Russie: Mystère et boulle de gomme autour de la mort d’un étudiant gabonais

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Ketch OBORO, étudiant gabonais de 28 ans en 5ème année de pharmacie à l’université de Piatigorsk en Russie, est décédé dans des circonstances mystérieuses. La version officielle des autorités diplomatiques gabonaises en Russie ferait état d’un décès suite à une maladie. D’un autre côté, des sources parlent d’un assassinat.

L’ambassadeur du Gabon près la Fédération de Russie a récemment adressé un communiqué sur la mort d’un étudiant gabonais en Russie, le samedi 12 décembre 2020. Officiellement, la représentation diplomatique affirme que le décès serait lié à une maladie. Une version très vite remise en cause par la thèse de l’assassinat, bien plus largement relayée sur les réseaux sociaux.

En effet, le cyberactiviste Thibaut Adjatys est de ceux qui parlent du décès de Ketch OBORO comme d’un assassinat «dans des circonstances non encore élucidées». Les circonstances de la disparition de l’étudiant feraient justement l’objet de multiples supputations. Une source anonyme aurait affirmé à la rédaction de “Vox Populi” (VXP241) que le jour du drame, le jeune homme serait allé en virée avec des amis, dans une ville périphérique du pays. Seulement, ses compagnons seraient rentrés alors que l’étudiant était porté disparu à ce moment. «Il n’était pas dans sa ville, ni dans la ville où il s’était rendu», nous a confié la source, qui réside d’ailleurs en Russie.

Ce n’est donc qu’à la télévision qu’on aurait appris la découverte du cadavre de l’étudiant. Cet événement dramatique pour la communauté gabonaise ne serait pas le premier à endeuiller la communauté estudiantine africaine en Russie. Le 25 septembre dernier, c’est un étudiant burundais qui avait été retrouvé mort, non loin de son campus universitaire, dans des circonstances là aussi non élucidées. Depuis quelques années, la destination Russie s’avèrerait fatale pour bon nombre de ressortissants africains, particulièrement les étudiants, qui bouderaient de plus en plus la Fédération russe.

Comme le souligne “Jeune Afrique” dans un article daté du 20 août 2019, de moins en moins d’Africains optent pour des établissements d’enseignement supérieur russes. Les jeunes étudiants d’Afrique noire se plaignent de surcroît du racisme auquel ils sont souvent confrontés en Russie, ce qui ne contribue pas à améliorer l’attractivité des facultés moscovites. Les Africains se heurtent aux stéréotypes ancrés dans la société russe en général, a expliqué Valens MANIRAGENA de l’Organisation humanitaire Icumbi, à “France Tv Info”. Une association créée à Saint-Pétersbourg et qui œuvre en faveur de l’intégration des Africains dans la société russe.

À en croire le média français, les choses se sont détériorées après l’effondrement du mur de Berlin. La chute du communisme s’est accompagnée d’une recrudescence des manifestations racistes à travers le pays. Des mouvements nationalistes et extrémistes se sont organisés un peu partout contre les étrangers. Devenus indésirables en Russie, les Africains sont pris en étau, d’autant plus que les autorités administratives nient catégoriquement l’existence de racisme dans le pays. Les plaintes déposées par les victimes restent généralement sans suite, ce qui rend quasi-impossible toute justice, au grand dam de toute une communauté piégée dans un pays qui proclame pourtant très haut son amitié avec le continent.

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