Gabon /Grève à l’USTM: Les enseignants réclament le paiement de 18% de la dette pour reprendre les cours

Pinterest LinkedIn Tumblr +

Il y a quelques heures, le Syndicat national des enseignants chercheurs (Snec) de l’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM), a initié un mouvement d’humeur, suspendant par ailleurs les cours. À l’origine de cette contestation, le non-paiement par le ministère de l’Enseignement supérieur, de 18% de la dette relative au règlement des vacations et heures supplémentaires des enseignants chercheurs.

Banner

Après avoir réalisé un premier mouvement d’humeur au cours du mois d’août dernier, les enseignants de la Snec ont à nouveau exprimé leur mécontentement quant au non règlement intégral de 18% de la dette par la tutelle. «Le secrétaire général du ministère était à Franceville, il y a quelque temps […] Il faut dire que la dette globale s’est accrue sur 5 ans (2016, 2017, 2018, 2019, 2020). Il était question de payer 18% de cette dette malheureusement, depuis le mois de novembre, elle a été payée à compte-goutte», a fustigé le président du Snec section Ustm, Florent NGUEMA NDONG.

En effet, tel que l’indique “l’Agence Gabonaise de Presse” (AGP), le règlement de cette dette aurait dû être effectué depuis le 15 novembre 2020. Jusqu’à ce jour, son paiement est réalisé à compte goutte au grand dam des enseignants chercheurs, qui se retrouvent en difficulté. «Nous avons l’impression que cela se fait comme un tirage au sort. On choisit deux à trois personnes qu’on paie par semaine. Nous considérons cela comme du mépris. C’est pourquoi, nous avons décidé de continuer notre mouvement de grève jusqu’à ce que l’intégralité des 18% soit payée à tous les bénéficiaires», a ajouté le Président du Snec, section USTM.

Banner

Du côté du recteur de l’USTM, le Pr Crépin ELLA MISSANG les services financiers de l’établissement et l’agent comptable ont validé tous les engagements, et le paiement va être entièrement réalisé. Ce dernier a indiqué que les dysfonctionnements actuels sont liés à une lenteur de procédure. «Nous sommes aujourd’hui assujettis à une procédure imposée à toute l’administration gabonaise. A ce jour, la procédure de paiement veut qu’en tant qu’ordonnateur j’ordonnance, ça passe par le service financier, au contrôle budgétaire, ça arrive à notre agent comptable qui valide les dossiers à son niveau et le paiement effective est assuré par le trésor central à Libreville», a-t-il confié en appelant ses collègues à faire preuve de patience.

Share.

About Author

Comments are closed.