lundi, août 19

Gabon: après le carburant, le sucre, la baguette de pain passe à 150 Fcfa 

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Hier, lundi 15 juillet 2019, les Gabonais se sont réveillés pour faire un constat des plus amers : il n’y avait pas de pain chez leur revendeur habituel. Pour cause : l’augmentation des prix opérée par les boulangers, car la baguette est passée de 125 Fcfa à 150 Fcfa.
Décidément, il ne fait plus bon de dormir au Gabon, en espérant des lendemains roses, car la vie se vit désormais sur des ortis. En effet, il ne se passe pas une semaine sans que les Gabonais ne se réveillent pour apprendre des nouvelles allant de l’abracadabrant à l’ubuesque, en passant par le grotesque et le tragi-comique.

Aujourd’hui, le registre est un mélange de ces deux derniers genres, tant le constat flirte à la fois avec le tragique et le grotesque. Le prix de la baguette de pain quotidienne, consommée en abondance par toutes les couches de population, a connu une augmentation minime mais certainement significative pour le panier de la ménagère. Elle est ainsi passée de 125 Fcfa à 150 Fcfa. Une augmentation qui a eu pour conséquence immédiate, un vide sur les étales des différents revendeurs de la capitale comme le rapporte nos confrères de “Gabon média Time”.

Le pire est que cette hausse du prix de la baguette semble avoir été décidée en parfaite marginalisation des directives des autorités compétentes, qui pourtant avaient mis en place une nouvelle mercuriale des denrées de bases, axée sur la diminution du prix de bon nombre de ces produits. Comment donc comprendre cette augmentation du prix de la baguette ? À cette question, personne ne semble pouvoir donner de réponse, si ce n’est que le prix a augmenté du côté des boulangers et ils faut l’appliquer. Ce que beaucoup d’épiciers et autres boutiques de proximité ne se sont pas retenus de faire.

C’est un cafouillis qui semble rappeler l’imbroglio causé par l’augmentation du prix du trajet du taxi, décidé unilatéralement par ces derniers, causant la confusion dans la tête et les poches des usagers, puisque les autorités maintenaient que les prix restaient inchangés. Bref, on se dirige donc vers un épisode de ping-pong entre la force publique et les groupements d’intérêt, au grand dam du consommateur, qui en paie toujours le prix.

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