Société/Environnement
Etablissement de carte d’identité : le calvaire des librevillois pour obtenir un récépissé
Importante pour toute citoyenneté, nécessaire pour toutes démarches, exigée au cours des contrôles de police, la carte d’identité est un document d’une importance capitale, dont devrait disposer tous les citoyens d’un Etat. Mais pour le Gabon, doté d’une population d’un peu plus 1,5 millions d’habitants, seul un commissariat est désormais habilité à établir ce document. Manque d’encre, pas de papiers, absence de machines, seul le commissariat de Belle-Vue 2, dans le 3e arrondissement, dispose de ressources nécessaires à l’établissement dudit document. Mais, quant à cela se mêlent, pannes d’oreillers, retards, lenteur d’exécution, favoritisme et désobligeance, l’on se demande bien jusqu’à quand encore les gabonais devraient courir après cette pièce d’identité, qui plus est renouvelable chaque année, étant donné que les cartes ont cessé de paraître.
Il est 6 heures du matin, lorsque les premiers usagers franchissent le seuil du portail du commissariat de Police de Belle-Vue 2, bravant pour certains l’insécurité et le grand banditisme, pour d’autres la distance qui les sépare de leur domicile. En effet, ils viennent de partout, PK12, Nzeng-Ayong, charbonnages, Owendo, ou encore Angondje, pour tenter leur chance de faire partie des 70 premiers arrivants (quota journalier). Il est 8 heures 30, lorsque les fonctionnaires commencent à défiler, éveillant l’espoir des usagers, d’être rapidement reçus, bien entendu suivant l’ordre d’arrivée.
Des minutes s’égrainent, des heures défilent, d’une part vieillards, nourrices, femmes enceintes patientent dans un espace non aménagé pour les contenir (manque de place assises, aucun abri contre le soleil) sans qu’aucune priorité ne leur soit offerte. D’autre part, des salariés en attente de regagner leur poste s’impatientent. Quand quelques personnes arrivées bien plus tard sortent, brandissant fièrement leur récépissé, narguant au passage, les primo-arrivants. Et pour cause, ils disposent de «longs bras», ou comme raillera l’un d’entre eux, «même au ciel, Dieu fait des combines».
Alors «les sans parents», comme ils se nomment, patientent, pour s’entendre dire au bout de 3 heures d’attente de repasser le lendemain pour une raison ou une autre, tandis que les proches défilent avec leur pièce d’identité. Il est 10 heures 45 lorsque les moins privilégiés sont enfin reçus. À l’intérieur, une seule machine est disponible pour enregistrer les demandeurs, dans un cadre archaïque, qui ne prête pas à la confidence, doté de vieux fauteuils, dont l’éponge révélée cache peut-être des ferrailles déjà bien rouillées.
On est bien moins des dispositions de la “charte d’accueil du public dans les services des Forces de police nationale” rendue publique le 21 mai 2019, qui stipule que «la qualité de l’accueil s’appuie sur un comportement empreint de politesse, de retenue et de correction. Elle se traduit par la prise en compte immédiate des demandes du public et de l’état psychologique de l’usager», peut-on y lire. Alors, à quand le vrai changement?
Société/Environnement
Grand Libreville/ Régularisation foncière à Essassa: la SNI échange avec les populations
[À] la suite du lancement officiel de l’opération de régularisation foncière par le Ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays MOUISSI, le Directeur Général de la Société Nationale Immobilière (SNI), Jean Pierre ONDOUNDA, accompagné de ses équipes, a rencontré, ce lundi 6 février 2026, les populations du quartier Essassa. Cette rencontre d’échanges avait pour objectif principal d’informer les habitants sur le processus de régularisation foncière engagé, en leur présentant les différentes étapes, les conditions à remplir ainsi que les administrations impliquées dans la procédure.

Elle a également permis de répondre aux nombreuses préoccupations soulevées par les résidents, notamment en ce qui concerne les délais, les documents requis et le rôle de chaque acteur institutionnel.
À cette occasion, la SNI a tenu à clarifier son rôle dans cette opération, en rappelant sa mission d’aménageur public et son engagement à accompagner l’État dans la sécurisation foncière des populations installées sur ses sites. Les échanges ont aussi permis de mieux distinguer les responsabilités respectives de la SNI et des autres administrations concernées.

