Economie
Gabon: Prosper EKOMESSE présente la situation financière de l’ARTF en toute transparence aux partenaires sociaux
Au bénéfice d’une réunion de travail tenue ce 28 janvier 2021, le secrétaire exécutif de l’Autorité de régulation des transports ferroviaires, Prosper EKOMESSE NGUEMA a présenté aux partenaires sociaux, le bilan de son exercice, depuis son arrivée au sein de la structure. Les délégués du personnel, les représentants du Syndicat national des agents de l’Autorité de régulation ferroviaire (SNAARF) et du Syndicat des travailleurs de l’Autorité des transports ferroviaires (ST-ARTF) ont été témoin de la transparence initiée par le Secrétaire exécutif qui a dit son souhait de maintenir un dialogue franc avec les partenaires sociaux, qu’il invite d’ailleurs à apporter leur contribution à la mise en place du plan d’action pour l’exercice en cours.

En effet, c’est sans langue de bois que Prosper EKOMESSE NGUEMA a présenté la situation financière de l’entreprise, alors que celle-ci fait fasse à quelques embûches. Présentant les ressources, que sont les subventions de fonctionnement (408 millions), la redevance fixe de la Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag) de 313 millions, ainsi que le fonds de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) du fret de marchandises (960 millions) auquel la structure n’a pas bénéficié au cours de l’année écoulée. Cette dernière figurant au nombre des éléments qui expliquent les difficultés financières de l’ARTF, notamment celles liées aux paiements des charges sociales des agents auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale.

Surtout que, précise t-il à la connaissance de ses collaborateurs, «même dans les fonds qui nous sont alloués concernant la redevance, jusqu’à mon arrivée, la Setrag donnait des avances sur la redevance. Depuis un moment nous avons demandé cette avance la Setrag a totalement refusé». Même son de cloche pour le fonds TVA qui représente 960 millions du budget de l’entreprise qui, «avant moi disposait de ces fonds et avec moi n’a plus ces fonds». Autant d’imprévus et de tracasseries financières qui ont amené Prosper EKOMESSE NGUEMA a repensé une stratégie pour l’exercice 2021 qui permettrait à l’ARTF de disposer de davantage de ressources propres.

En effet, rappelle-t-il «à chaque situation, un plan». Avant d’ajouter, «le plan 2021 que nous sommes en train de mettre en place, se situe sur la mise en place de deux redevances, pour essayer de créer des fonds propres personnels (…) basées sur la redevance de circulation des trains» dont il prévoit une augmentation du tarif de 500 000 Fcfa, ramenant ainsi les gains de l’ARTF à 1,6 milliards. De quoi «régler définitivement nos problèmes», a-t-il indiqué, avant d’inviter les syndicats et délégués du personnel à participer à l’élaboration des pistes de solutions, le tout dans un cadre de dialogue franc et une transparence la plus totale.
Pour NGUEMA OBIANG, délégué du personnel, «il était nécessaire que le secrétariat exécutif apporté des éclaircissements autant en ce qui concerne les ressources de l’ARTF, la situation actuelle mais également la situation relative à la gouvernance de la maison. Les partenaires sociaux avaient besoin de savoir et nous avons aujourd’hui tous les éléments et avons surtout des espoirs par rapport à l’avenir ainsi qu’aux ressources propres de la maison», a-t-il exprimé l’air satisfait de l’exercice de transparence initié par Prosper EKOMESSE NGUEMA.
Economie
SIGFIP, le pari digital de la DGB pour des finances publiques optimisées
La Direction Générale du Budget (DGB) a organisé une séance de présentation du Système Intégré de Gestion des Finances Publiques (SIGFIP) ce mardi 2 décembre, à l’intention des Inspecteurs de services, des Directeurs Centraux des Affaires Financières (DCAF) et des équipes métiers. Sous la présidence de Wilfried NZAMBA MANGALA, Directeur Général, l’objectif était de dévoiler les fonctionnalités du module BUDGET de la DGB, qui seront intégrées dans SIGFIP.

L’ambition de SIGFIP ? Digitaliser l’ensemble des processus, de la chaîne des recettes à la dépense publique, pour moderniser les méthodes de travail et atteindre l’orthodoxie budgétaire, un objectif prioritaire selon le Directeur Général : « L’importance du SIGFIP, c’est de restructurer nos processus pour une gestion plus efficace des finances publiques ».

