Economie
Gabon: en 2022, le centre commercial Prix import ouvrira ses portes
Parti de rien pour devenir un mastodonte de l’alimentation au Gabon, l’histoire de “Prix import” ne saurait se défaire de celle de l’homme derrière la scène, son Président directeur général (PDG), Bernard AZZI, qui a su tirer leçon de ses échecs, pour construire ce qui pourrait bientôt devenir une dynastie. Victime de son succès au Gabon où l’enseigne dispose déjà de 9 magasins, la structure envisage une extension à grande échelle, avec la construction d’un centre commercial qui abritera une enseigne de la grande surface alimentaire d’une superficie de 2 200 m². La réalisation en février 2022, de cet investissement d’un peu plus de 8 milliards de Fcfa sera pour l’entreprise, qui célébrera cette même année ses 30 ans, la marque de sa progression constante, qui lui assure d’un succès sans faille sur le territoire.
Devenu franchisé de Carrefour avec 8 magasins placés sous l’identité “Carrefour Market”, au terme de 2 ans de collaboration avec le groupe de distribution français, Prix import s’assure d’un accompagnement sur mesure. Notamment pour ce qui est de modèles, savoir-faire, du respect des règles d’hygiène et de la valorisation des têtes de gondoles entre autres. Pour Bernard AZZI, la réussite de ce projet d’envergure tient à quelques règles, qui stipulent de «ne rien laisser au hasard, se montrer très vigilants voire intransigeants, être préventifs», a-t-il confié au magazine “Les Échos de l’éco” (N 009) paru en novembre 2021, lors d’une interview. D’autant que le supermarché qui ouvrira ses portes en février 2022 va accueillir deux fois plus de références que ce qui se fait actuellement dans les magasins Prix import.

«Aujourd’hui nous disposons de 18 000 références, et nous prévoyons avec Carrefour, de travailler sur plus de 30 000 références» explique le leader de l’entreprise, par ailleurs, «il s’agit d’un supermarché qui offrira des produits alimentaires, des cosmétiques, de l’électroménager, une pâtisserie intégrée, une gamme très importante de vins, champagnes et spiritueux». Carrefour accompagne le projet «notamment sur le textile où nous n’avons pas une grande expérience». En revanche, poursuit-il, «nous sommes très à l’aise sur tout ce qui est alimentaire et dans les boissons quelles qu’elles soient».
Pour accompagner l’ouverture du supermarché Carrefour, le centre commercial qui fera une place aux Investissements directs étrangers (IDE), va disposer d’une galerie marchande d’une douzaine de magasins ouverts uniquement aux entités internationales, dont certaines ont d’ores et déjà réservé des espaces. Parmi celles-là, Bernard AZZI en a cité quelques-unes dont «Gemo, Etam, Mango, Paul, un glacier, un parfumeur et KFC». Une brochette de structures bien choisie pour apporter du dynamisme au centre commercial qui devra être finalisé pour la rentrée académique prochaine.
L’homme, en recherche constante d’expansion, ne tarit pas de projets pour faire perdurer son investissement. En effet, après son arrivée au Gabon, le 14 avril 1975, où il travaillait pour la société hollandaise “Hollando” à Port-Gentil, c’est à l’âge de 26 ans que Bernard AZZI a créé sa première entreprise, une boutique de produits surgelés “Gel shop” qu’il a implanté à Nombakele, à Libreville et qu’il fermera 2 ans plus tard en 1979. C’est avec Commerce et importation gabonaise (Comiga), qu’il revient dans l’arène où il va connaître cette fois une meilleure croissance, qui va le mener à de nombreuses acquisitions dont l’ancien magasin de Bernabé Gabon, en 1989, situé au centre-ville, devenu «le Prix import du centre ville», qui employait une trentaine de personnes.
Telles sont les fondations de l’entreprise qui n’a cessé de s’agrandir suivant l’ambition de son manager qui l’a dotée d’une forte empreinte familiale. Car avoue-t-il sans pudeur, «nous sommes une famille très soudée sans laquelle je n’en serais pas là. Ce lien familial est un atout, l’union est notre force». Et cette union a fait toutes ses preuves peut-on dire d’autant que «à ce jour, nous gérons 10 surfaces de vente et travaillons avec plus de 1000 collaborateurs directs et indirects».
Economie
OLIGUI NGUEMA échange avec le PDG de la CORIS Banque, déterminée à simplanter au Gabon
[L]e Président de la République, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, a accordé une audience, ce 19 Février 2026, à Idrissa NASSA, Président Directeur Général de CORIS Banque, accompagné des membres de sa délégation et du ministre gabonais de l’Économie et des Finances, Thierry MINKO. En introduction, tout en leur souhaitant la bienvenue, le Chef de l’État s’est réjoui de l’attrait manifesté par CORIS Banque pour le Gabon. Il a salué la volonté affirmée du groupe bancaire de s’implanter dans notre pays et d’accompagner le Gabon dans le financement des projets structurants prioritaires à travers l’ensemble du territoire national.

