Tribune
Gabon: Quid de l’article 13 et des senateurs illégalement en fonction ?
Ce matin, mercredi 15 janvier 2020, j’ai assisté à la rentrée solennelle de la Cour Constitutionnelle.Il ressort du discours de la Présidente de cette haute institution madame Marie-Madeleine MBOURANTSOUO les points suivants:
-les lacunes et insuffisances de certains articles de notre Constitution
-le décalage relevé dans le mandat actuel des sénateurs en fonction
En ce qui concerne la Constitution. En 2018, pour assurer la continuité de l’État, la Cour Constitutionnelle en tant que haute juridiction a préconisé des solutions jurisprudentielles provisoires. C’est ainsi que le 14 novembre 2018, elle a interprété les articles 13 et 16 de la Constitution. Les lacunes de l’article 13 ancien, pour ne citer que celui-là, n’envisageait nullement la situation intermédiaire, c’est-à-dire l’indisponibilité temporaire.
En ce qui concerne le mandat actuel des Sénateurs. Les circonscriptions électorales modifiées, la nouvelle loi sur le découpage électorale, le collège électoral changé, leur mandat actuel devient une incongruité voire illégitime.
Mon analyse personnelle de la situation sur la manière dont s’apprécie la fin de la période d’indisponibilité temporaire du Président de la république. L’article 13 nouveau est silencieux, il ne donne aucune indication sur le début et la fin marquant la période de transition. En effet, cet intervalle faisant à la fois référence à l’indisponibilité temporaire et à la reprise des activités du Président de la République, en principe, doit être certifiée par des médecins spécialistes afin de rendre légal et conforme la reprise de ses fonctions. Ce qui rendrait plus fluide ledit article. Aussi, je tiens ici à préciser que cette délimitation nous aurait épargné par exemple ces falsifications de signatures et autres travers observés au haut sommet de l’Etat.
Par ailleurs, il est tout de même embarassant que l’on revienne sur des points d’accords lors des Accords d’Angondjé: le mandat actuel des Sénateurs. Madame la Présidente de la Cour Constitutionnelle dénonce ce que nous avons pris le temps et la peine de dénoncer avec véhémence. Effectivement, les partis de l’Opposition présents à ces Accords avaient soulevé et défendu cette disposition qui pose problème aujourd’hui. J’y ai participé activement pour le compte du Parti Social Démocrate (PSD). Nous avons insisté dans la démonstration que les Sénateurs n’étant plus membres du collège électoral, ils ne sont plus »de facto » élus locaux et ne doivent plus siéger ou parler au nom des collectivités territoriales. Ils seraient dans l’illégalité. Or, ils continuent de siéger alors même que tous les conseillers locaux actuels ont été élus lors des toutes dernières élections locales d’octobre 2018.
Pour éviter ce décalage, il faut impérativement et en urgence une harmonisation qui passerait par l’organisation des élections. En organisant des élections locales puis sénatoriales mettant ainsi fin à l’existence d’une Chambre dénoncée ce matin avec véhémence et justesse par la Cour Constitutionnelle qui ne peut pas s’auto saisir,
il revient, je le pense, aux partis politiques de tous les bords d’emboiter le pas à la Cour Constitutionnelle, de la saisir sur cette question pour qu’elle mette fin à l’existence d’une assemblée siégeant dans l’illégalité totale sans que cela n’émeuve personne car très souvent on occulte les vrais débats !
Pour finir, je voudrai rappeler un extrait du discours circonstancié du Co-Président Opposition Pierre-Claver MAGANGA MOUSSAVOU lors de la remise des travaux au Président de la République Ali BONGO ONDIMBA:
«Tout dépend donc de vous Monsieur le Président, de votre volonté car c’est vous qui avez convoqué ce dialogue. Il dépend de vous pour que l’on n’assiste plus a un quelconque dé- tricotage des Actes que nous venons de signer devant vous et devant la postérité. Mais il dépend aussi de vous et surtout de ceux qui gênés aux entournures, viendront vous convaincre de vous départir des engagements et des Actes issus de ce dialogue. Cependant, lorsque ces souffleurs ne seront plus à vos côtés vous serez alors bien seul».
