Société/Environnement
Gabon : Les acteurs piscicoles du département du Ntem consacrés
Le Service départemental des pêches et de l’Aquaculture du Ntem, en collaboration avec l’Organisation non gouvernementale environnementale TERRA MATER a organisé samedi 22 août 2020, dans la commune de Bitam, la 2e édition de la Journée départementale du Pisciculteur du Ntem, sous la thématique “élever le poisson, c’est assurer son bien-être”.
Cette activité rentrait dans le cadre de la vulgarisation et la promotion des activités aquacoles, telle que cela est définie dans la loi 015/2005 portant code des pêches et de l’aquaculture et le décret 0294/PR/MAEPDR portant organisation et attribution du ministère de l’Agriculture, de l’élevage, de la pêche et du développement rural.

Au vue du contexte sanitaire lié à la pandémie mondiale, le COVID-19, ladite manifestation a dû se dérouler dans le strict respect des mesures barrières recommandées par les plus hautes autorités de l’Etat. Il n’a plus été possible de regrouper l’ensemble des acteurs piscicoles et d’échanger sur la thématique générale, comme lors de l’édition précédente. Mais plutôt de développer deux modules de formation comme sous-thèmes, à travers une émission de radio qui s’est déroulée sous la forme d’une audioconférence interactive et qui a permis aux auditeurs de bénéficier de la formation initialement prévue mais aussi de poser des questions en direct aux panélistes présents sur le plateau de la radio Nord Sud, anciennement appelée radio Bilone.
Etaient présents sur le plateau pour cette deuxième édition de la Journée départementale du Pisciculteur du Ntem, madame Dalsie Nanette HELOY III, Chef de service départemental des Pêches et de l’aquaculture du Ntem, monsieur Franck ONDO, Secrétaire exécutif de l’Organisation non gouvernementale environnementale TERRA MATER et de messieurs Pierre ATISO EZI et Bon Jean ASSOUMOU ELLA tous deux acteurs piscicoles locaux. L’activité s’est déroulée en deux parties.

La première partie s’est déroulée en début de matinée, dans les locaux de la radio Nord Sud de Bitam, par une audio conférence interactive avec pour thématique principale “élever le poisson, c’est assurer son bien-être” qui a été développée par monsieur Franck ONDO. À l’entame des travaux, un tour de table a été fait et en guise d’introduction Madame HELOY III a pris le soin de remercier toutes les personnes qui de près ou de loin ont contribué et permis la réalisation de cette manifestation qui est au profit des populations du département en générale et aux acteurs piscicoles locaux en particulier, en prenant le soin de revenir sur les raisons qui ont amener son administration a organiser ladite activité sous cette forme.
La thématique principale portait sur les points suivants : la biologie du poisson, les modalités techniques de construction, d’aménagement et d’entretien d’un étang piscicole et l’importance du service départemental des Pêches et de l’aquaculture du Ntem. L’antenne téléphonique fut ouverte aux auditeurs afin qu’ils puissent poser des questions aux panélistes présents sur le plateau radio.
La deuxième partie de la journée consistait à la délégation d’effectuer une visite sur le site de production piscicole de Bitam, d’afin que les acteurs présents puissent voir comment se présente une ferme piscicole étatique, puis à se rendre sur le site d’un acteur local précédemment enregistré par le service départemental des Pêches et de l’aquaculture du Ntem pour un diagnostic et un appui technique spontané.
La journée a pris fin avec la remise des attestations aux participants et aux partenaires. Puis madame le chef de service départemental des Pêches et de l’aquaculture du Ntem a réitéré ses vifs remerciements à l’endroit de toutes les personnes qui ont contribuées à la réalisation et à l’organisation de cette seconde édition, et ce malgré la pandémie de Covid-19. Elle a aussi tenu à rappeler à la population que l’activité de pisciculture est noble et que l’on peut vivre de ça. Rendez-vous fut donné pour août 2021, pour la troisième édition de la Journée départementale du pisciculteur du Ntem.
Faits Divers
Libreville/ Cité Damas: une compatriote abbatue à son domicile
Répondant au nom de Cherone Vanessa MBOUIE, 38 ans, a perdu la vie à son domicile, causé par les plombs d’une arme à feu, dans la nuit du mardi au mercredi 15 avril 2026 à la Cité-Damas, situé dans le 5e arrondissement de Libreville. Ce drame a laissé les habitants de ladite zone sans voix. Son conjoint Y.H NDONG, cinquantenaire a été placé en garde à vue pour procédure d’enquête.
Selon les informations recueillies auprès d’une source proche du dossier, par nos confrères de l’Union, c’est son compagnon lui-même qui l’a conduit à l’hôpital. Après avoir constaté que sa moitié était morte des suites de blessures par balle. Le personnel de la structure sanitaire a déclenché l’alerte auprès des Officiers de police judiciaire (OPJ). Le suspect est rentré à son domicile, après avoir déposé la victime, quelques instants plus tard, il a été interpellé par les OPJ.
Auditionné par les enquêteurs, le conjoint a affirmé avoir voulu se suicider. C’est au moment du tir que Vanessa s’est interposée, ce qui lui a coûté la vie. La famille de la défunte refuse radicalement cette version des faits. Etant donné que la victime se serait confiée à ses proches sur d’éventuelles violences répétées. Elle aurait plusieurs fois souhaité le quitter, mais il l’aurait toujours empêchée.
Selon les dernières confidences de la défunte auprès de sa famille, des scènes de violence ont eu lieu à plusieurs reprises au sein du foyer. Le couple vivait dans cette maison depuis plus de deux mois, avec les deux enfants du suspect et de son petit frère. Ces témoins oculaires sont actuellement entendus par les services de police judiciaire (PJ). L’enquête qui se poursuit devrait établir la vérité sur ce qu’il s’est réellement passé cours de cette nuit. Mais pour l’entourage de Cherone Vanessa MBOUIE, ce crime atroce ne doit pas rester impuni.
Société/Environnement
Transgabonais: 9e mission de suivi environnemental et social (E&S)
[D]u 23 au 27 février, la Société d’Exploitation du Transgabonais (SETRAG) a accueilli la neuvième mission de suivi environnemental et social (E&S) conduite par le cabinet SLR (anciennement IBIS), accompagnés de représentants des bailleurs de fonds. Cette mission, menée par Zakariya El Fatih et Lauriane Gay, en présence de Vanessa Tassas (Proparco) ainsi que Muriel Bouzinac-Martin et Louis Nforbelie Ngwa de la Société Financière Internationale (SFI), avait pour objectif d’évaluer sur le terrain l’avancement des actions mises en œuvre dans le cadre du programme de modernisation du Transgabonais.

