Gabon /Guy NZOUBA-NDAMA: “Le gros de l’opposition est composé des transfuges du PDG”

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Au cours d’un entretien accordé à “L’Union”(N°13551), le leader du parti politique “Les Démocrates” (LD), Guy NZOUBA-NDAMA, est revenu sur les élections sénatoriales des 30 janvier et 6 février 2021. Pour ce dernier, dont la formation politique a obtenu 4 sièges auxdites élections, l’opposition «paie le prix de ses errements de 2018», raison pour laquelle le Parti démocratique gabonais (PDG) en est sorti grand vainqueur.

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Au terme du seul premier tour des élections sénatoriales qui s’est tenu le samedi 30 janvier 2021, le Parti démocratique gabonais (PDG) s’est taillée la part du lion. Sur les 52 circonscriptions aux sièges à pourvoir, 45 ont été remportées par le parti au pouvoir. Une score fleuve alors que 3 recours seulement restent à être examinés par la Cour constitutionnelle à l’occasion du second tour qui a consolidé la victoire écrasante du PDG.

Le résultat de ces échéances électorales n’ont pas ému le ténor de l’opposition dite modérée, Guy NZOUBA-NDAMA. En effet, si d’ores et déjà la couleur de la chambre haute et même basse du Parlement est vraisemblablement connue, ce dernier reconnaît la responsabilité de son camp dans ces résultats. «J’affirme dès lors que la représentation riquiqui de l’opposition au Parlement est la conséquence de nos errements, de l’égoïsme poussé à l’extrême de ses leaders que nous sommes», a-t-il fait savoir à “L’Union”.

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Pour le leader du parti Les Démocrates, le problème du camp de l’opposition est d’ailleurs plus profond. Il a ainsi affirmé que «comme le gros de l’oppostion est composé des transfuges du PDG, alors nous sommes venus avec nos contradictions, nos querelles et nos divisions». Résultat, il existe au sein de l’opposition «une guerre d’ego qui fait, malheureusement pour l’opposition, l’affaire du PDG qui en profite pour se comporter en seigneur», a-t-il encore lancé, un brin depité.

Par ailleurs, Guy NZOUBA-NDAMA a laissé entendre qu’il n’était pas défavorable à l’idée qu’Ali BONGO puisse nommer un sénateur issu de son parti. «Je ne vois pas d’inconvénients s’il venait à penser à notre parti aussi», a lancé l’ancien président de l’Assemblée nationale, qui a reconnu également avoir pris ses distances avec la Coalition pour la nouvelle république (CNR) de Jean PING pour se consacrer de plus en plus à son propre parti.

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