Affaire BMA: Teodorin OBIANG condamné à 3 ans de prison et 30 millions d’euros d’amende

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Le 28 juillet 2021, la Cour de cassation française a rendu un jugement définitif sur l’affaire des biens mal acquis pour laquelle le fils du président équato-guinéen, Teodorin OBIANG a été jugé pour des faits de blanchiment, d’abus de biens sociaux et de détournement d’argent public. Il en a pris pour 3 ans de prison avec sursis, et le paiement d’une amende de 30 millions d’euros, non sans que ses avoirs ne soient restitués aux autorités de la Guinée équatoriale. 

C’est d’une victoire dont la justice française vient de gratifier les Organisations non-gouvernementales de défense des droits humains qui décrivent depuis de nombreuses années les détournements massifs opérés par les autorités gouvernementales et leurs familles. Il faut dire, que la plupart des gens en Guinée équatoriale sont habitués à voir Teodorin étaler sa richesse sur Instagram et TikTok. Donc c’est une victoire de la justice, mais aussi un espoir social de savoir que peut être 150 millions de dollars pourront être utilisés pour le développement du pays, espère Tutu ALICANTE, directeur de l’ONG équato-guinéenne de défense des droits humains EG Justice, à “RFI”. 

«Cette bataille judiciaire dure depuis 14 ans, et c’est formidable que cela aboutisse enfin. C’est formidable d’avoir obtenu la victoire, pour tous ceux qui luttent contre la corruption, pour tous ceux qui luttent depuis la Guinée équatoriale et depuis d’autres pays aux régimes autoritaires et de voir nos kleptocrates rendre des comptes. Malheureusement pour nous, il n’y a pas de système judiciaire dans notre pays pour cela. Donc nous sommes vraiment enchantés de voir que le système judiciaire français a tenu bon et reconnaisse la culpabilité de Teodorin OBIANG».

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Alors que le procès de Teodorin OBIANG est définitivement clos et sa sanction connue, ses avoirs seront vendus et placés sur une ligne budgétaire pilotée par le ministère des Affaires étrangères. Cet argent sera ensuite affecté à des projets d’aide au développement en Guinée équatoriale. Et transitera soit par des ONG internationales ou locales, qui candidateront dans le cadre d’appels à projets qui pourraient profiter à ce pays où la moitié de la population vit avec moins de deux euros par jour, rappelle  Sara BRIMBEUF, responsable du plaidoyer «flux financiers illicites» à Transparency international, par ailleurs, partie civile dans cette affaire.

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