Société/Environnement
Airtel Africa/Résultats pour la période de neuf mois close le 31 décembre 2024
Une dynamique forte sur le plan opérationnel et financier. Lancement du deuxième programme de rachat d’actions.
Les points clés opérationnels
– Le nombre total de clients a augmenté de 7,9 % pour atteindre 163,1 millions. La pénétration sur le marché des services de données continue d’augmenter, avec une hausse de 13,8 % du nombre de clients, qui atteint 71,4 millions. La consommation de données par client a augmenté de 32,3 % pour atteindre 6,9 Go. Le taux de pénétration au niveau des smartphones a augmenté de 5,2 % pour atteindre 44,2 %.
– Les investissements continus visant à accroître l’inclusion financière sur nos marchés ont contribué à une augmentation de 18,3 % du nombre d’abonnés aux services d’argent mobile, qui s’élève à 44,3 millions. Le montant des transactions au troisième trimestre 25 a augmenté de 33,3 % à taux de change constant 11, avec un montant de transactions annualisé de 146 milliards de dollars.
– La croissance de 15,0 % du revenu moyen par utilisateur pour les services de données et de 11,8 % pour les services d’argent mobile à taux de change constant, a continué à renforcer le revenu moyen par utilisateur global, qui a augmenté de 12,0 % d’une année sur l’autre à taux de change constant.
– L’expérience client reste au cœur de notre stratégie, avec des investissements soutenus dans le réseau au cours de la période. Dans la logique de nos priorités stratégiques, les capacités de transmission de données de notre réseau ont augmenté de 20,8 % grâce au déploiement de 2 850 sites et d’environ 2 600 km de fibre optique.
Résultats financiers
– Le chiffre d’affaires de 3 638 millions de dollars représente une augmentation de 20,4 % à taux de change constant, mais une baisse de 5,8 % en monnaie de présentation, a causé des dévaluations monétaires qui continus à avoir un impact sur les évolutions du chiffre d’affaires en monnaie de présentation. Une exécution solide a permis une nouvelle accélération de la croissance au cours de ce trimestre, avec une augmentation du chiffre d’affaires du troisième trimestre 25 de 21,3 % à taux de change constant et une augmentation du chiffre d’affaires en monnaie de présentation de 2,5 %.
– Dans l’ensemble du Groupe, le chiffre d’affaires des services de téléphonie mobile a augmenté de 18,8 % à taux de change constant, grâce à une croissance de 9,8 % des services de téléphonie et de 29,5 % des services de données. Le chiffre d’affaires des services d’argent mobile a augmenté de 29,6 % à taux de change constant.
– L’EBITDA au cours de cette période de neuf mois a baissé de 11,9 % en monnaie de présentation pour atteindre 1 681 millions de dollars, avec des marges d’EBITDA de 46,2 % qui ont été affectées par l’augmentation des prix du carburant et la contribution moindre du Nigéria pour le Groupe. Toutefois, suite aux premiers succès de notre programme de réduction des coûts, les marges d’EBITDA sont passées de 45,3 % au premier trimestre 25 à 46,9 % au troisième trimestre 25.
– Au troisième trimestre 25, le bénéfice après impôt a bénéficié d’une plus-value exceptionnelle de 94 millions de dollars (nette d’impôt) suite à l’appréciation du naira et du shilling tanzanien. Sur la période de neuf mois close du 31 décembre 2024, le bénéfice après impôt de 248 millions de dollars a cependant été affecté par 57 millions de dollars de pertes exceptionnelles liées aux produits dérivés et aux opérations de change (nettes d’impôt).
– Le BPA avant éléments exceptionnels est passé de 7,1 % au cours de la période précédente à 6,2 %, dû à l’augmentation des coûts liés au renouvellement du contrat avec ATC, qui n’a pas eu de répercussions sur les flux de trésorerie. Le BPA de base s’élève à 4,4 %, contre -1,6 % au cours de la période précédente, ce qui témoigne principalement de la baisse des pertes liées aux produits dérivés et aux taux de change au cours de cette période.
Allocation de capital
– A 456 millions de dollars montre que les dépenses d’investissements ont baissé de 7,8 % par rapport à la période précédente. Les prévisions en matière de dépenses d’investissement pour l’ensemble de l’année restent comprises entre 725 et 750 millions de dollars, alors que nous continuons à investir pour assurer notre croissance future.
– Nous avons constamment réduit notre exposition à la dette en devises étrangères, en ayant remboursé 739 millions de dollars de dette en devises étrangères au cours de l’année dernière.
