t-il déclaré.

Un discours rébarbatif et pour beaucoup «fantasque, énervant et teinté d’ironie». D’un président à l’autre qui est réellement le vrai ? Pour l’instant, seul Ali BONGO bénéficie de la confiance des institutions gabonaises et de la reconnaissance de la communauté internationale. À se demander de quelle République Jean PING est-il fichtre le président? À l’écoute de ses déçus, «PING, est en effet le président élu de la République populaire et souveraine des charbonnages. Dont l’autorité et le territoire ne se limitent qu’à la circonscription de son palais présidentiel, situé non loin du lycée français, Blaise Pascal».

Jean PING, à l’image du personnage principal du livre de Morgan NAVARRO, qui très souvent se retrouve piégé dans un monde parallèle, médiéval et fantastique, est-il conscient de la réalité, et de la déception qu’il représente pour ses compatriotes ? Celui qui a brillé par le silence lors de la tentative de putsch de janvier dernier et par son absence pendant les 5 mois de convalescence de son adversaire au Maroc, est-il conscient, qu’à l’image de ses dernières descentes sur le terrain, que son capital sympathie a presque été réduit à néant? Las d’espérer, las des opérations de communication, le quotidien demeure la priorité du gabonais notamment en ces temps d’austérité.

«Jean PING, ne mobilise plus, ne fédère plus et c’est un fait! Si rien n’est impossible en politique, il faudra qu’il le prouve. Pour l’instant il ferait mieux, comme le camp en face, de prendre sa retraite et de passer le flambeau à la jeunesse», a indiqué un étudiant gabonais de l’Université Omar BONGO (UOB).

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