Economie
Gabon: les agences de placement du personnel ou une escroquerie d’un genre nouveau?
Trouver un stage ou un emploi, lorsque l’on est sur le point de finir ses études ou de décrocher un diplôme, n’est pas chose très aisée, les entreprises ayant pris l’habitude d’exiger des profils ayant un certain nombre d’années d’expérience. Devant cette situation, de nombreux jeunes diplômés se tournent vers les agences de recrutement pour faciliter leur intégration. Toutefois, force est de constater que ces structures ne jouent, pas toujours, franc-jeu avec ceux qui les sollicitent.
Ces agences de placement du personnel sont, souvent, tenues par des particuliers, qui recherchent des candidats pour le compte d’une entreprise partenaire. Certaines d’entre elles usent de moyens peu orthodoxes et profitent de la vulnérabilité psychologique qu’affichent plusieurs demandeurs, lassés de démarches personnelles infructueuses.
«De nos jours, ce n’est pas facile de trouver un stage, un emploi. On a recours aux agences par désespoir et, ils nous rassurent mais finissent par nous escroquer, vu qu’ils ne remboursent rien», témoigne Alice, une cliente désabusée, selon des propos recueillis par nos confrères de “Gabon Matin” (N° 1 855).
Et un autre jeune, Anatole BOULINGUI, titulaire d’une licence en comptabilité, de renchérir: «Quelques mois après le dépôt de mon dossier au sein de leur structure et après avoir payé les frais, ils m’ont appelé pour passer un entretien qui a été soldé par un contrat de travail signé dans les bureaux de l’agence. Les jours qui ont suivi la signature, j’ai commencé le travail. Enthousiaste d’avoir eu du boulot, je n’avais pas été informé qu’ils allaient me retirer 30 % de mon salaire … ».
Anatole précise que dès que l’entreprise demandeuse a su que l’agence de placement soutire de l’argent aux candidats placés chez elle, en plus du pourcentage qu’elle versait, elle a rompu le contrat, souhaitant, probablement, ne pas être associée à ce genre de pratiques. De source concordante, les contrats ne seraient pas clairement définis, au préalable, ce qui, cause multiples tracas à l’employé, en cas de contentieux.
Technologie
Libreville: le lycée Léon Mba doté d’une « salle interconnectée » pour une école plus inclusive et moderne
Le Lycée National Léon MBA (LNLM) a abrité le mercredi 3 décembre 2025 le lancement officiel du projet pilote de «salle interconnectée», une initiative ambitieuse visant à moderniser l’enseignement secondaire au Gabon. Fruit d’un partenariat stratégique entre Moov Africa Gabon Télécom, le géant technologique Huawei et les autorités gabonaises en charge de la digitalisation, ce projet entend révolutionner l’accès à l’éducation dans le pays.

La salle de classe connectée, baptisée IdeaHub, est équipée de technologies de pointe : un écran interactif permettant des interactions dynamiques, des outils audio-visuels performants et un accès à Internet haut débit. Mais l’innovation majeure réside dans sa capacité à interconnecter les établissements scolaires à travers le Gabon. Les lycées situés en province pourront ainsi assister en direct aux cours dispensés à Libreville, contribuant à réduire les inégalités d’accès à une éducation de qualité.
« Ce projet marque un tournant vers une école moderne, connectée et inclusive », ont souligné les autorités, insistant sur la nécessité de pallier le manque de ressources pédagogiques dans certaines régions. Grâce à cette initiative, les élèves des zones les plus reculées bénéficieront des mêmes contenus interactifs et en temps réel que ceux de la capitale, indépendamment de leur localisation géographique.

Cette expérimentation pilote est perçue comme une étape clé dans la transformation digitale du système éducatif gabonais, avec l’espoir de stimuler l’engagement des élèves et d’améliorer les résultats scolaires. Les partenaires du projet visent à étendre progressivement ce modèle à d’autres établissements, pour un enseignement plus équitable et adapté aux défis du 21e siècle.
Economie
SIGFIP, le pari digital de la DGB pour des finances publiques optimisées
La Direction Générale du Budget (DGB) a organisé une séance de présentation du Système Intégré de Gestion des Finances Publiques (SIGFIP) ce mardi 2 décembre, à l’intention des Inspecteurs de services, des Directeurs Centraux des Affaires Financières (DCAF) et des équipes métiers. Sous la présidence de Wilfried NZAMBA MANGALA, Directeur Général, l’objectif était de dévoiler les fonctionnalités du module BUDGET de la DGB, qui seront intégrées dans SIGFIP.

L’ambition de SIGFIP ? Digitaliser l’ensemble des processus, de la chaîne des recettes à la dépense publique, pour moderniser les méthodes de travail et atteindre l’orthodoxie budgétaire, un objectif prioritaire selon le Directeur Général : « L’importance du SIGFIP, c’est de restructurer nos processus pour une gestion plus efficace des finances publiques ».

Une initiative qui s’inscrit dans la vision de la Présidence de la République Gabonaise et du Ministère de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargée de la Lutte contre la Vie Chère, pour une gestion transparente et optimisée des finances publiques.
Economie
Gabon: La DGB se déploie sur le terrain, pour proner une administration éco-responsable
Voilà maintenant deux semaines, que la Direction générale du Budget (DGB) a déployé sur le terrain ses équipes, dans le cadre de sa campagne contre le gaspillage des ressources intitulée “l’administration publique, pionnière de l’eco-responsabilité”. À la rencontre des personnels de ladite administration, installés dans la capitale, les agents sensibilisateurs informent des gestes du quotidien, qui rappellent que «Gaspiller l’énergie, c’est gaspiller nos ressources», en plus que «chaque watt / goutte (d’eau) coûte à l’État».


En effet, les équipes de la Direction générale du Budget sillonnent les administrations publiques. Allant à la rencontre des agents, qui accueillent avec un véritable enthousiasme l’essence de ce message. Non sans marquer leur adhésion à la campagne initiée par le ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, Chargé de la Lutte Contre la Vie Chère.

Engagée dans un contexte de réduction de dépenses publiques, cette action révèle la nécessité de promouvoir les comportements responsables et durables au sein des ministères, dont les consommations d’eau et d’électricité représentent une part importante des
charges récurrentes de l’État, estimée à plusieurs milliards de FCFA par an. Les premiers retours constatés au fil des échanges laissent entrevoir l’espoir d’une adoption rapide des bons gestes. Les rencontres qui se poursuivent seront davantage révélatrices de l’adhésion des agents de l’État, à contribuer de manière plus active à l’assainissement du budget de l’État.








