Gabon: Le déni de l’existence de la Covid-19 un frein aux respect des mesures barrières

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Depuis plusieurs jours, le rapport du Comité de pilotage de la riposte contre la Covid-19 au Gabon (Copil Gabon) sur la situation épidémiologique du pays fait état d’une augmentation de cas positifs. En arrière-plan de cette résurgence, les populations qui se relâchent de plus en plus aux gestes barrières, et pour cause, au regard du nombre relativement bas des cas contaminés en Afrique subsaharienne lors de la première vague notamment au Gabon les habitants ont nourri l’idée d’un déni de l’existence du virus sur le territoire national, qui a depuis muté, ailleurs, pour devenir plus mortel. 

L’incrédulité des populations et le relâchement consécutif sont des facteurs explicatifs de la propagation de l’épidémie et de l’augmentation récente des cas dans le pays. En effet, dans les administrations, en famille et même dans les rues, il n’est pas rare de voir des individus se serrer la main, se laisser aller à des embrassades ou à l’absence du port du masque. Comme ont pu également le constater les reporters de “Nour Tv”, beaucoup affichent un déni assumé de la maladie. 

«Personnellement je n’ai jamais vu un cas de Covid dans ce pays. C’est vrai qu’on nous rabâche les oreilles tous les jours avec les mesures barrières, mais parfois on le fait juste par suivisme», a confié un citoyen à nos confrères. Une compatriote a renchérit: «Je pense que c’est pas la vérité. Le corona ne peut pas exister au Gabon car si c’était vrai, l’on aurait eu des cas dans nos familles ou celles de nos proches».

L’éventualité d’un assouplissement des mesures restrictives telle qu’esquissé par Ali BONGO lors de son récent discours de la St-Sylvestre, «j’ai instruit le gouvernement de réfléchir à un nouveau plan d’assouplissement progressif des mesures prises pour lutter contre le virus», s’écarte peu à peu. En effet au cours d’une conférence de presse conjointe donnée le 12 janvier 2021 par le ministre de la Santé, Guy Patrick OBIANG NDONG et son collègue de l’Intérieur, Lambert Noël MATHA, ils ont conforté la thèse selon laquelle le Gabon pourrait être plongé dans un second confinement. 

Avec 123 cas pour les 10 premiers jours du mois de janvier, 347 en décembre, 246 cas en novembre et 190 en octobre 2020, le pire n’est pas derrière nous et la prudence reste de mise. Face à une telle situation n’est-il pas nécessaire pour le gouvernement de changer de stratégie de sensibilisation afin d’amener les populations à intégrer la réalité du Coronavirus.

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