Ali BONGO rejette l’utilisation du vaccin Pfizer faute de moyens de conservation

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C’est lors du conseil présidentiel du lundi 11 janvier 2021, présidé par Ali BONGO lui-même, que la décision a été prise d’écarter l’utilisation éventuelle du vaccin du laboratoire américain Pfizer. La principale raison étant que le Gabon ne dispose pas des moyens de conservation adéquats pour le stocker. D’autres options ont donc été considérées.

Le locataire du Palais Rénovation de Libreville l’avait promis lors de son discours de présentation des vœux à la Nation le 31 décembre 2020. Le Gabon devrait être l’un des premiers pays à recevoir un vaccin sur le continent. D’autant que face à la résurgence de la pandémie par endroits dans le monde, (en Chine,ndlr) et à la mutation du virus, (en Grande-Bretagne et au Japon, ndlr), le chef de l’Exécutif a convoqué un conseil présidentiel.

La stratégie vaccinale a notamment été abordée lors de cette réunion. Et selon “La Libreville”, le conseil a décidé que le Gabon ne recourra pas au vaccin développé par l’américain Pfizer, l’allemand Biontech et le chinois Fosun Pharma. «C’est un arbitrage qui est fait au niveau de notre pays et en aucun cas un jugement sur la qualité de la solution proposée par ce laboratoire (…) Si nous retenons ce vaccin, il risquerait d’y avoir un problème de conservation car celui-ci doit l’être à une température extrême de – 70 degrés (contre – 20 degrés par exemple pour son concurrent Moderna, ndlr). Il ne s’agit clairement pas de l’option la mieux adaptée au cas spécifique de notre pays», a indiqué un participant au dit conseil.

Il semblerait donc que le pays se tourne vers d’autres solutions en matière de vaccins. «Il y a plusieurs possibilités. Mais dans tous les cas, il devra s’agir d’un vaccin homologué par l’OMS», a précisé cette même source à nos confrères. En effet, hormis Pfizer, plusieurs autres laboratoires ont développé un vaccin anti-Covid-19. C’est le cas notamment de Moderna (Etats-Unis) et AstraZeneca (Grande-Bretagne). D’autres devraient suivre prochainement, notamment celui développé avec l’Institut Pasteur, présent de longue date au Gabon.

En attendant de trouver l’option la plus adaptée, le conseil présidentiel a également considéré un possible durcissement des mesures de riposte pouvant aller jusqu’au reconfinement, rapporte encore “La Libreville”.

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