Société/Environnement
La liquidation d’Africa N°1, une “honte” selon Claudy SIAR
«ÉCHEC À L’AFRICAINE !», c’est l’intitulé du coup de gueule de Claudy SIAR, célèbre animateur et producteur sur “Radio France Internationale” (RFI), pour qui La chute d’Africa N°1, «LA RADIO AFRICAINE , est-ce une honte pour toutes celles et ceux qui ont contribué à la tragédie de l’une des plus belles aventures de l’esprit panafricaniste post-indépendance !». Et de poursuivre, «Avant que RFI ne m’appelle, je rêvais d’intégrer cette radio emblématique pour moi. C’était en 1995. À cette période, j’étais tous les dimanches matin sur France3 et M6. À AfricaN°1, le patron de l’époque à Paris, ( Nicolas BARRET), me dit que certains, au sein de l’équipe parisienne, ont peur que ma venue leur fasse de l’ombre. 15 jours plus tard, RFI me propose de remplacer Gilles OBRINGER». Pour Claudy SIAR, «Africa N°1 a subi le même sort que la compagnie aérienne AIR AFRIQUE, liquidée le 25 avril 2002 au tribunal d’Abidjan après 41 ans d’existence !! Certains membres de la compagnie, restés sans salaire, se sont suicidés…À AfricaN°1 aussi le désespoir a tué !!« . L’animateur et producteur d’origine Guadeloupéenne, ponctue par un « HOMMAGE À TOUTES LES VICTIMES !
Que leur âme repose en paix».
Le coup de gueule de Claudy SIAR a tout son sens, au regard notamment de la manière avec laquelle la radio panafricaine a sombré. Créée en 1981 par l’État gabonais, avec la participation d’un holding français, Sofirad, et d’investisseurs privés, Africa n°1 est entrée en 2006, dans une phase de restructuration marquée par l’arrivée de la Libyan Jamahiriya Broadcasting Corporation (LJBC), désormais actionnaire principal à hauteur de 52 %, alors que le Gabon détient 35 % des parts, le reste revenant à des privés. En situation difficile depuis lors, la situation d’Africa n° 1 s’est davantage aggravée dès avril 2011 avec l’arrêt, cette année-là de la diffusion des programmes sur le continent.
En cause, l’actionnaire majoritaire LJBC, qui ne peut plus honorer ses engagements en raison de la crise libyenne. Le signal fut une nouvelle fois suspendu par l’opérateur satellite Eutelsat, auquel la radio internationale gabonaise devait alors environ 200 millions de F CFA (environ 300 000 euros) de factures et de pénalités. La station continuaut cependant à être diffusée en Île-de-France. Le 4 mai 2011, au terme d’une réunion express du conseil d’administration de l’entreprise à Libreville, il fut notifié au personnel que LJBC, organisme dépendant du gouvernement libyen, n’etait plus en mesure d’honorer ses engagements. En raison de la guerre en Libye qui rendait toute transaction financière avec l’extérieur impossible.
L’État gabonais promit alors de payer son dû à Eutelsat, afin d’une reprise dans de très courts délais. Pour être tout à fait complet sur le sujet, il faut notamment rappeler qu’Africa n°1, la radio la plus suivie du continent africain plusieurs décennies durant, a été créée grâce à la combinaison de deux radios. La première, créée à Libreville en 1981 grâce à des capitaux gabonais et français, diffusait essentiellement des programmes ciblant le public africain.
La seconde entité de la marque, Africa n°1 Paris, a, elle, été lancée dans la capitale française en 1992 sur la base de capitaux français. Elle était éditée par Africa Media, appartenant à Dominique Guihot. Africa n°1 Gabon détenait 20% d’Africa n° 1 Paris. L’antenne parisienne avait la particularité de diffuser 60% de contenu fourni par son partenaire gabonais et 40 % de contenu purement français. Fort de cette collaboration, la radio panafricaine affichait des taux d’audience hors du commun.
Au début des années 2010, conséquences des départs de nombreux actionnaires, l’image de la radio périclite. Les audiences chutent. L’antenne parisienne continue de croître, tandis celle de Libreville sombre de plus belle. À cause des nombreuses dettes et d’une dégradation de la situation des travailleurs, Africa n°1 Gabon va perdre sa fréquence. En avril 2019, Africa n°1 devient Africa Radio avec implantation en Côte d’Ivoire et au Congo-Brazzaville.
