Gabon: La dégradation des bâtiments publics, un phénomène négligé

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Il n’est pas rare de voir dans la capitale ou à l’intérieur du pays, des bâtiments jadis à usage administratif, abandonnés dans un état de dégradation avancé. Parfois, même lorsqu’ils sont occupés, leur apparence extérieure est des plus repoussantes. La cause évidente de ce spectacle répugnant n’est autre que le manque d’entretien du patrimoine national.

Le constat peut être fait du centre-ville de Libreville jusqu’au confins des provinces les plus reculées du pays. Les bâtiments publics souffrent d’un cruel manque d’entretien et de ce fait, présentent un visage loin d’être pittoresque. Pourtant, des fonds publics sont alloués chaque année pour l’entretien de ces édifices.

«En ce qui concerne le ministère des Affaires Étrangères, le personnel avait déjà tiré la sonnette d’alarme sur l’état de dégradation du bâtiment, avec tous les accessoires: climatisation ; ascenseurs ; étanchéité, etc. Curieusement, aucun ministère des 40 dernières années n’a pensé à engager les travaux de réhabilitation. Et pourtant, chaque année, il y avait une inscription budgétaire pour cela. Où en sommes-nous aujourd’hui ? Le bâtiment est définitivement abandonné. Ça fait mal», a confié un agent du ministère à “L’Union”.

L’exemple du bâtiment abritant jadis le ministère des Affaires Étrangères est la preuve de la négligence avec laquelle le patrimoine national est géré par les pouvoirs publics, à qui l’état de vétusté criard des ministères et autres administrations publiques ne semble provoquer aucune émotion. Pourtant, ce n’est pas faute de disposer d’une entité chargée de l’entretien de ce patrimoine. La question de la responsabilité de cet entretien se pose donc aujourd’hui avec d’autant plus de force. Car en réalité, il en va de l’attractivité et du rayonnement de nos villes.

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