Sandrine NGUÉMÉBÉ ENDAMANE
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Gabon/ Axe Bifoun- Ndjole: Mettre à contribution la Redevance de l’Usure de la Route (la RUR) pour mettre fin au Calvaire et à l’humiliation !
La situation du tronçon routier Bifoun – Ndjole est devenue insupportable pour nos populations et pour les opérateurs économiques qui empruntent la Nationale 1.
Une honte pour notre pays vis-à-vis des ressortissants des pays limitrophes qui utilisent cette voie pour partir ou se rentre à Libreville.
Cette situation n’est plus acceptable. Des simples opérations de bouchages des nids de poules et de replâtrages des trous béants qui peuplent cet itinéraire ne peuvent plus se muer en solutions.
L’honneur de tout un peuple est bafoué. Mettre fin à cette humiliation quotidienne n’est plus une option mais une exigence républicaine !
Aussi, je demande, solennellement, au Président de la République, Chef de l’Etat et Chef du gouvernement de mettre à contribution la Redevance de l’Usure de la Route pour financer les travaux de reconstruction de ce tronçon.
La Redevance de l’Usure de la Route est une taxe prélevée sur les prix des carburants pour financer l’entretien routier via le Fonds Autonome National d’Entretien Routier (FANER).
Malheureusement les fonds collectés, à ce sujet, évalués à plusieurs dizaines de milliards de Francs CFA par an, ne semblent pas toujours se traduire par une amélioration visible du réseau.
C’est l’occasion pour l’exécutif de faire œuvre utile en utilisant ces fonds, dont nous sommes tous contribuables, pour un intérêt collectif et national louable.
Dieudonné Minlama Mintogo
Acteur Politique
Ancien candidat aux élections présidentielles de 2016
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Camélia NTOUTOUME LECLERCQ : L’aura politique qui dérange !
Dans un passé récent, à la suite de sa brillante démonstration de force lors de la tournée du Président du Parti Démocratique Gabonais (PDG) dans la commune de Ntoum, Madame Camélia NTOUTOUME LECLERCQ n’a cessé d’alimenter positivement les réseaux sociaux, illustrant ainsi son incontestable maîtrise de la mobilisation et de l’organisation de grandes manifestations.
Comme le veut l’adage : « Les médiocres recourent systématiquement au déni, à la critique, aux accusations, voire à la désinformation, dans leur volonté de nuire à ceux dont la lumière les éclaire un peu trop brillamment. »
Dans une démarche empreinte d’incohérence, nous assistons ces derniers jours sur des postes avilissants, dégradants, tentant de porter atteinte à la dignité de Madame la Ministre d’État, en charge de l’Éducation Nationale via un chef d’établissement dont on impute des insultes et insinuations frisant le manque d’étique et de responsabilité qui conduirait ce dernier dans une manœuvre orchestrée pour le déplacement d’un électorat à sa guise vers une commune sœur de Libreville.
Quelle est donc la teneur réelle de cet amas d’allégations fallacieuses dont est indirectement victime Madame la Ministre de l’ÉducationNationale, par l’intermédiaire du Proviseur du Lycée Technique Omar Bongo dont le seul grand péché est d’avoir le même nom que le Ministre d’Etat? Nous voilà donc de plein pieds dans un procès dû au fait de patronyme.
Il convient de replacer cette situation dans son contexte. En effet, sous un vent électoral basé sur les plans d’actions, de machineries, de manœuvres ostentatoires malveillantes des uns et des autres futurs candidats et adversaires du scrutin, il n’est pas rare de voir et de lire des articles qui vont dans le sens de la diffamation, des aprioris et même des préjugés dont Le proviseur du lycée technique se trouve être le bouc émissaire parfait dans le but de porter atteinte à la réussite politique d’une Citoyenne dévouée de sa commune: Mme Camélia NTOUTOUME LECLERCQ.
