Société/Environnement
Gabon /Covid-19: Dieudonné MINLAMA MINTOGO plaide pour un « déconfinement responsable »
Le Président du mouvement “Ensemble pour la République”, Dieudonné MINLAMA MINTOGO (DMM), fait partie de ces leaders d’opinion qui sont favorables à une levée graduelle des restrictions sanitaires. Le 2 octobre 2020, dans l’émission “De vous à nous” produite par le média en ligne, « Vox Populi241 », il suggérait déjà d’opter pour un « déconfinement responsable », c’est-à-dire progressivement autoriser la reprise des activités dans tous les secteurs d’activités. Une opinion qu’il défend toujours aujourd’hui.

La prorogation de l’état d’urgence pour une durée supplémentaire de 45 jours a été récemment votée par l’Assemblée Nationale et le Sénat, en dépit de l’opinion publique qui réclamait sa levée compte tenu des chiffres positifs du pays. Si le sentiment général est à l’incompréhension, d’aucuns auraient voulu que la stratégie du pays prenne une autre direction.

Selon Dieudonné MINLAMA MINTOGO, agronome et homme politique, au vu de la situation épidémiologique encourageante, le Gabon doit maintenant pouvoir aller vers un «déconfinement responsable».
« J’entends par là un déconfinement qui serait encadré », a-t-il expliqué à notre rédaction. Pour ce dernier, la première mesure de ce déconfinement responsable serait la levée pure et simple du couvre-feu, qui ne se justifierait plus du point de vue sanitaire.
Autre mesure du déconfinement responsable, la réouverture des lieux de culte. Sur le maintien de la fermeture des établissements religieux, le leader du mouvement “Ensemble pour la République” (EPR), a estimé que la situation est « grave avec les évèques ». C’est pourquoi les autorités devraient réfléchir par exemple sur une autorisation conditionnée par la réduction du nombre de personnes assistant à un culte, selon les dimensions de chaque établissement.
Sur la réouverture des bars et restaurants, Dieudonné MINLAMA MINTOGO aurait souhaité, «la réouverture totale suivant un protocole sanitaire édicté par les autorités et proportionnellement à la superficie de chaque établissement également». En ce qui concerne les boîtes de nuit, le maintien de leur fermeture lui paraît avisée, du fait que ce sont des « lieux de grande contamination ».
Le Gouvernement se défend de jouer la carte de la prudence dans sa stratégie de lutte contre la propagation de l’épidémie de COVID-19, d’où la prorogation du couvre-feu sur l’ensemble du territoire national. Le maintien du statu quo éviterait une deuxième vague de l’épidémie comme en Europe.
Mais pour le spécialiste de l’agronomie, « il ne faudrait pas seulement se comparer à l’Europe mais aussi aux autres pays africains». Pour lui, les autorités devraient « jauger car il ne faut pas rester statique. Le Gouvernement doit comprendre qu’à un moment donné, le confinement ne sera plus tenable».
Pour un déconfinement responsable, il a estimé au final qu’« il faut trouver des solutions entre les questions de santé, de liberté et d’économie».
Si cet appel de Dieudonné MINLAMA MINTOGO n’a pas encore été entendu par les autorités, l’homme politique n’a pas manqué de saluer les praticiens de la médecine traditionnelle qui ont contribué à leur manière à la lutte contre l’épidémie de COVID-19 en proposant plusieurs remèdes dont le plus populaire reste la « Fagaricine« .
Faits Divers
Libreville/ Cité Damas: une compatriote abbatue à son domicile
Répondant au nom de Cherone Vanessa MBOUIE, 38 ans, a perdu la vie à son domicile, causé par les plombs d’une arme à feu, dans la nuit du mardi au mercredi 15 avril 2026 à la Cité-Damas, situé dans le 5e arrondissement de Libreville. Ce drame a laissé les habitants de ladite zone sans voix. Son conjoint Y.H NDONG, cinquantenaire a été placé en garde à vue pour procédure d’enquête.
Selon les informations recueillies auprès d’une source proche du dossier, par nos confrères de l’Union, c’est son compagnon lui-même qui l’a conduit à l’hôpital. Après avoir constaté que sa moitié était morte des suites de blessures par balle. Le personnel de la structure sanitaire a déclenché l’alerte auprès des Officiers de police judiciaire (OPJ). Le suspect est rentré à son domicile, après avoir déposé la victime, quelques instants plus tard, il a été interpellé par les OPJ.
Auditionné par les enquêteurs, le conjoint a affirmé avoir voulu se suicider. C’est au moment du tir que Vanessa s’est interposée, ce qui lui a coûté la vie. La famille de la défunte refuse radicalement cette version des faits. Etant donné que la victime se serait confiée à ses proches sur d’éventuelles violences répétées. Elle aurait plusieurs fois souhaité le quitter, mais il l’aurait toujours empêchée.
Selon les dernières confidences de la défunte auprès de sa famille, des scènes de violence ont eu lieu à plusieurs reprises au sein du foyer. Le couple vivait dans cette maison depuis plus de deux mois, avec les deux enfants du suspect et de son petit frère. Ces témoins oculaires sont actuellement entendus par les services de police judiciaire (PJ). L’enquête qui se poursuit devrait établir la vérité sur ce qu’il s’est réellement passé cours de cette nuit. Mais pour l’entourage de Cherone Vanessa MBOUIE, ce crime atroce ne doit pas rester impuni.
Société/Environnement
Transgabonais: 9e mission de suivi environnemental et social (E&S)
[D]u 23 au 27 février, la Société d’Exploitation du Transgabonais (SETRAG) a accueilli la neuvième mission de suivi environnemental et social (E&S) conduite par le cabinet SLR (anciennement IBIS), accompagnés de représentants des bailleurs de fonds. Cette mission, menée par Zakariya El Fatih et Lauriane Gay, en présence de Vanessa Tassas (Proparco) ainsi que Muriel Bouzinac-Martin et Louis Nforbelie Ngwa de la Société Financière Internationale (SFI), avait pour objectif d’évaluer sur le terrain l’avancement des actions mises en œuvre dans le cadre du programme de modernisation du Transgabonais.

