Éducation
Repas de bacheliers 2e édition: Pierre INDJENDJE NDALA honore les futurs étudiants de la commune d’Owendo
Décidément, la vie de Pierre Daniel INDJENDJE NDALA n’est pas de tout repos. L’infatigable président du groupe parlementaire des Sociaux démocrates gabonais (SDG), moins d’une semaine après la fin de sa tournée de restitution, s’est vu à l’œuvre ce 30 août 2019. Après les actes républicains, place aux actions citoyennes. Et « voici lui », cette fois-ci, pour la 2e année consécutive, œuvrant pour les nouveaux bacheliers, cuvée 2019, de la Commune d’Owendo, dont il est le député du 1er arrondissement, en leur prodiguant vues et conseils.
Si l’année scolaire 2018-2019 est qualifiée d’année sans heurts, marquée notamment par l’organisation réussie des examens de fin d’année (Cep, BEPC, baccalauréat, etc.) et des bons résultats enregistrés, elle a été pour nombreux de ces ex-pensionnaires de lycées et collèges une année de dur labeur. C’est donc tout naturellement qu’après l’effort, ils se permettent un instant de réconfort, donné en leur honneur, synonyme d’une fin de parcours longue pour certains d’une douzaine d’années.
Pour le père et professeur de mathématiques qu’il est, l’intention n’est évidemment pas à la politique. Ce statut qu’il arbore depuis plus de deux décennies, doublé du parlementaire qu’il fait aujourd’hui, sont propices à expliquer son geste du jour. A ces jeunes qui, pour certains vont affronter le monde universitaire à défaut du professionnel, il dira le poing levé, «les bacheliers Oyé!».
Mais plus encore, «félicitations, car cela n’a pas été facile! Mais sachez que le baccalauréat n’est pas une finalité, vous rentrerez bientôt en faculté ou vous serez amenés à passer des concours de grandes écoles conformément au calendrier récemment publié par le ministère de l’Enseignement supérieur. Je vous demande de vous y préparer», a-t-il lancé tout en se sentant un devoir de redevabilité envers ces jeunes, lui-même ayant été jeune et encouragé lors de l’obtention dudit sésame/ diplôme.
Un geste de cœur qui n’a pas laissé insensible les bénéficiaires. «Étant à la 2e édition de ce repas nous ne pouvons que remercier l’initiateur de cette cérémonie que nous appelons papa. Aujourd’hui, nous sommes titulaires du baccalauréat, mais cela n’a pas été facile. Le doute nous effleurait, mais, la résilience n’était jamais loin pour nous rappeler que la réussite est au bout de l’effort», a indiqué le porte-parole des impétrants, Graic Henoc MEZUI YOUPOU.
Avant d’ajouter, «je voudrais également rendre un hommage à nos parents qui n’ont ménagé aucun effort de ce qui fut l’un des challenges les plus importants de nos vies. Mais qu’à cela ne tienne papa Pierre, nous savons que le chemin est encore long. Nous connaissons parfaitement ta rigueur dans le travail, face à cela, nous attendons de toi un soutien sans faille pour la suite».
Voilà une invite qui présage du niveau de conscience de ces jeunes déterminés coûte que coûte, vaille que vaille, à servir au mieux le vert jaune bleu national. Cette 2e édition, a associé 15 élèves ayant obtenu le BEPC cuvée 2019 afin qu’ils prennent exemple sur leurs ainés. Pierre Daniel INDJENDJE NDALA, quant à lui, bien que souriant, sait qu’il devra dès ce lundi se munir de son écharpe tricolore. Car la rentrée parlementaire qui pointe à l’horizon ne lui permettra effectivement pas de se reposer sur ses
Éducation
Gabon/ Reprise progressive des cours: le Haut-Ogooué emboîte le pas
Après deux mois de grève dans le secteur éducation, sur toute l’étendue du territoire national, des signaux positifs arrivent dans certaines régions quant à la reprise progressive des cours. Après l’Ogooué-Lolo, la Nyanga, l’Ogooué-Maritime, c’est le Haut-Ogooué qui s’y met.
Suite à l’appel de l’administration provinciale de l’éducation nationale, une réunion s’est déroulée, ce 1er février 2026, entre ces derniers et les représentants du corps professoral. À la fin de celle-ci, les enseignants de cette partie du pays ont décidé de reprendre les cours le lundi 2 février, mettant partiellement fin à leur mouvement d’humeur jusqu’à nouvel ordre.

