Gabon /suspension des activités de l’EDGE: Directoire, encadrants et étudiants au coeur d’un imbroglio

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Ce 9 avril 2021, la Directrice de l’Ecole doctorale des grandes écoles (EDGE), le professeur Véronique Solange OKOME BEKA a tenu un point de presse, pour dénoncer les conditions de travail qui lui sont imposées depuis sa prise de fonction le 25 septembre 2020, 8 mois après sa nomination par l’arrêté N°00003/MERSTT, le 14 février 2020. Lesquelles ont pris un nouveau tournant avec la suspension des activités administratives et académiques, mentionnées dans une note signée du Secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, Pr Frédéric MAMBENGA YLAGOU, le 07 avril dernier, au grand mépris des étudiants et encadrants qui avaient d’ores et déjà débuté leurs cours. D’autant que l’Ecole doctorale semble avoir été privée de budget et de son siège social officiellement installé au sein de l’École normale supérieure de l’enseignement technique (Enset) comme le stipule l’arrêté N°0182/MERS du 2 février 2016, portant création de l’EDGE.  

Il faut croire que depuis sa prise de fonction à la direction de l’établissement, Véronique Solange OKOME BEKA n’a ménagé aucun effort pour faire de l’EDGE un établissement de référence au Gabon et dans la sous-région. Seulement, confrontée à de nombreux obstacles qui entament sa motivation, freinent son engagement et sapent son autorité, sous le regard de ses étudiants mais à l’insu des autorités compétentes, loin de se résigner, elle dénonce avec la plus grande force la perfidie et la cupidité de ses détracteurs. D’autant que le dernier en date, semble être la goutte d’eau qui aurait fait déborder le vase, la poussant ainsi à «rompre le silence ce jour et à interpeller les plus hautes autorités du pays», a-t-elle reconnu. 

En effet, «par note N°000192/MERSTTENCFC du 07 avril 2021, Monsieur le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, Pr Frédéric MAMBENGA YLAGOU a ordonné la suspension des activités de l’EDGE. Celle-ci faisant suite à la note N°000188/MERSTTENCFC/ENSET-ENS-ENEF du 5 mars 2021 des directeurs généraux de l’ENS, l’ENSET et l’ENEF qui déclarent avoir gelé toutes les activités au sein de l’École doctorale, et destitué de fait son Directoire. Parce que cette structure publique aurait été créée par leur diligence», s’est indignée la directrice de l’EDGE. Rappelant que l’École, «qui bénéficie des financements de l’État, est un établissement public créé par l’arrêté N°0182/MERS du 02 février 2016 du ministre de l’Enseignement supérieur de l’époque». 

Un acte d’insubordination de trop qui «outrage l’autorité de Madame la première ministre qui a pourtant mis un terme aux troubles occasionnés par ces responsables». D’autant que le 4 février 2021, le ministre de tutelle avait instruit la direction de l’EDGE à poursuivre les inscriptions pour le compte de l’année académique 2020-2021. Quant aux directeurs généraux, «mission avait été donnée d’organiser la passation des charges, et de faire le bilan financier, administratif et académique de leur gestion depuis 2016» autant d’instructions, qui jusque-là n’ont pas été appliquées, explique Véronique Solange OKOME BEKA.

Créée en 2016, l’école doctorale des grandes écoles, dont la directrice a officiellement pris ses fonctions suite aux instructions de Rose Christiane OSSOUKA RAPONDA, en septembre 2020, est au cœur de la tourmente. Malgré sa détermination à lui donner des lettres de noblesse, sans l’aide des plus hautes autorités de l’État, Véronique Solange OKOME BEKA ne saurait se défaire de tous les pièges qui semblent se dresser devant elle. C’est pour cette raison qu’elle adresse un appel à l’intervention du chef de l’État, Ali BONGO ONDIMBA, qui promeut l’égalité professionnelle entre hommes et femmes, et le droit d’accès de la femme aux plus hautes fonctions dirigeantes. 

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