Par cette démarche de proximité, la Société Nationale Immobilière réaffirme sa volonté de favoriser un climat de confiance, de transparence et de dialogue permanent avec les populations, condition essentielle à la réussite de cette opération de régularisation foncière à fort impact social.
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Régularisation foncière massive dans le Grand Libreville: 5 100 familles impactées
Le Gouvernement de la République, sensible aux sollicitations des résidents installés sur des terrains appartenant à la Société Nationale Immobilière Gabon (SNI), a lancé une opération exceptionnelle de régularisation foncière. Cette initiative permettra la délivrance de titres fonciers à plus de 5 100 familles, réparties sur cinq sites du Grand Libreville : Akanda (1 000 parcelles), Nkok (100), Bikélé (500), Essassa (1 500) et Owendo (2 000).

L’opération a été mise en œuvre sous les directives du Président de la République, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, et conduite par le Ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi, qui a rencontré les familles concernées à Malibé et Essassa le 28 janvier 2026 pour leur présenter les objectifs et modalités de la régularisation.
Durée et conditions
D’une durée de quatre mois, du 1er février au 31 mai 2026, cette opération concerne uniquement les parcelles bâties sur des titres fonciers de la SNI. Sont éligibles : les occupants gabonais avec une maison habitée ou en construction, ceux sans litige foncier, les parcelles hors zone de servitude publique ou non-constructible.

Frais de cession avantageux
À titre exceptionnel, et conformément à la demande du Président de la République, les frais de cession ont été réduits :
600 000 FCFA pour les parcelles de 0 à 2 000 m²
1 200 000 FCFA pour celles de 2 000 à 4 999 m²
Ces tarifs sont valables uniquement pendant la durée de l’opération. Passé le 31 mai 2026, les conditions habituelles de la SNI s’appliqueront.
Démarches pour les familles
Les familles concernées sont invitées à se présenter sans délai aux guichets de la SNI :
Malibé (Commune d’Akanda)
Essassa (Commune de Ntoum)
Siège de la SNI à Likouala, Libreville
L’ensemble des démarches permettra la remise officielle des titres fonciers, sécurisant ainsi durablement les droits des bénéficiaires.
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Akiéni: l’association “Akassi Ba Lekoni-Lekori” sacre la jeunesse & le sport
Lancé pour une première le 24 janvier 2025, dans la commune d’Akieni, Chef-lieu du département Lekoni-Lekori, dans la province du Haut-Ogooué, l’association “Akassi Ba Lekoni-Lekori”, en partenariat avec la Société des boissons rafraîchissantes du Gabon (Sobraga), a organisé une double célébration basé sur les performances athlétiques et le mérite académique des élèves de cette localité.
A l’entame de cette journée mémorable, un Cross, dont la fourniture en eau et en boissons XXL venant de Sobraga a sans aucun doute décuplé les performances de nos valeureux athlètes locaux.
En lice 66 sportifs. 66 hommes et femmes, chauffés à bloc, prêts à en découdre.

A l’issue d’une âpre compétition, que les riverains qualifient déjà d’épique, au pinacle du podium masculin, Delphin INENGUE a surclassé ses concurrents pour décrocher la première place, suivi de près par Stevy OBOUA et Geremy LEHOUMBOU. Chez les femmes, la victoire est revenue à Mahamat SAWDA, qui devance Venusia BANGUI LOUGUIMANA (2e) et Vanessa Flora MVOU ADJOUGUI (3e). Récompensés comme suit : 100 000 Fcfa pour les premiers;
75 000 Fcfa pour les seconds et 50 000 Fcfa pour les troisièmes.

«Un grand bravo à tous les coureurs, aux gagnants, mais aussi à chaque personne qui a franchi la ligne d’arrivée avec courage. Vous étiez au rendez-vous du dépassement de soi !», a-t-on pu lire dans un communiqué de l’association envoyé à notre rédaction.

L’engagement citoyen de ces gentes dames s’est poursuivi plus tard avec le volet éducatif. Consacrant ainsi la formule selon laquelle, «la jeunesse est le fer de lance de la nation», 14 établissements du département ont été passés au crible. «Les jeunes sont l’avenir du Gabon et nous devons compter sur eux pour prendre la relève et faire tout aussi bien, voire mieux que leurs aînés », propos de Léa SEKI OLOUNA emprunté à nos confrères de “Courrier de Journaliste”.

Ainsi, 5 écoliers par établissement primaire et 7 élèves des établissements secondaires qui ont été récompensés pour leurs assiduités et leurs résultats exceptionnels. Un bilan rayonnant pour Lékoni-Lékori.
Pour rappel, « Akassi ba Lekoni-Lekori », qui signifie, les femmes de Lekoni-Lekori est une association, créé en mars 2025, dont le but est de fédérer les femmes dudit département. Elle se concentre sur l’autonomisation, la formation, l’éducation, la santé et le soutien socio-économique.