La délégation d’auditeurs a bénéficié de l’accompagnement d’une équipe de la SETRAG durant la mission. Au-delà de la simple observation, cette visite visait également à vérifier la fiabilité et la conformité des informations communiquées par la SETRAG concernant les impacts environnementaux et sociaux des travaux engagés.
Les auditeurs ont donné le coup d’envoi de leur mission le 23 février 2026 à la Direction Générale de la SETRAG, sis à Owendo.

Cette rencontre a permis de présenter l’état d’avancement des projets en cours, les dispositifs de gestion environnementale et sociale déployés ainsi que les actions menées auprès des communautés riveraines. À l’issue de cette première étape, la délégation s’est rendue en province, principalement à Booué, Moanda, Lastourville, Franceville, afin de confronter les informations présentées aux réalités observées sur le terrain.
Plusieurs sites stratégiques ont ainsi été visités par les auditeurs. Parmi eux, le chantier SMD80, inscrit dans le programme de remise à niveau du Transgabonais, a fait l’objet d’une attention particulière. L’évolution des travaux ainsi que les mesures mises en place pour limiter les impacts sur l’environnement et les populations locales était prioritaire.
À cette occasion, les équipes techniques, les responsables des chantiers ainsi que la Directrice du Développement Durable Marion JANCERT et du Chef de Division en charge des réinstallations et restaurations des moyens de subsistance de Lastourville Bissielou Mapangou Charles ont accompagné la délégation afin d’apporter des précisions sur les différentes étapes de l’audit.
Dans le cadre du suivi social, la délégation s’est également rendue au futur marché de Lastourville, mis en place pour accompagner les populations affectées par le projet de sécurisation murs et passerelle. Cette infrastructure vise à soutenir la relance des activités commerciales et à offrir aux commerçants locaux un cadre plus adapté et sécurisé pour poursuivre leurs activités économiques.
Les auditeurs ont par ailleurs rencontré les communautés vivant aux abords de la voie ferrée à Lastourville et à Moanda. Ces échanges ont permis d’aborder plusieurs sujets essentiels : les conditions de vie actuelles des riverains, les impacts des travaux réalisés par la SETRAG et les mesures d’accompagnement mises en place. Les discussions ont notamment porté sur les processus d’indemnisation engagés pour les personnes dont les habitations ou installations ont été affectées par les travaux, ainsi que sur la manière dont les populations s’adaptent aujourd’hui à leur nouvel environnement.
La visite a également inclus l’examen des conditions d’hébergement des travailleurs à Moanda, ainsi qu’une attention particulière portée aux enjeux de sécurisation du tronçon PK2–PK17.
En multipliant les visites de terrain et les rencontres avec les différentes parties prenantes, cette neuvième mission de suivi environnemental et social a permis aux bailleurs et au cabinet d’audit de mesurer concrètement les progrès réalisés dans la mise en œuvre des engagements pris par la SETRAG. Elle constitue une étape essentielle pour garantir la transparence, la conformité des actions entreprises et la poursuite du programme de modernisation du Transgabonais dans le respect des normes environnementales et sociales.
La mission s’est achevée le 27 février, après plusieurs jours d’observation et d’échanges, marquant une nouvelle étape dans le suivi des engagements pris par la SETRAG auprès de ses partenaires financiers et des communautés riveraines du chemin de fer.
Société/Environnement
Gabon /8 Mars: les femmes du rail édifiés sur le nouveau code de la famille
Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme commémorée chaque 8 mars, l’Association des femmes du chemin de fer du Gabon (AFCG) a organisé, le 13 mars 2026, une rencontre d’échanges au sein de la Setrag.

Une communication a été animée par la magistrate Linda Bongo Ondimba, qui a éclairé les participantes sur les questions juridiques liées aux droits des femmes au sein de la famille et dans la société. La présidente de l’Association des femmes du chemin de fer du Gabon, Reine Leatitia Vounda, épouse Sako, a souligné l’impact de cette intervention sur les participantes, qui ont été « beaucoup édifiées ».
Au-delà de la dimension festive, l’association a souhaité donner à cette journée une portée éducative et citoyenne, en abordant des thématiques telles que les violences faites aux femmes, notamment en milieu scolaire. Le thème annuel retenu par l’association est d’ailleurs : « Les femmes se lèvent pour lutter contre les violences diverses ».
La rencontre a également été l’occasion de renforcer les capacités des femmes et de les encourager à investir davantage dans leur développement personnel. La présidente de l’association a souligné que la célébration du 8 mars ne doit pas se limiter aux festivités, mais doit surtout être l’occasion de promouvoir les droits des femmes et de les soutenir dans leur épanouissement professionnel et personnel .








