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International

Venezuela : Ruan Guaido démis et inéligible durant 15 ans

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Le président du Parlement vénézuélien Juan Guaido, également chef de file de l’opposition, a été révoqué ce jeudi 28 mars de son poste et déclaré inéligible durant 15 ans pour corruption présumée, ont annoncé les autorités vénézuéliennes.

Le Contrôleur général de la République Elvis Amoroso, chargé de veiller à la transparence de l’administration au Venezuela, a décidé «d’interdire l’exercice de toute fonction élective au citoyen Juan Guaido pour la durée maximum prévue par la loi», a-t-il déclaré à la télévision d’État. Cette durée est de 15 ans, a rappelé le responsable de cet organisme.

«Il n’est pas contrôleur. Il ne l’est pas (…) et il n’existe pas de sanction d’inéligibilité (…) Le Parlement légitime est le seul ayant le pouvoir de désigner un contrôleur», a réagi Juan Guaido, rejetant la sanction et rappelant qu’Elvis Amoroso avait été nommé à ce poste par l’Assemblée constituante, acquise au pouvoir et qui remplace dans les faits le Parlement.

Selon Elvis Amoroso, Juan Guaido ne justifie pas, dans ses déclarations de patrimoine, certaines dépenses réalisées au Venezuela et à l’étranger avec des fonds provenant d’autres pays.

«Il a réalisé plus de 91 voyages hors du territoire pour un coût supérieur aux 310 millions de bolivars (quelque 94.000 dollars au taux actuel), sans justifier l’origine de ces fonds», a expliqué le Contrôleur.

Cet organisme avait annoncé le 11 février l’ouverture d’une enquête visant l’opposant. Il a demandé au parquet d’«exercer les actions correspondantes», sans plus de précision.

L’ancien candidat à la présidentielle de 2013 Henrique Capriles avait été sanctionné de la même façon et déclaré inéligible, ce qui l’avait empêché de se présenter par la suite en 2018.

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Afrique

Le Gabon et la Guinée équatoriale signent un contrat d’échange d’énergie

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L‘audience accordée le 27 janvier 2023, à Libreville par le ministre de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, Oswald Séverin MAYOUNOU à la délégation du Pool énergétique de l’Afrique centrale (PEAC), conduite par son secrétaire permanent, Azarak MOGRO ATADET, s’est soldée par la signature d’un contrat d’échange d’énergie entre le Gabon et la Guinée équatoriale, dans le cadre d’un projet d’interconnexion électrique. En effet, Séverin MAYOUNOU a réitéré la disponibilité des plus hautes autorités du Gabon à la signature dudit contrat d’échange d’énergie entre les États, étant particulièrement conscient du besoin urgent actuel en matière d’énergie dans la région nord du Gabon. Aussi une copie de la lettre formalisant cette position de la partie gabonaise à l’autre partie (Guinée Équatoriale) a été remise séance tenante à la délégation du PEAC, rapportent nos confrères de “Le nouveau Gabon”. Traduction de la volonté des deux États à accélérer la mise en œuvre du projet d’intégration sous-régionale, c’est en 2014 qu’on démarré les discussions portant projet d’interconnexion des réseaux et d’électrification transfrontalière entre la République de Guinée Équatoriale via Ebibeyin et la République du Gabon via Bitam. Ces négociations ont évolué tant et si bien que, 9 ans plus tard, toutes les conditions semblent réunies pour le démarrage imminent des travaux au sein des deux sociétés d’électricité concernées à savoir la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) et la Sociedad de Electricidad de Guinea Ecuatorial (Segesa). Une réunion d’évaluation de la faisabilité du projet devrait se tenir à Brazzaville au entre les deux parties dans la première quinzaine du mois de février 2023. À l’initiative du secrétaire permanent de la PEAC qui veille à la matérialisation du projet.

MEZ

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Afrique

Leader en la matière, le Gabon animera la promotion du Genre dans la Ceeac en 2023

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Le mardi 17 janvier 2023, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Chargé des Droits de l’Homme, Erlyne Antonela NDEMBET DAMAS, a accordé une audience à Yvette KAPINGA NGANDU, Commissaire en charge du département de la Promotion du Genre, du développement humain et social de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC). Entre autres sujets abordés, les deux personnalités ont évoqué des possibilités devant permettre à la CEEAC d’apporter un appui technique au Ministère de la Justice ; quelques semaines avant que le Gabon ne prenne la présidence tournante de la Communauté économique des États de l’Afrique Centrale.

L’entrevue accordée par le Membre du Gouvernement à Yvette Kapinga Ngandu a également été une opportunité de collaboration entre le Gabon et la CEEAC qui a permis de développer l’agenda sous régional qui sera porté au profit de tout l’espace régional.