C’est avec un profond regret que nous constatons l’acharnement de certains acteurs politiques en manque de visibilité et en quête de notoriété, qui ciblent cette femme d’État au parcours irréprochable et élogieux dans une tentative désespérée d’exister dans l’arène politique.
Force est de constater que Madame Camélia NTOUTOUME LECLERCQ et le ministère qu’elle dirige avec maestria sont incontestablement « la marque déposée » qu’il faut absolument attaquer, ternir, galvauder, avilir, dénaturer, et compromettre, pour se faire remarquer et attirer l’attention.
Comment peut-on raisonnablement imaginer qu’un enseignant certifié, de surcroît Proviseur, animé par un sens aigu de l’éthique et de la déontologie, puisse envisager un instant de compromettre son intégrité en conditionnant un passage fallacieux en classe supérieure par une inscription sur les listes électorales dans la commune de Ntoum ?
Comment tolérer que les élèves du Lycée Technique, futurs cadres de notre Nation, soient ainsi réduits au rang de simples « marchandises » électorales?
Comment peut-on décemment réduire les nombreuses réussites professionnelles et politiques de Madame Camélia NTOUTOUME LECLERCQ au substratum impliquant un chef d’établissement, fut-il celui du prestigieux Lycée Technique Omar Bongo ?
À tout prendre, si certains aigris républicains continuent à tout vent de chercher à ternir l’image de ce Proviseur en l’associant d’ailleurs à celle de Dame Camélia NTOUNTOUME LECLERCQ, prétextant que « l’école n’est pas un marché de voix », « l’élève n’est pas une fiche d’électeur » et que « l’autorité éducative n’a pas vocation à servir les ambitions politiques ». À ce sophiste déguisé auteur de ce poste rempli d’infamies et surtout écrit au conditionnel, nous lui disons qu’il a fait un hors sujet parfait digne d’un écrivassier néophyte.
Restons un temps soit peu en politique pour que nul n’en ignore. En s’appuyant sur la nouvelle loi organique N*001/2025 du 19/01/2025 portant code électoral en République Gabonaise paru au journal officiel N*51 du 22 janvier 2025 dans son chapitre 2, article 58 et dans le chapitre 5, article 38. Ici il est question de la liberté de chaque individu d’exercer son droit de vote en toute liberté une fois l’âge de 18 ans atteint.
Il est donc utile de rappeler que bien qu’étant élèves, ce sont d’abord des citoyens qu’un simple proviseur d’ailleurs en période de convalescence d’une part et de vacances d’autre part, ne peut obliger de le suivre politiquement. Les propos visant le proviseur sur ce point sont donc grotesques, et aberrants.
À toute fin utile, rappelons que ce chef d’établissement a subi plusieurs cabales. La dernière en date jetait en pâture ce citoyen en vindicte populaire le traitant de voleur de bétails de la ferme de Ntoum au profit de Dame Camelia NTOUTOUME LECLERCQ.
Par analogie, on constate donc clairement que vous êtes à court d’arguments car vous savez qu’elle peut et va vous broyer politiquement. C’est une dame de fer. Elle parle plusieurs langues du Gabon parce qu’elle est issue de plusieurs ethnies et clans de notre territoire.
Nul besoin pour elle d’avoir recours à l’enfarinage d’autant plus que ce n’est pas une vendeuse d’illusions. Avec elle, c’est le terrain rien que le terrain.
Une fois encore, votre initiative de dénigrement opportuniste, fondée sur des hérésies, des contrevérités manifestes et alimentée par une haine politique tenace à l’égard d’une fille émérite de Ntoum.