Le 19 juillet 2020, les autorités disaient vouloir construire une nouvelle radio sur les cendres d’Africa n°1. L’information fut rendue publique par le ministre de la communication Edgard Anicet MBOUMBOU MIYAKOU. «L’objectif sera de voir comment liquider cette radio de façon définitive et derrière, créera un nouvel outil à partir des cendres d’Africa n°1». Jusqu’à présent, le projet annoncé tarde à se concrétiser.
MEZ
Société/Environnement
Transgabonais: 9e mission de suivi environnemental et social (E&S)
[D]u 23 au 27 février, la Société d’Exploitation du Transgabonais (SETRAG) a accueilli la neuvième mission de suivi environnemental et social (E&S) conduite par le cabinet SLR (anciennement IBIS), accompagnés de représentants des bailleurs de fonds. Cette mission, menée par Zakariya El Fatih et Lauriane Gay, en présence de Vanessa Tassas (Proparco) ainsi que Muriel Bouzinac-Martin et Louis Nforbelie Ngwa de la Société Financière Internationale (SFI), avait pour objectif d’évaluer sur le terrain l’avancement des actions mises en œuvre dans le cadre du programme de modernisation du Transgabonais.

La délégation d’auditeurs a bénéficié de l’accompagnement d’une équipe de la SETRAG durant la mission. Au-delà de la simple observation, cette visite visait également à vérifier la fiabilité et la conformité des informations communiquées par la SETRAG concernant les impacts environnementaux et sociaux des travaux engagés.
Les auditeurs ont donné le coup d’envoi de leur mission le 23 février 2026 à la Direction Générale de la SETRAG, sis à Owendo.

Cette rencontre a permis de présenter l’état d’avancement des projets en cours, les dispositifs de gestion environnementale et sociale déployés ainsi que les actions menées auprès des communautés riveraines. À l’issue de cette première étape, la délégation s’est rendue en province, principalement à Booué, Moanda, Lastourville, Franceville, afin de confronter les informations présentées aux réalités observées sur le terrain.
Plusieurs sites stratégiques ont ainsi été visités par les auditeurs. Parmi eux, le chantier SMD80, inscrit dans le programme de remise à niveau du Transgabonais, a fait l’objet d’une attention particulière. L’évolution des travaux ainsi que les mesures mises en place pour limiter les impacts sur l’environnement et les populations locales était prioritaire.
À cette occasion, les équipes techniques, les responsables des chantiers ainsi que la Directrice du Développement Durable Marion JANCERT et du Chef de Division en charge des réinstallations et restaurations des moyens de subsistance de Lastourville Bissielou Mapangou Charles ont accompagné la délégation afin d’apporter des précisions sur les différentes étapes de l’audit.
Dans le cadre du suivi social, la délégation s’est également rendue au futur marché de Lastourville, mis en place pour accompagner les populations affectées par le projet de sécurisation murs et passerelle. Cette infrastructure vise à soutenir la relance des activités commerciales et à offrir aux commerçants locaux un cadre plus adapté et sécurisé pour poursuivre leurs activités économiques.
Les auditeurs ont par ailleurs rencontré les communautés vivant aux abords de la voie ferrée à Lastourville et à Moanda. Ces échanges ont permis d’aborder plusieurs sujets essentiels : les conditions de vie actuelles des riverains, les impacts des travaux réalisés par la SETRAG et les mesures d’accompagnement mises en place. Les discussions ont notamment porté sur les processus d’indemnisation engagés pour les personnes dont les habitations ou installations ont été affectées par les travaux, ainsi que sur la manière dont les populations s’adaptent aujourd’hui à leur nouvel environnement.
La visite a également inclus l’examen des conditions d’hébergement des travailleurs à Moanda, ainsi qu’une attention particulière portée aux enjeux de sécurisation du tronçon PK2–PK17.