Une initiative qui s’inscrit dans la vision de la Présidence de la République Gabonaise et du Ministère de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargée de la Lutte contre la Vie Chère, pour une gestion transparente et optimisée des finances publiques.
Economie
Gabon: La DGB se déploie sur le terrain, pour proner une administration éco-responsable
Voilà maintenant deux semaines, que la Direction générale du Budget (DGB) a déployé sur le terrain ses équipes, dans le cadre de sa campagne contre le gaspillage des ressources intitulée “l’administration publique, pionnière de l’eco-responsabilité”. À la rencontre des personnels de ladite administration, installés dans la capitale, les agents sensibilisateurs informent des gestes du quotidien, qui rappellent que «Gaspiller l’énergie, c’est gaspiller nos ressources», en plus que «chaque watt / goutte (d’eau) coûte à l’État».


En effet, les équipes de la Direction générale du Budget sillonnent les administrations publiques. Allant à la rencontre des agents, qui accueillent avec un véritable enthousiasme l’essence de ce message. Non sans marquer leur adhésion à la campagne initiée par le ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, Chargé de la Lutte Contre la Vie Chère.

Engagée dans un contexte de réduction de dépenses publiques, cette action révèle la nécessité de promouvoir les comportements responsables et durables au sein des ministères, dont les consommations d’eau et d’électricité représentent une part importante des
charges récurrentes de l’État, estimée à plusieurs milliards de FCFA par an. Les premiers retours constatés au fil des échanges laissent entrevoir l’espoir d’une adoption rapide des bons gestes. Les rencontres qui se poursuivent seront davantage révélatrices de l’adhésion des agents de l’État, à contribuer de manière plus active à l’assainissement du budget de l’État.
Economie
Transport ferroviaire: SETRAG se dote d’une deuxième machine SMD80, un atout majeur pour l’État et les voyageurs
L’acquisition par SETRAG d’une deuxième machine SMD80, pour un investissement de 5 millions d’euros, représente un tournant décisif pour la modernisation du réseau ferroviaire gabonais, au bénéfice direct de l’État, des populations et de l’économie nationale.

Pour l’État, un levier stratégique de développement
Cette nouvelle machine permettra d’accélérer le remplacement des traverses en bois par des traverses en béton, garantissant une sécurité renforcée et une durabilité accrue du réseau.
« Cet investissement illustre clairement la volonté de l’État de sécuriser ses infrastructures stratégiques tout en soutenant la croissance économique du pays, » souligne un représentant du ministère des Transports.
Grâce à une capacité de pose impressionnante de 800 mètres linéaires en seulement 12 heures, la SMD80 réduit d’une année entière le calendrier initial des travaux. Cette rapidité est un atout majeur pour limiter les perturbations et garantir une exploitation fiable du réseau.
Des retombées sociales concrètes
Au-delà de la modernisation, ce projet génère des effets positifs pour les communautés locales, avec la création de 130 emplois directs dans les zones prioritaires d’Alembe et Lopé. « Pour nous, c’est une vraie opportunité : ces embauches locales dynamisent l’économie et renforcent nos compétences techniques, » témoigne un employé de l’entreprise.
Les voyageurs, premiers bénéficiaires
Les usagers du réseau constateront rapidement une amélioration tangible. La nouvelle machine permettra davantage de réduire les risques liés à l’usure des anciennes traverses, ce qui diminue considérablement les incidents. « Avec l’arrivée de cette machine, la ponctualité des trains de voyageurs s’améliora nettement. On est rassuré par cet investissement qui nous permet de voyager sereinement. Setrag est une entreprise fiable et responsable, » confie un voyageur régulier.
Une vision claire pour un réseau compétitif et sûr
Pour les autorités, cet investissement s’inscrit dans une stratégie ambitieuse de modernisation, visant un réseau ferroviaire performant, sécurisé et adapté aux besoins du développement national.
« C’est un engagement fort de SETRAG pour accompagner la croissance du Gabon, » explique un cadre de la société ».
Sécurité renforcée : un enjeu primordial
La progressive élimination des traverses en bois et son remplacement par celles en béton et rail de 60kg , réduit les risques d’accidents. « Nous garantissons ainsi une exploitation en toute sécurité plus sereine et fiable, » assure le responsable sécurité de SETRAG.
La machine, réceptionnée en juin 2025, sera opérationnelle dès la fin septembre. Pendant ce temps, la première SMD80 continue à la gare de Lifouta dans la dernière section de la voie des travaux.
La fin des travaux est prévue pour 2027, avec à la clé un réseau moderne, sécurisé et tourné vers une mobilité durable et inclusive.
En somme, SETRAG confirme son rôle de partenaire engagé au service du Gabon, en mettant la sécurité, l’emploi local et la modernisation des infrastructures au cœur de son action.