Le gouvernement a donné satisfaction à plusieurs revendications des enseignants, ce qui a causé la reprise de cours dans certains établissements du pays. Au micro de nos confrères, Jean Romano LOUBALOUBA et de Fabrice LEMBOUMBA, Alain LEKOUANGOYE, chef de la circonscription scolaire Haut-Ogooué sud a déclaré : « il est question pour nous de lancer un appel à la responsabilité individuelle, que chacun est conscient qu’en ce moment, le mieux serait d’éviter l’année blanche qui risquerait de nous faire perdre tous les acquis auquel le gouvernement a déjà consenti.»
Même son de cloche dans le Nyanga où, selon le ministère de l’Education nationale, le CES Moulengui-Binza n’était pas en reste. A Port-Gentil, le Lycée Technique Jean Fidèle OTANDO, la reprise des cours dans l’ensemble des classes est palpable. A Libreville, des établissements à l’instar, du Lycée National Léon Mba, Lycée Paul Indjendjet Gondjout, Lycée d’application Nelson Mandela, Lycée Georges Mabignath se sont vu rouvrir leurs portes.
Professeur d’anglais fondamental et professionnel, par ailleurs porte-parole du mouvement S.O.S Éducation Steeve OBAME ABA’A, au micro de Vox populi 241, a lancé un vibrant appel à ses collègues encore réfractaires, «Personne ne doute de la légitimité de notre cause. Mais seulement, le Président de la République son Excellence, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA pratique une politique prudentielle, dit des petits pas. Celle-ci consiste en la régularisation des problématiques de manière progressive (…)»
Avant d’ajouter, « Je lance un appel à mes collègues afin qu’ils mettent un peu d’eau dans leur vin. Qu’ils regagnent les salles des classes. On est ni en milieu de mandat, ni en fin de mandat pour camper sur nos positions. Alors, donnons un peu de temps au Président de la République.»
Les enseignants réclament par ailleurs, la régularisation des situations administratives, la publication de la liste de bénéficiaires dont près de 4000 dossiers sont toujours en attente. Vianey NAMAT, enseignant du secondaire dans le G2 a affirmé que: « En tant qu’enseignant, je me dis que les problèmes ont été posés, des problèmes réels. Une échéance fixée qui pour fin février nous permettra d’apprécier les premiers fruits. Compte tenu de cela, le message c’est d’inviter l’ensemble des enseignants à regagner les salles de classes le temps pour nous de laisser aux autorités la possibilité de travailler. Ainsi , nous évaluerons la nécessité ou pas de repartir en grève.»

Pendant que les inspecteurs ont débuté, depuis lundi 03 février, des tours dans les établissements scolaires à afin de s’assurer de la reprise effective des cours, le calendrier de l’année académique 2025-2026 a été réaménagé reportant ainsi la fin de l’année au 31 juillet 2026. Ainsi, le 3e trimestre débutera le 30 mars 2026. L’arrêt des notes est pour le 6 juin, tandis que les cours pour les classes sans examens s’achèveront le 19 juin 2026
Éducation
Le Gabon se transforme avec des infrastructures scolaires et universitaires modernisées
Le Gouvernement gabonais poursuit sa stratégie ambitieuse de réforme du secteur éducatif, avec des actions concrètes pour améliorer l’accès, la qualité et les conditions d’apprentissage. De la construction de nouvelles salles de classe à la réhabilitation d’universités et de lycées, en passant par le rétablissement des bourses scolaires, les efforts sont multiples.
Améliorer les conditions d’apprentissage
196 salles de classe ont été construites ou rénovées à travers le pays, réduisant ainsi la surcharge des effectifs et améliorant l’environnement scolaire. Les bourses dans les lycées et collèges ont été rétablies, facilitant la scolarisation et le maintien des élèves issus de familles modestes.
Moderniser les établissements scolaires et universitaires
Les grandes universités nationales, comme l’Université Omar Bongo (UOB), l’Université des Sciences et Techniques de Masuku (USTM) et le Centre Universitaire des Sciences de la Santé (CUSS), sont en pleine réfection. Des lycées et collèges publics, tels que le Lycée Paul Marie Yembit ou le CES Les Lauriers de Moanda, ont également été réhabilités.
Renforcer la formation technique et professionnelle
Le Gouvernement a achevé la réhabilitation de lycées techniques et agricoles, comme le Lycée Technique de Gamba et le Lycée Agricole de Lebamba. L’Institut Pédagogique National a été réhabilité pour renforcer la formation des enseignants. L’objectif est de réorienter les formations vers les secteurs porteurs (agriculture, bois, numérique, industrie) pour corriger l’inadéquation formation-emploi.