En effet, Libreville abritera en mars-avril 2023, une conférence sous régionale sur la promotion du genre, protection et participation des femmes dans les instances de gouvernance mondiale et sous régionale. Cette conférence verra la présence des ministres en charge du Genre, les Premières Dames issues des 11 États de la CEEAC. Et, le ministre Gabonais de la Justice aura la responsabilité d’animer le pan Genre au niveau de la sous-région et ce durant la mandature du Gabon, a précisé la Commissaire.

Pour la CEEAC et le Gabon, l’objectif est de bâtir un agenda communautaire autour des problématiques ayant trait au Genre. Mais également, de soulever les problèmes sensibles auxquels les femmes et les jeunes filles font face dans la sous-région tout en tenant compte des progrès réalisés par chaque État, a précisé le Commissaire en charge du département de la Promotion du Genre, du développement humain et social de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC).

Le Gabon est le leader africain des questions de genre et de parité homme/femme. Le pays assure tous leurs droits aux femmes et les protège contre les violences dont elles sont victimes. Sous Ali BONGO ONDIMBA, l’égalité est devenu un enjeu majeur aussi bien pour le développement des droits humains au Gabon, que pour le progrès économique. Dès 2015, le président de la République a institué la « Décennie de la femme gabonaise », une mesure forte, assortie d’une batterie de mesures. Droit des femmes veuves, aide à l’entreprise, accès aux instances de décision… : des acquis solides dont les résultats déjà obtenus depuis cinq ans tendent à prouver que le Gabon réussi sa mutation vers une société où règne l’égalité entre les femmes et les hommes et où les droits des premières sont respectés.

En 2015, le Gabon a créée un Fonds national d’aide sociale (FNAS), destiné à financer les micro-projets des citoyens économiquement faibles, notamment des associations féminines. Et a révisé, la même année, la deuxième partie du Code civil consacrée au droit de la succession de façon notamment à garantir les droits de la veuve et des orphelins, qui pouvaient jusque-là être bafoués. Le « conseil de famille », devenu « conseil successoral », a été révisé dans sa composition pour réserver une place de choix aux héritiers légaux, notamment à la veuve et l’orphelin.

En septembre 2016, la loi n°09/2016 a institué un quota d’accès des femmes et des jeunes aux élections politiques et des femmes aux emplois supérieurs de l’État favorisant la représentativité de ces dernières dans les instances de prise de décision. La même année, a été adoptée la Loi n°10/2016 du 5 septembre 2016, portant sur la lutte contre le harcèlement sexuel en milieu professionnel, garantit la protection maximale de l’intégrité physique et morale des victimes, afin de permettre leur épanouissement en milieu professionnel.

Cette même année 2016, Ali BONGO ONDIMBA lance le Programme « Égalité des Chances », qui offre particulièrement aux femmes, des politiques spécifiques d’appui dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la formation professionnelle ou encore des micro-crédits. Deux ans plus tard, soit le 12 janvier 2018, intervient la révision de la Constitution qui, désormais, énonce clairement le principe de la parité entre les hommes et les femmes, aussi bien au niveau politique que professionnel; suivi le 5 juillet 2019, du décret portant renforcement de la pénalisation de la violence contre les femmes et de la violence sexuelle.

MEZ

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International

La France prépare un média à destination de l’Afrique, pour promouvoir ses actions

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Face à la popularité et la concurrence du soft power chinois et russe, la France voit son image perdre en attractivité sur le continent noir. C’est ainsi que le président français, Emmanuel MACRON, le 1er septembre 2022, a enjoint le ministère des Affaires étrangères de défendre la présence française en Afrique sur les réseaux sociaux.

C’est dans cet esprit que, comme le révèle nos confrères du journal en ligne hexagonal la lettre A, le quai d’Orsay travaille sur la création d’un média vidéo en ligne, inspiré notamment de la chaîne Brut, pour promouvoir les actions de la diplomatie française sur le continent noir. L’initiative intervient au moment où Paris cherche des voies et moyens de faire face aux opérations d’influence étrangères jugées anti – françaises.

Toutefois, le succès d’une telle entreprise n’est pas du tout garanti puisque si la stratégie d’un média lié à sa chancellerie a fonctionné pour la Chine et la Russie sur le sol africain, les médias français présents sur le continent noir sont confrontées à de nombreuses critiques émanant des populations environnantes et, surtout, à des restrictions imposées par certaines autorités.

De plus, ce qui fait la force des médias russes et chinois, sur un plan technique, c’est un ensemble d’accords de partages de contenus signés avec des médias et influenceurs africains. «Pas moins de 4.000 sites en Afrique republient du contenu provenant de médias parrainés par le Kremlin», soutient l’institut sud – africain des affaires internationales (SAIIA)!

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