mardi, novembre 12

Gabon: ce no man’s land médical 

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C’est un état de faits observable depuis des années. La majorité des structures de santé au Gabon sont concentrées à Libreville et Owendo dans l’Estuaire, et dans les chefs-lieux de province pour l’intérieur du pays. Pour cause, les personnels médicaux rechignent à exercer dans les zones rurales du fait des mauvaises conditions de vie et de travail sur le terrain.

Les zones reculées du pays sont en proie à un désert médical sans cesse croissant, causé par le refus du personnel médical qualifié à s’installer sur place. À en croire nos confrères de “l’Union”, citant l’étude d’un universitaire gabonais, la problématique de l’installation et du maintien des personnels médicaux qualifiés en milieu rural tiendrait du fait des conditions de travail et de vie médiocres, qui démotiveraient ces derniers.

«Une dégradation des infrastructures sanitaires qui manquent d’entretien et l’absence de matériel technique d’exploitation qui, lorsqu’il existe, est en déphasage total avec l’évolution technologique, rendent difficile le travail des agents» a indiqué l’enseignant-chercheur à l’origine de l’étude, au quotidien “l’Union”. À cela s’ajoute l’absence de logement décent, pourvu en eau et électricité, dans ces zones enclavées. Toutes choses qui sont de nature à rendre difficile, le travail des agents de santé affectés dans les villages, et qui pousseraient certains à refuser de s’y installer.

Les villes et villages de l’intérieur du pays sont ainsi délaissées, avec pour conséquence une impossibilité pour les usagers d’avoir accès à des services sanitaires adéquats. Ce constat remet sur la table l’éternel problématique de l’égal accès aux soins de santé, qui fait que les populations de l’arrière-pays sont laissées pour compte en matière de services de santé.

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