– En outre, 92 % de la dette de notre société d’exploitation (à l’exclusion des dettes de location) est désormais libellée en monnaie locale, en hausse par rapport à 79 % il y a un an. Le ratio d’endettement est passé de 1,3 à 2,4, du fait principalement de l’augmentation de 1,2 milliard de dollars du passif locatif liée à l’extension de nos contrats de location de tours avec ATC, comme nous l’avons déjà annoncé. Pour tenir compte de l’endettement du Groupe sur les marchés financiers et réduire la volatilité associée à la comptabilisation des contrats de location selon la norme IFRS 16, le Groupe a introduit la notion de « ratio d’endettement ajusté aux contrats de location » en tant qu’Indicateur alternatif de performance supplémentaire au cours de la période actuelle. Le ratio d’endettement ajusté aux contrats de location est passé de 0,7x au cours de la période précédente à 1,1x au 31 décembre 2024, traduisant ainsi la hausse de l’endettement et de la baisse de l’EBITDA ajusté aux contrats de location, compte tenu des effets de conversion liés aux dévaluations monétaires (voir page 6).
– Suite à l’achèvement du premier rachat d’actions pour un montant de 100 millions de dollars, nous avons annoncé en décembre 2024 le lancement d’un deuxième programme de rachat d’actions qui permettra de restituer jusqu’à 100 millions de dollars aux actionnaires. Cette décision témoigne de la confiance du Conseil d’administration dans la pérennité du potentiel de croissance, la solidité du bilan et l’augmentation constante des liquidités au niveau de la holding.
Sunil Taldar, Directeur général, à propos du bilan des opérations :
« Au cours du dernier trimestre, nous avons amélioré nos performances opérationnelles et financières grâce à notre stratégie perfectionnée, axée sur une expérience client exceptionnelle à tous les points de contact. La mise à disposition d’un réseau haut de gamme, la numérisation et la simplification du parcours client sont des éléments de plus en plus importants de cette démarche. L’attention que nous portons à la rapidité et à la qualité de notre exécution nous permet de débloquer des opportunités de croissance considérables sur nos marchés et dans nos secteurs d’activité, où la demande reste importante, ce qui a entraîné une nouvelle accélération de la croissance du chiffre d’affaires à taux de change constant, qui a atteint 21,3 % au cours du dernier trimestre.
Nous restons résolus à investir dans l’avenir en élargissant notre distribution et notre réseau afin de nous assurer que nous saisissons l’importante opportunité de croissance qui s’offre à nous. Malgré l’environnement difficile pour beaucoup de nos clients, nous continuons à observer une forte demande pour nos services, alors que nous favorisons la connectivité et facilitons l’accès à l’économie numérique. L’ampleur de la croissance du trafic des données sur nos marchés (49 % d’augmentation l’année dernière) témoigne des investissements que nous avons réalisés et de l’attention constante que nous portons à notre stratégie de génération de valeur pour toutes nos parties prenantes.
Comme nous l’avons déjà annoncé, notre programme de réduction des coûts continue à améliorer la marge d’EBITDA, avec une nouvelle augmentation des marges au troisième trimestre 25. Nous restons focalisés sur la poursuite de l’amélioration de nos marges. Par ailleurs, notre structure financière reste solide, avec seulement 8 % de la dette de la société d’exploitation libellée en devises étrangères, ce qui représente une amélioration substantielle par rapport à l’année dernière. Ces éléments, ainsi que la confiance continue dans les perspectives de l’entreprise, ont permis au Conseil d’administration d’annoncer un deuxième programme de rachat d’actions, qui permettra de restituer jusqu’à 100 millions de dollars aux actionnaires.
Les signes récents de stabilisation monétaire sur certains marchés et la décision récente de la Commission nigériane des communications (Nigerian Communications Commission, NCC) concernant les ajustements tarifaires au Nigeria sont encourageants et annoncent un environnement opérationnel plus stable et plus favorable. Bien que des défis subsistent, ces développements constituent une base solide pour la croissance et l’amélioration des conditions du marché ».
Société/Environnement
Gabon: les Journées du Management reportées pour les 11 et 12 mars 2026
Le Comité d’organisation des Journées du Management – JNM-GABON informe l’ensemble des participants, partenaires et parties prenantes du report de l’édition 2026.
Initialement prévues du 17 au 18 février 2026, les Journées du Management – JNM-GABON 2026 se tiendront désormais du 11 au 12 mars 2026, à Libreville.