Construire et réhabiliter les infrastructures éducatives
Plusieurs écoles et lycées publics ont été construits, notamment le Lycée de l’Excellence et Internat du CTRI (Akanda) et l’École publique de Bikélé Ziwack. Des internats, bâtiments administratifs et complexes scolaires ont été réhabilités et étendus.
Ces actions traduisent une approche intégrée : accès élargi, qualité améliorée, pertinence des formations et équité sociale renforcée. Le Gabon investit dans son avenir en misant sur l’éducation.
Éducation
Gabon : Lycée technique national Omar Bongo/ le prix de l’uniforme imposé à 21 000 FCFA déclenche une grève totale des élèves
Suivant des informations sur les réseaux sociaux, les élèves du Lycée technique national Omar BONGO (LTNOB) d’Owendo ont déclenché depuis quelques jours, un mouvement d’humeur, lié à la contestation du prix de l’uniforme imposé par l’administration. Cette mesure imposée sans concertation et jugée coûteuse, ne cesse de soulever plusieurs interrogations de l’opinion, sur les méthodes de gouvernance éducative, de transparence des décisions et de charge financière supportée par les parents d’élèves.
En effet, selon les témoignages en ligne, cette mesure va être appliquée au deuxième trimestre de l’année scolaire en cours. Toutefois sans concertation avec l’associations de parents d’élèves dudit établissement. L’administration imposerait aux élèves l’achat d’une tenue complète chemise, pantalon ou jupe assortie d’un matricule obligatoirement brodé ou imprimé. Cette décision a soulevée des tensions dans un établissement qui compterait environ 3 500 élèves, dont certains seraient orphelins ou issus des familles vivant dans la précarité. Entre accusations de violences en milieu scolaire, exclusions d’élèves contestataires et intervention policière, cette affaire révèle les problématiques récurrentes de gouvernance scolaire et de prise en compte des réalités sociales du panier de la ménagère.
De plus, l’accès aux salles de classe par ces derniers serait conditionnée au port de cette nouvelle tenue commercialisée au prix de 21 000 FCFA. En retenant l’hypothèse d’environ 3500 élèves concernés, l’opération représenterait 73.500.000 FCFA de dépenses cumulées pour les familles. À cela s’ajouterait le matricule estimé à 3 000 FCFA, soit 10.500.0000 FCFA supplémentaires si la totalité des élèves y étaient soumis. Ces derniers déclarent que cette décision n’a pas pris en compte les réalités des différents apprenants, notamment la situation des orphelins, les cas sociaux et des jeunes vivant loin de leurs parents, parfois avec une seule tenue scolaire pour toute l’année.
Au-delà du coût, le matricule ne serait valable que pour une seule année scolaire : en cas de passage en classe supérieure ou de redoublement, une nouvelle tenue serait exigée. Ces éléments, quand bien même non vérifiés de manière officielle, soulèvent plusieurs questions sur les réseaux sociaux: qui serait le fournisseur désigné ? Quelle serait la destination réelle des fonds générés ? En s’appuyant sur ce cas d’autres lycées Techniques de l’intérieur du pays ne pourrait-ils pas suivre cette exemple ? De même, pourquoi imposer une telle dépense en cours d’année, sans effectuer d’analyse au préalable sur l’impact social des familles défavorisées, déjà fragilisées par le coût de la vie chère ?
D’après les mêmes sources, la situation aurait dégénéré lorsque plusieurs élèves auraient été exclus temporairement ou définitivement pour avoir contesté la mesure. Environ 17 élèves d’une classe de terminale auraient même été interpellés, ce qui a déclenché alimentant la colère des élèves, conduisant des attroupements dans la cour, et de barricades érigées quotidiennement aux alentours de l’établissement. L’intervention de forces de sécurité à l’intérieur de l’établissement interrogerait également sur la gestion administrative du LTNOB d’Owendo dans un cadre éducatif censé rester apaisé. Si les faits rapportés demeurent avérés, les familles défavorisées, déjà confrontées à l’inflation, dans différents secteurs ne pourraient logiquement supporter ces nouvelles décisions sans justification, ni de transparence, ainsi qu’un accompagnement juridique lié au droit à l’éducation qui est une loi fondamentale.








