Mounana: une lycéenne se suicide, après avoir servie d’espionne dans une histoire d’amour impliquant sa camarade et un professeur

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C’est la triste histoire de Nathanaelle N-M, âgée de 19 ans et inscrite en classe de seconde au lycée Bruno BOKOKO de Mounana, la province du Haut-Ogooué. Après avoir servi de taupe dans une histoire d’amour impliquant une de ses camarades, Manuella M-N et un professeur de l’établissement dénommé Éric, elle a succombé à la menace d’une plainte qui serait portée à son encontre, préférant se donner la mort, en consommant du raticide. Nathanaelle N-M laisse son bébé de 6 mois, désormais abandonné aux soins de ses grands-parents.

Si d’aucuns s’interrogent encore sur ce qui a pu passer par la tête de la jeune fille, il n’en faut pas plus que le récit de cette tragédie pour reconnaître là, la pression du harcèlement moral. Suivant le témoignage de Guy Constant BADINGA, ce début pédagogique 2, assurant l’intérim du proviseur au moment des faits, Éric aurait mandaté Nathanaelle N-M pour qu’elle s’assure de la fidélité de son amoureuse Manuella M-N. Rendant son rapport au professeur, au terme de ses enquêtes, la victime aurait révélé l’infidélité de l’amante du professeur, suscitant ainsi la colère de ce dernier. 

Lequel, pris de jalousie, aurait-il délibérément confronté la lycéenne, lui révélant le nom de sa source. Manuella, en colère s’en serait pris à sa camarade, la menaçant de porter plainte contre elle d’une part, de poursuivre sa relation avec l’homme d’autre part. Un revirement auquel Nathanaelle ne s’était pas attendue, elle aurait dès lors envisagé un plan pour mettre fin à ses jours, de peur que la menace de son accusatrice prenne effet. 

Pourtant, la querelle parvenue au niveau de l’administration, le censeur vie scolaire 2, Rony ONDAMBA aurait échangé avec les deux filles. Au cours de l’échange, Nathanaelle N-M reconnaît son erreur et fait amende honorable auprès de sa camarade que le censeur aurait par ailleurs interpellée à accorder son pardon. Malheureusement la querelle se serait poursuivie via les réseaux sociaux, au grand désespoir semble-t-il de la regrettée.

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Laquelle, «quelques jours avant sa mort, elle fait des selfies avec ses camarades et leur dit que quand elle va mourir c’est ce qu’ils auront à publier», a indiqué le censeur pédagogique. Informé de l’envie de la fille de mettre un terme à sa vie, ce dernier va à nouveau l’inviter à la discussion le 30 avril dernier aux alentours de 12h30. Au cours de leur échange, elle aurait avoué au sujet de Manuella M-N, «elle m’a menacée de me porter plainte et que je continue avec le mari puisque j’ai détruit son couple». Mais dans le bureau climatisé, le responsable administratif constate que l’élève transpire à grosses gouttes et présente des malaises. 

Ni une ni deux, elle a été conduite de toute urgence à l’hôpital. Sur le chemin, elle aurait confié à une de ses amies venue porter secours à l’administration qu’elle a consommé du raticide la veille, avant d’émettre son dernier souffle quelque temps après. Cités dans l’affaire, le professeur Éric et son amante auraient été interpellés et places en garde à vue au commissariat de Mounana pour les besoins de l’enquête, relate l’ “Agence gabonaise de presse” (AGP), dans leur parution du 04 mai 2021.

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