Côte d’Ivoire: la Cour africaine des droits de l’homme ordonne la réintégration de GBAGBO sur la liste électorale

Google+ Pinterest LinkedIn Tumblr +

Comme pour Guillaume SORO, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) vient de prendre une décision en faveur de l’ex-président ivoirien, Laurent GBAGBO, ordonnant à l’Etat de Côte d’Ivoire sa réintégration sur la liste électorale. Ce dernier en avait été radié par la Commission électorale.

Acquitté par la Cour pénale internationale (CPI), Laurent GBAGBO, actuellement à Bruxelles en Belgique, avait formulé une demande de documents administratifs auprès des autorités ivoiriennes. Débouté, c’est plutôt un casier judiciaire portant une condamnation judiciaire à 20 ans de prison qui lui a été établi. Le motif invoqué est sa condamnation par contumace dans un procès dit de «braquage de la BCEAO», le 18 janvier 2018, rapporte le site d’informations de l’agence “Ecofin”.

Dans une décision rendue ce vendredi 25 septembre 2020, la Cour fait injonction aux autorités ivoiriennes de «prendre toutes les mesures afin de lever tous les obstacles empêchant le requérant de s’enregistrer sur la liste électorale». La CADHP a ordonné également à l’Etat ivoirien de «suspendre la mention de la condamnation pénale du casier judiciaire du requérant jusqu’à ce que la Cour se prononce sur le fond de la requête principale».

La CADHP fait par ailleurs injonction aux autorités ivoiriennes de lui faire un rapport «sur la mise en œuvre des mesures provisoires ordonnées dans la présente décision dans un délai de quinze (15) jours, à compter de la date de sa réception».

Cette nouvelle décision de la juridiction internationale africaine sur la Côte d’Ivoire s’ajoute à celle du 15 septembre 2020 qui ordonne à l’Etat de Côte d’Ivoire de «prendre toutes les mesures nécessaires en vue de lever immédiatement tous les obstacles empêchant Guillaume SORO de jouir de ses droits d’élire et d’être élu, notamment lors de l’élection présidentielle d’octobre 2020».

Pour rappel, le Conseil constitutionnel ivoirien avait invalidé 40 candidatures sur 44 à l’élection présidentielle d’octobre 2020, dont plusieurs poids lourds de l’opposition ivoirienne tels que Laurent GBAGBO et Guillaume SORO.

Dans une déclaration commune faite le 20 septembre 2020, une grande majorité de l’opposition ivoirienne a appelé à la reprise totale du processus électoral avant toute tenue du scrutin présidentiel initialement prévu pour le 31 octobre prochain, ainsi qu’à la dissolution du Conseil constitutionnel et la Commission électorale qu’elle estime inféodés au président sortant, Alassane OUATTARA, qui brigue un troisième mandat.

Share.

About Author

Leave A Reply