La délégation d’auditeurs a bénéficié de l’accompagnement d’une équipe de la SETRAG durant la mission. Au-delà de la simple observation, cette visite visait également à vérifier la fiabilité et la conformité des informations communiquées par la SETRAG concernant les impacts environnementaux et sociaux des travaux engagés.
Les auditeurs ont donné le coup d’envoi de leur mission le 23 février 2026 à la Direction Générale de la SETRAG, sis à Owendo.

Cette rencontre a permis de présenter l’état d’avancement des projets en cours, les dispositifs de gestion environnementale et sociale déployés ainsi que les actions menées auprès des communautés riveraines. À l’issue de cette première étape, la délégation s’est rendue en province, principalement à Booué, Moanda, Lastourville, Franceville, afin de confronter les informations présentées aux réalités observées sur le terrain.
Plusieurs sites stratégiques ont ainsi été visités par les auditeurs. Parmi eux, le chantier SMD80, inscrit dans le programme de remise à niveau du Transgabonais, a fait l’objet d’une attention particulière. L’évolution des travaux ainsi que les mesures mises en place pour limiter les impacts sur l’environnement et les populations locales était prioritaire.
À cette occasion, les équipes techniques, les responsables des chantiers ainsi que la Directrice du Développement Durable Marion JANCERT et du Chef de Division en charge des réinstallations et restaurations des moyens de subsistance de Lastourville Bissielou Mapangou Charles ont accompagné la délégation afin d’apporter des précisions sur les différentes étapes de l’audit.
Dans le cadre du suivi social, la délégation s’est également rendue au futur marché de Lastourville, mis en place pour accompagner les populations affectées par le projet de sécurisation murs et passerelle. Cette infrastructure vise à soutenir la relance des activités commerciales et à offrir aux commerçants locaux un cadre plus adapté et sécurisé pour poursuivre leurs activités économiques.
Les auditeurs ont par ailleurs rencontré les communautés vivant aux abords de la voie ferrée à Lastourville et à Moanda. Ces échanges ont permis d’aborder plusieurs sujets essentiels : les conditions de vie actuelles des riverains, les impacts des travaux réalisés par la SETRAG et les mesures d’accompagnement mises en place. Les discussions ont notamment porté sur les processus d’indemnisation engagés pour les personnes dont les habitations ou installations ont été affectées par les travaux, ainsi que sur la manière dont les populations s’adaptent aujourd’hui à leur nouvel environnement.
La visite a également inclus l’examen des conditions d’hébergement des travailleurs à Moanda, ainsi qu’une attention particulière portée aux enjeux de sécurisation du tronçon PK2–PK17.
En multipliant les visites de terrain et les rencontres avec les différentes parties prenantes, cette neuvième mission de suivi environnemental et social a permis aux bailleurs et au cabinet d’audit de mesurer concrètement les progrès réalisés dans la mise en œuvre des engagements pris par la SETRAG. Elle constitue une étape essentielle pour garantir la transparence, la conformité des actions entreprises et la poursuite du programme de modernisation du Transgabonais dans le respect des normes environnementales et sociales.
La mission s’est achevée le 27 février, après plusieurs jours d’observation et d’échanges, marquant une nouvelle étape dans le suivi des engagements pris par la SETRAG auprès de ses partenaires financiers et des communautés riveraines du chemin de fer.
Société/Environnement
Gabon /8 Mars: les femmes du rail édifiés sur le nouveau code de la famille
Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme commémorée chaque 8 mars, l’Association des femmes du chemin de fer du Gabon (AFCG) a organisé, le 13 mars 2026, une rencontre d’échanges au sein de la Setrag.

Une communication a été animée par la magistrate Linda Bongo Ondimba, qui a éclairé les participantes sur les questions juridiques liées aux droits des femmes au sein de la famille et dans la société. La présidente de l’Association des femmes du chemin de fer du Gabon, Reine Leatitia Vounda, épouse Sako, a souligné l’impact de cette intervention sur les participantes, qui ont été « beaucoup édifiées ».
Au-delà de la dimension festive, l’association a souhaité donner à cette journée une portée éducative et citoyenne, en abordant des thématiques telles que les violences faites aux femmes, notamment en milieu scolaire. Le thème annuel retenu par l’association est d’ailleurs : « Les femmes se lèvent pour lutter contre les violences diverses ».
La rencontre a également été l’occasion de renforcer les capacités des femmes et de les encourager à investir davantage dans leur développement personnel. La présidente de l’association a souligné que la célébration du 8 mars ne doit pas se limiter aux festivités, mais doit surtout être l’occasion de promouvoir les droits des femmes et de les soutenir dans leur épanouissement professionnel et personnel .