En tant que partenaire engagé, SOBRAGA réaffirme sa présence en tant que partenaire officiel pour accompagner ce grand rendez-vous des managers.
Les inscriptions se poursuivent ici : https://forms.gle/h71h4w4r1MeLqomQA
Actez votre participation dès maintenant.
Justice
Affaire Arsène NKOGHE: un procès pour outrage à magistrat qui interroge plus d’un
[L]e Tribunal de première instance de Libreville ouvrira en audience correctionnelle, ce jeudi 19 février 2026, le procès opposant l’ancien président de la commission électorale du 5e arrondissement de Libreville, Élie Nazaire OBIANG BEKALE à l’actuel deuxième adjoint au maire de l’hôtel de ville de la capitale gabonaise, Arsène Édouard NKOGHE NZÉ, pour outrage à un magistrat, injures publiques et violences. Une affaire judiciaire née des tensions électorales du double scrutin du 27 septembre 2025. Ce procès mettra en lumière la frontière qui existe entre critique citoyenne et protection institutionnelle.
Arsène Édouard NKOGHE, personnalité connue du landerneau politique depuis plusieurs années maintenant, est appelé à la barre demain. Lui, et 11 autres citoyens dont certains ne se reconnaissent pas dans cette affaire, c’est le cas de Gervais BITEGHE, qui n’apparaît nullement dans la vidéo. Que fait-il là, pourquoi est-il cité ? Culpabilité par association? Mystère et boule de gomme. Il lui est certainement reproché sa proximité avec l’ancien Délégué spécial du 5e arrondissement.
Selon les faits relayés par la presse judiciaire gabonaise, cette confrontation découle des vidéos publiées sur la toile, montrant une foule accusant l’ancien président de la Commission, de manipulation des procès verbaux, après fermeture des bureaux de vote. Sur la base des articles 157, 161, 230 et 286 du code pénal, le ministère public a retenu comme chefs d’accusation : outrage à un magistrat, injures publiques et violence. Un dossier introduit par citation directe qui a envoyé directement les présumés coupables devant le tribunal correctionnelle.
Dans une Ve République où la restauration des Institutions suscite un intérêt particulier pour les pouvoirs publics, la justice doit être équitable en jugeant les faits sans ambiguïté. Rappelons que l’outrage à un magistrat selon notre Constitution protège le concerné lorsqu’il est attaqué dans l’exercice de ses fonctions. Mais ce dernier en agissant en qualité de président de Commission électorale, désigné par la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum (CNOCER), est il également protégé au titre de sa fonction juridictionnelle?
Cette question semble soulever un bon nombre de débats au sein de l’opinion.
Dans ce cas précis, Élie Nazaire OBIANG BEKALE a signé un rapport au ministre de l’Intérieur en qualité de président de la Commission électorale du 5e arrondissement de Libreville, avec cachet à l’appui et non celui de magistrat. Cette distinction institutionnelle est importante. Elle interroge sur la question de savoir la qualification juridique exacte des faits reprochés et du statut sous lequel la protection pénale est invoquée.
Critiquer le comportement d’un responsable électoral ne saurait automatiquement constituer un outrage à magistrat, ce-ci relève de la critique politique, certes parfois rugueuse. À moins de considérer qu’un magistrat, hors de son lieu et de son cadre de travail, serait placé dans une immunité de fait face à toute interpellation citoyenne. Ce serait une dangereuse dérive.
Société/Environnement
Sécurité ferroviaire: la Setrag & les collectivités locales autour d’un atelier de concertation
Owendo, 11 février 2026.
Dans la salle polyvalente de la base de la SETRAG, l’atmosphère est studieuse, presque solennelle. Élus municipaux, représentants institutionnels et acteurs communautaires ont pris place autour des tables disposées en U. Ce mercredi, la Société d’Exploitation du Transgabonais (SETRAG), en collaboration avec les collectivités locales, a réuni ses partenaires territoriaux autour d’un enjeu majeur : renforcer la sécurité ferroviaire au profit des populations riveraines.
Au fil des interventions, il apparaît clairement qu’il ne s’agit pas d’un simple atelier technique. Une nouvelle étape dans la gouvernance territoriale du Transgabonais vient d’être franchie.
Le Transgabonais, artère vitale sous haute responsabilité
Infrastructure stratégique, le Transgabonais relie les zones minières et forestières au port d’Owendo et soutient une part essentielle de l’économie nationale. Mais cette performance logistique impose une vigilance constante : garantir la sécurité des communautés installées le long de la voie ferrée.