En multipliant les visites de terrain et les rencontres avec les différentes parties prenantes, cette neuvième mission de suivi environnemental et social a permis aux bailleurs et au cabinet d’audit de mesurer concrètement les progrès réalisés dans la mise en œuvre des engagements pris par la SETRAG. Elle constitue une étape essentielle pour garantir la transparence, la conformité des actions entreprises et la poursuite du programme de modernisation du Transgabonais dans le respect des normes environnementales et sociales.
La mission s’est achevée le 27 février, après plusieurs jours d’observation et d’échanges, marquant une nouvelle étape dans le suivi des engagements pris par la SETRAG auprès de ses partenaires financiers et des communautés riveraines du chemin de fer.
Société/Environnement
Gabon /8 Mars: les femmes du rail édifiés sur le nouveau code de la famille
Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme commémorée chaque 8 mars, l’Association des femmes du chemin de fer du Gabon (AFCG) a organisé, le 13 mars 2026, une rencontre d’échanges au sein de la Setrag.

Une communication a été animée par la magistrate Linda Bongo Ondimba, qui a éclairé les participantes sur les questions juridiques liées aux droits des femmes au sein de la famille et dans la société. La présidente de l’Association des femmes du chemin de fer du Gabon, Reine Leatitia Vounda, épouse Sako, a souligné l’impact de cette intervention sur les participantes, qui ont été « beaucoup édifiées ».
Au-delà de la dimension festive, l’association a souhaité donner à cette journée une portée éducative et citoyenne, en abordant des thématiques telles que les violences faites aux femmes, notamment en milieu scolaire. Le thème annuel retenu par l’association est d’ailleurs : « Les femmes se lèvent pour lutter contre les violences diverses ».
La rencontre a également été l’occasion de renforcer les capacités des femmes et de les encourager à investir davantage dans leur développement personnel. La présidente de l’association a souligné que la célébration du 8 mars ne doit pas se limiter aux festivités, mais doit surtout être l’occasion de promouvoir les droits des femmes et de les soutenir dans leur épanouissement professionnel et personnel .
Société/Environnement
Gabon /Ramadan 2026: Moov Africa Gabon Télécom, une fois de plus solidaire de la communauté musulmane
Désormais connue pour sa générosité envers les différentes couches de la société et confessions religieuses, Moov Africa Gabon Telecom (MAGT) a honoré ce 12 mars 2026, et pour la quatrième année consécutive, à ce qui s’inscrit visiblement telle une tradition. Pour cette période de Ramadan 2026, la communauté musulmane du Gabon, réunie au sein du Conseil supérieur des affaires islamiques du Gabon (CSAIG), a bénéficié d’un généreux don, des mains des représentants du leader du secteur des télécommunications à l’échelle nationale.
La Responsable de la division communication institutionnelle et relations publiques de MAGT, Léa SÉKY OLOUNA a procédé à la remise symbolique dudit don composé de divers produits alimentaires. Un gage de solidarité de l’entreprise citoyenne, qui démontre son engagement continu à l’endroit des communautés locales et son soutien aux valeurs de partage et de fraternité caractéristiques de ce mois béni.
«Nous sommes venus faire acte de générosité, car vous savez que Moov Africa Gabon Télécom est un opérateur engagé et qui n’a cessé chaque année de se manifester auprès des différentes communautés qui traversent la période de carême », a déclaré la représentante de l’entreprise bienfaitrice au micro de nos confrères de “Gabon Actu”.
De l’autre côté, les bénéficiaires ont témoigné de leur gratitude. «C’est un plaisir de recevoir ce don venant de la part de Moov Africa Gabon Télécom, qui n’est pas la première d’ailleurs. Il faut quand même souligner que chaque année, Moov Africa Gabon a l’habitude de nous accompagner pendant ce mois béni de Ramadan », a expliqué Abdou Salam MOUSSAVOU, secrétaire exécutif du CSAIG, qui a toutefois rassuré quant à la répartition équitable des denrées reçues.
Les autres confessions religieuses, en l’occurrence la communauté Chrétienne devrait également bénéficier du même élan de générosité de la maison de téléphonie mobile. « La générosité, elle est globale, nous prônons l’unité et dans les tout prochains jours, nous ferons exactement le même geste au niveau d’une église catholique », a ajouté dame Léa SÉKY. Ceci, contribuant à la cohésion sociale et au développement des communautés, comme cela est inscrit dans la politique de responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE).








