Gabon: l’entreprise RDV Tour lance le “City Tour” de la capitale

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Le 25 juillet 2020, l’entreprise de courtage des activités connexes au séjour et à l’accompagnement touristique, Rendez-vous (RDV) Tour, a lancé l’initiative “City Tour” de la capitale gabonaise. Un circuit de relaxation, de découverte et d’apprentissage de l’histoire de la ville, que l’entreprise propose à sa clientèle, le temps d’une visite guidée.

Testé en présence des journalistes de différents organes de la presse locale, du Manager Général de l’entreprise, Arnaud IKANGO et des membres de son personnel, la caravane RDV Tour a pour sa première, dévoilé les trésors enfouis de la capitale gabonaise, nourris d’anecdotes historiques, le tout dans une ambiance musicale traditionnelle. Le voyage, qui incite à découvrir l’agglomération dans un contexte différent, permet d’en savoir davantage, sur ce quartier d’antan, devenu la capitale gabonaise. 

Au départ du rond-point de la Démocratie, dans le 1er arrondissement, le périple effectué nous ramène en 1500 ans après J-C, où les clans Arangowediwa (Diwa) et Arewekaza avaient pris leurs quartiers. Ces derniers, dont les descendants, en 1836, au village de Bangwe (actuelle ambassade de France), avaient été à l’origine d’une livraison française qui avait mal tourné, favorisant ainsi l’installation des français au Gabon. Lesquels, avaient exercé une forte pression, grâce à l’action du commandant BOUËT-WILLAUMEZ sur le peuple Mpongwè, qui a en signe de capitulation céder la souveraineté de leurs terres à la France par des traités n’ayant aucune valeur juridique. Ainsi, «En 1839 est signé le premier traité permettant à la France d’occuper une portion de terre au Gabon», apprend Armand MABOUMBA, guide du “City Tour”.

Au fil de leur installation, dans ce qui était autrefois le Pays Mpongwè, des infrastructures vont être mises en place. En 1845, à l’initiative du Père Jean Rémy BESSIEUX, arrivé un an plus tôt en 1844, la première école française de l’Afrique équatoriale française (AEF) va voir le jour au quartier Louis, dans le 1er arrondissement de Libreville, sur les terres du Roi ANGUILÈ RE-DÖWE, dit le Roi Louis. Alors que le Roi avait indiqué au Père BESSIEUX, qu’il valait mieux instaurer une école de missionnaires sur le pays,  plutôt que de déporter les jeunes vers les contrées lointaines de la métropole française. 

Secoué par 300 ans d’esclavage, et de multiples interactions entre français, anglais, hollandais, allemands, portugais, espagnols et américains avec les peuples Diwa, Aguekaza, kota, Akele, Mitsogo et Benga, en 1846, dans le processus d’abolition de l’esclavage, l’Elysia (bateau d’esclaves d’Afrique centrale, venus du Brésil) arrive sur les côtes du Komo. L’équipage pendue par l’administration coloniale française, site de l’actuel palais présidentiel, les esclaves sont emmenés à Gorée et Saint-Louis au Sénégal. Mais trois ans plus tard, en 1849, l’administration coloniale a décidé de créer un village devant symboliser la liberté retrouvée par ses affranchis. Ce village, situé entre la mosquée Hassan II et le palais présidentiel, a été appelé “Libreville”, «le village de la liberté des affranchis qui rentrent de Gorée». 

Enfin, la richesse des 3 heures du trajet est telle que nous ne pourrons  retranscrire en quelques lignes l’ensemble de ces faits historiques qui proviennent des travaux du Mgr RAPONDA WALKER, premier prêtre gabonais. En effet souligne le guide, «les histoires de plusieurs quartiers de la capitale gabonaise sont  issues des recherches de ce grand homme». Rappelons par ailleurs que l’initiative de RDV Tour veut offrir une autre dimension au secteur touristique gabonais, fortement impacté par la crise sanitaire de la Covid-19. 

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