Partant de cette énième tentative de déstabilisation, tout en remarquant que certains refusent de FUMER LE CALUMET DE LA PAIX pour enfin se concentrer sur leur propre élection dans leurs circonscriptions respectives, LA JEUNESSE MONTANTE DU KOMO-MONDAH, après avoir identifié les instigateurs de ces attaques, se tient prête à réagir avec fermeté afin non seulement de vous empêcher de nuire, mais aussi pour vous mettre hors d’état de nuire.
LA JEUNESSE MONTANTE DU KOMO-MONDAH
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Opération déguerpissements: appel à la solidarité et à la responsabilité !
[M]esdames et Messieurs,
Mes chers compatriotes.
Le logement fait partie des huit (8) besoins physiologiques fondamentaux de l’être humain au même titre que le besoin d’oxygène, de liquide, de nourriture, de maintien de la température corporelle …
Quant au droit au logement, il fait partie des droits fondamentaux de l’être humain.
Il est reconnu par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et par le Pacte International relatif aux Droits Économiques, Sociaux et Culturels.
Il est considéré comme un droit essentiel à la dignité humaine et à un niveau de vie suffisant.
Les différents Textes et Conventions internationales obligent les États à prendre les mesures pour assurer l’accès au logement à tous et protéger les personnes contre les expulsions forcées et le logement indigne.
Depuis quelques jours, des milliers de nos compatriotes résidants dans la commune de Libreville sont privés de ce besoin et de ce droit essentiel suite aux opérations de déguerpissements menées par le Gouvernement.
Aussi, au-delà de toute polémique et de toute la rhétorique sur la recherche des responsabilités ou des irresponsabilités, une seule réalité saute à mes yeux : nous faisons face à l’une des plus grandes crises sociales et humanitaires de l’histoire de notre pays. Nous ne pouvons pas rester insensibles, il faut agir vite et maintenant !
Nul n’ignore la précarité dans laquelle vivent la plus part des familles gabonaises !
Nul n’ignore les difficultés que les gabonais éprouvent à joindre les deux bouts !
Nul n’ignore la situation du déficit criard des logements dignes dans la commune de Libreville. Nul n’ignore les conditions difficiles d’accès au logement à Libreville (frais d’agence, cautions, mois d’avance) !
Face à ses différentes situations et au regard de la crise qui enfle, j’appelle les Gabonais et les Gabonaises à la solidarité.
Que chaque Gabonais et chaque Gabonaise manifestent son soutien à nos frères et sœurs en difficulté par une contribution financière ou par un don en nature.
Aux confessions religieuses et aux organisations de la société civile, j’appelle à l’organisation des chaînes de solidarité pour venir en aide à nos compatriotes en détresse.
Nous l’avons fait pour l’Haïti, pour la Somalie, pour la Guinée Équatoriale et pour bien d’autres communautés, l’heure est venue pour que nous nous mobilisions pour nos compatriotes !
J’appelle le gouvernement à la flexibilité, à la responsabilité et au dialogue. Sans ignorer la cupidité ou la duplicité de certains compatriotes, l’absence de logements décents, le déficit en logements sociaux, les constructions anarchiques, la faiblesse de l’urbanisation de la ville incombe au premier chef aux différents gouvernements.
Que le gouvernement ouvre les discussions avec les organisations des personnes déguerpies afin de trouver ensemble les moyens et les procédures pour un meilleur accompagnement des victimes.
Que les forces de défense et de sécurité soient mobilisées pour installer les camps d’accueil afin d’abriter les familles dans l’incapacité de se reloger rapidement.
Il s’agit de nos compatriotes. La violence, l’invective, la fuite en avant ou la confrontation ne pourront malheureusement pas nous aider à sortir du gué. Restons solidaires et unis.
Je vous remercie !
Dieudonné MINLAMA MINTOGO
Président d’Ensemble Pour la République
Ancien candidat aux élections présidentielles de 2016








