“Fake news et diffamation”: Quand Delphine LECOUTRE dépeint un activisme “atone” de la diaspora Gabonaise

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La politologue et coordinatrice d’Amnesty International pour l’Afrique Centrale, Delphine LECOUTRE était « L’invité(e) Afrique » ce mardi 13 octobre 2020 sur “RFI”. Au cours de son interview, cette proche de l’opposition gabonaise a vertement critiqué l’activisme de la diaspora, qu’elle a jugée inefficace et inopérant.

De notoriété publique, Delphine LECOUTRE s’est toujours montrée très critique à l’égard du pouvoir en place, parlant volontiers de « régime » ou d’« agissements », comme pour en marquer l’illégitimité, rappellent nos confrères de “La Libreville”. Mais ce matin sur “RFI”, elle s’en est prise aux militants activistes de la diaspora gabonaise.

La responsable d’Amnesty International a abondé dans le sens de la journaliste Carine FRANCK, qui a qualifié d’« atone » l’opposition au Gabon, en battant particulièrement en brèche les actions des activistes de la diaspora gabonaise en France, la plus en vue de toutes.

Selons la politologue, ils (les activistes, ndlr), « appellent régulièrement à l’insurrection populaire au Gabon. Ils adoptent des propos diffamatoires en s’en prenant directement aux gens du régime n’hésitant pas à évoquer leurs vies personnelles. Ils n’hésitent pas non plus à multiplier la diffusion de fake news, ce qui porte d’ailleurs atteinte à leur crédibilité. Ils vont même jusqu’à dire qu’Ali Bongo est mort. Et à chaque fois qu’ils le voient à la télévision, ils disent que ça n’est pas lui mais son sosie! »

Des propos à rebours du positionnement habituel de la défenseure des Droits de l’Homme, connue pour ses affinités avec les milieux de l’opposition gabonaise. Pourtant, comme le révèle encore “La Libreville”, ce n’est pas la première fois que Delphine LECOUTRE s’attaque à des membres éminents de la diaspora gabonaise. Par le passé, elle aurait déjà confronté la célèbre activiste Laurence NDONG selon nos confrères.

Interrogée finalement par son interlocutrice de “RFI” sur l’efficacité de l’activisme de la diaspora. La réponse de la politologue est mitigée. « On se trouve dans une véritable bulle médiatique », a-t-elle concédé, ajoutant que « La diaspora (…) a envahi l’espace des réseaux sociaux et des médias ». Mais tout cela au détriment d’une connexion réelle avec les aspirations et réalités sur le terrain du pays. Au final, « Eux, ils sont bien chaudement à l’abri derrière leurs ordinaires. Ils ne prennent absolument aucun risque », conclut Delphine LECOUTRE.

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