Représentant le Directeur général Christian Magni, empêché, la directrice de la communication, Mme Reine Sonia Okoua Obame, a donné le ton dès l’ouverture des travaux :
« Le Transgabonais est une artère vitale pour notre économie. Mais son efficacité ne doit jamais se faire au détriment de la sécurité des populations riveraines. »
Un message ferme. Malgré les campagnes de prévention menées ces dernières années, les risques persistent. Traversées imprudentes, occupations anarchiques de l’emprise ferroviaire, installations non conformes : les incidents potentiels demeurent une réalité.
Face à ce constat, l’entreprise a choisi d’adopter une approche plus inclusive et territorialisée. L’atelier a ainsi permis de poser les bases d’un cadre formel d’échanges et de clarifier les responsabilités de chaque acteur.
Les collectivités locales en première ligne
Prenant la parole, le maire d’Owendo, M. Arnaud Sandie Nombo, a salué une initiative « responsable et structurante ». Il a reconnu que, au fil des années, certaines habitations se sont développées dans des zones non conformes à la réglementation ferroviaire, exposant leurs occupants à des risques majeurs.
« Cette situation appelle une réponse collective et durable », a-t-il insisté.
Pour l’édile, la sécurité ferroviaire s’inscrit pleinement dans la vision des plus hautes autorités en matière de protection des personnes et des biens. La municipalité, a-t-il assuré, jouera pleinement sa partition dans cette responsabilité partagée.
Une stratégie encadrée par le droit et ouverte aux communautés
Les échanges ont ensuite pris une dimension plus technique. Mme Mboute Inès Romilda, cheffe du département sociétal et RSE, et M. Ngagnia-Ndjabounda Eddy Clerck, chef de division relations communautaires, ont présenté la stratégie communautaire de la SETRAG.
Son fondement juridique repose notamment sur le décret n°00132/PR du 27 janvier 1978 réglementant la Police des Voies Ferrées en République gabonaise. Ce texte engage plusieurs ministères dans l’application des dispositions relatives à la sécurité ferroviaire et confère aux collectivités locales un rôle déterminant.
Dans ce dispositif, les communes deviennent des relais opérationnels essentiels. Elles ont été appelées à :
Diffuser les messages de sensibilisation via les chefs de quartier ;
Participer au recrutement des volontaires ;
Formaliser les associations communautaires ;
Faciliter le déploiement des actions sur le terrain.
De son côté, la SETRAG s’est engagée à :
Former et encadrer les volontaires ;
Assurer leur rémunération selon les modalités définies ;
Suivre et évaluer les actions mises en œuvre ;
Recueillir et analyser les données issues du terrain.
La stratégie s’aligne également sur la Norme de performance 4 relative à la santé et à la sécurité des communautés, traduisant une volonté affirmée d’adhésion aux standards internationaux.
Des échanges francs et un consensus trouvé
Les discussions ont été franches et constructives. Le représentant de l’Agence de Régulation du Transport Ferroviaire (ARTF) a rappelé que la SETRAG doit continuer à assumer pleinement ses responsabilités afin d’amener les riverains à respecter la législation en vigueur.
Après plusieurs heures de concertation, un consensus s’est dégagé : la mise en place d’équipes mixtes composées d’agents SETRAG, de représentants des communautés et des communes traversées par le chemin de fer.
L’objectif est désormais clair : passer d’actions ponctuelles de sensibilisation à une dynamique permanente et structurée.
Vers une culture partagée de la sécurité ferroviaire
À l’issue des travaux, plusieurs résultats sont attendus :
Une meilleure compréhension des risques ferroviaires ;
Un engagement renforcé des collectivités locales ;
Des orientations concertées pour les actions de terrain ;
Une collaboration durable entre la SETRAG et les territoires ;
Le lancement effectif du processus de constitution d’associations communautaires.
À Owendo, ce 11 février 2026, l’atelier a marqué plus qu’une étape technique. Il a envoyé un signal politique et sociétal fort : faire de la sécurité ferroviaire une culture partagée.
Car si le rail transporte minerais et marchandises, il traverse aussi des quartiers et des vies.
Et c’est précisément là que se joue l’équilibre entre développement économique et responsabilité sociale.
Le rendez-vous est donc pris pour le 18 février pour la mise sur pied d’une feuille de route devant encadrer ce vaste programme.