Créée au Burkina Faso, CORIS Banque s’est progressivement imposée comme un groupe bancaire de référence en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Portée par une vision panafricaine et une expertise reconnue dans le financement des entreprises, des PME/PMI et des particuliers, elle est aujourd’hui présente dans plusieurs pays du continent, notamment au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Togo, au Bénin, au Sénégal, au Niger et en Guinée-Bissau, contribuant activement au financement des économies nationales et à l’inclusion financière. Justement, au début de la semaine en cours, la banque a procédé au lancement officiel, à Conakry, de sa monnaie électronique appelée « Coris Money » . Ceci dans le but de faciliter les transactions financières pour la population guinéenne en général et pour sa clientèle en particulier.
L’installation prochaine de CORIS Banque au Gabon constitue une preuve tangible de l’attractivité du marché gabonais et de la confiance renouvelée des investisseurs internationaux dans les perspectives économiques de notre pays. Cette implantation vient enrichir le paysage bancaire national, renforcer la concurrence et diversifier l’offre de services financiers au bénéfice des opérateurs économiques et des populations. Au cours des échanges, Monsieur Idrissa NASSA a réaffirmé l’engagement de son groupe à s’inscrire durablement dans le tissu économique gabonais, en accompagnant les politiques publiques de développement et en soutenant les initiatives privées créatrices de valeur. Il a notamment souligné la volonté de CORIS Banque de contribuer au financement des secteurs prioritaires identifiés par le Gouvernement, en cohérence avec les ambitions de transformation et de diversification de l’économie nationale.
L’implantation de CORIS Banque au Gabon devrait également générer des emplois directs et indirects, participer au renforcement des compétences locales et contribuer à la dynamisation du secteur financier national, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de financement de l’économie locale. Cette audience traduit la volonté des plus hautes autorités de la République de promouvoir un environnement des affaires attractif, stable et propice aux investissements structurants, au service du développement économique et social du Gabon.
Technologie
Libreville: le lycée Léon Mba doté d’une « salle interconnectée » pour une école plus inclusive et moderne
Le Lycée National Léon MBA (LNLM) a abrité le mercredi 3 décembre 2025 le lancement officiel du projet pilote de «salle interconnectée», une initiative ambitieuse visant à moderniser l’enseignement secondaire au Gabon. Fruit d’un partenariat stratégique entre Moov Africa Gabon Télécom, le géant technologique Huawei et les autorités gabonaises en charge de la digitalisation, ce projet entend révolutionner l’accès à l’éducation dans le pays.

La salle de classe connectée, baptisée IdeaHub, est équipée de technologies de pointe : un écran interactif permettant des interactions dynamiques, des outils audio-visuels performants et un accès à Internet haut débit. Mais l’innovation majeure réside dans sa capacité à interconnecter les établissements scolaires à travers le Gabon. Les lycées situés en province pourront ainsi assister en direct aux cours dispensés à Libreville, contribuant à réduire les inégalités d’accès à une éducation de qualité.
« Ce projet marque un tournant vers une école moderne, connectée et inclusive », ont souligné les autorités, insistant sur la nécessité de pallier le manque de ressources pédagogiques dans certaines régions. Grâce à cette initiative, les élèves des zones les plus reculées bénéficieront des mêmes contenus interactifs et en temps réel que ceux de la capitale, indépendamment de leur localisation géographique.

Cette expérimentation pilote est perçue comme une étape clé dans la transformation digitale du système éducatif gabonais, avec l’espoir de stimuler l’engagement des élèves et d’améliorer les résultats scolaires. Les partenaires du projet visent à étendre progressivement ce modèle à d’autres établissements, pour un enseignement plus équitable et adapté aux défis du 21e siècle.
Economie
SIGFIP, le pari digital de la DGB pour des finances publiques optimisées
La Direction Générale du Budget (DGB) a organisé une séance de présentation du Système Intégré de Gestion des Finances Publiques (SIGFIP) ce mardi 2 décembre, à l’intention des Inspecteurs de services, des Directeurs Centraux des Affaires Financières (DCAF) et des équipes métiers. Sous la présidence de Wilfried NZAMBA MANGALA, Directeur Général, l’objectif était de dévoiler les fonctionnalités du module BUDGET de la DGB, qui seront intégrées dans SIGFIP.

L’ambition de SIGFIP ? Digitaliser l’ensemble des processus, de la chaîne des recettes à la dépense publique, pour moderniser les méthodes de travail et atteindre l’orthodoxie budgétaire, un objectif prioritaire selon le Directeur Général : « L’importance du SIGFIP, c’est de restructurer nos processus pour une gestion plus efficace des finances publiques ».

Une initiative qui s’inscrit dans la vision de la Présidence de la République Gabonaise et du Ministère de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargée de la Lutte contre la Vie Chère, pour une gestion transparente et optimisée des finances publiques.








