Société/Environnement
Le Gabon homologue le passeport biométrique sous – régional
Le dimanche 15 mai 2022, à l’hôtel Nomad, le ministre de la Défense nationale, Félicité ONGOUORI NGOUBILI, assurant l’intérim du Ministre de l’Intérieur, Lambert Noël MATHA, a présidé la cérémonie d’homologation du passeport biométrique de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC). Dernier pays à l’adopter dans la sous-région, il vient concrétiser l’effectivité de la libre circulation dans ladite zone.
La cérémonie de présentation du rapport d’homologation a été rehaussée par la présence du Président de la commission de la CEMAC, Daniel ONA ONDO, le ministre des Affaires étrangères, Michael MOUSSA ADAMO, du chef du Bureau des Nations Unies pour les réfugiés et plusieurs autres personnalités. Ce passeport, qui intègre les technologies les plus récentes en la matière, est très sécurisé et sera délivré aux premiers demandeurs dans les tous prochains jours.
«Nous sommes très heureux de procéder, aujourd’hui, à l’homologation du passeport biométrique CEMAC du Gabon», s’est réjoui Daniel ONA ONDO, en présence de nos confrères de “Gabonactu.com”, avant de poursuivre, «les responsables de la Direction générale de la documentation et de l’immigration (DGDI) ont l’obligation de fournir un document sécurisé et infalsifiable qui répond aux normes de l’Organisation de l’Aviation Civile et Commerciale (OACI) et de la Police Internationale (INTERPOL) et qui soit conforme aux textes de la communauté».
Le Gabon était, jusque – là, le seul pays de la CEMAC à n’avoir pas mis sur pied cet instrument d’intégration sous – régionale. Il est, cependant, important de préciser que les passeports ordinaires restent valables jusqu’à leur expiration. Au renouvellement de ceux – ci, ils seront estampillés CEMAC.
Société/Environnement
Transgabonais: modernisation & sécurisation de la ligne ferroviaire
[D]epuis quelques mois, les voyageurs du Transgabonais constatent des retards, des ralentissements ou des ajustements d’horaires sur leur temps de voyages. Dans un pays où le train le seul lien entre certaines provinces, les villages et les familles, ces perturbations ont un impact direct sur le trajet. Ces perturbations s’expliquent principalement par les travaux du Programme de Modernisation et de Sécurisation de la voie ferrée (PMS), engagés depuis le 24 novembre 2025 et prévus jusqu’à fin 2028 et avant ça du Plan de remise à niveau (PRN).

Ce projet de grande envergure a pour but de renforcer de manière durable la sécurité de la ligne ferroviaire.
La Société d’Exploitation du Transgabonais (SETRAG) a un objectif clair : faire comprendre aux voyageurs que ces travaux, bien qu’ils soient contraignants aujourd’hui, ont pour objectif principal d’améliorer leurs conditions de voyage demain.
« Ces interventions ne sont pas menées pour compliquer la vie des voyageurs, mais pour prévenir les incidents, renforcer la sécurité et rendre la ligne plus fiable », rappelle Christian Magni, Directeur général.
À l’issue du PMS, les bénéfices attendus pour les usagers sont multiples notamment :
- Meilleure ponctualité, grâce à une infrastructure plus robuste et moins sujette aux incidents ;
- Réduction des risques d’accidents, notamment dans les zones dites instables
- Réduction temps de parcours, avec moins d’arrêts imprévus ;
- Meilleur confort de voyage, lié à une circulation plus fluide et sécurisée.
Au-delà du transport des voyageurs, le train assure l’acheminement des principales ressources nationales notamment le manganèse et le bois vers le port d’Owendo, tout en ravitaillant les provinces de l’intérieur en produits de première nécessité.
Toute perturbation ou retard dans le transport des marchandises entraîne des répercussions directes sur l’approvisionnement des localités desservies, pouvant entraîner des tensions sur les marchés et une hausse des prix. À l’inverse, l’amélioration de la fluidité du fret ferroviaire favorise une meilleure disponibilité des produits, soutient l’activité économique et renforce l’efficacité globale du service ferroviaire, au bénéfice des opérateurs économiques comme des passagers. Améliorer la fluidité du trafic ferroviaire, c’est donc sécuriser les déplacements des passagers, mais aussi stabiliser l’économie locale dont dépendent directement les populations.
Le réseau ferroviaire gabonais traverse des zones géographiques complexes, marquées par l’humidité permanente, les fortes pluies, l’érosion des sols et l’usure naturelle des infrastructures. Le Programme de Modernisation et de Sécurisation de la Voie vise à anticiper ces contraintes en remplaçant des rails vieillissants, en renforçant les zones sensibles et en modernisant des tronçons entiers de la voie.
Ces interventions, souvent peu visibles, imposent néanmoins des mesures de sécurité strictes : ralentissements, passages à voie unique, réduction temporaire du nombre de trains. Des contraintes indispensables pour protéger à la fois les équipes techniques et les voyageurs.
Consciente des désagréments, SETRAG a fait de la sensibilisation des usagers une priorité. En gare d’Owendo, Ntoum, Ndjolé, Lastourville ou Franceville, les agents expliquent directement aux voyageurs les raisons des perturbations. À bord des trains, des échanges humains permettent d’instaurer un dialogue franc.
Expliquer pourquoi un ralentissement est imposé pour sécuriser une zone ou protéger des équipes en intervention change la perception du voyage. « Quand on explique, les voyageurs comprennent que ces efforts sont faits pour leur sécurité », confient plusieurs agents.
Sous la pluie, dans la chaleur ou en pleine forêt, les équipes voie travaillent parfois dans des conditions difficiles pour garantir la sécurité de tous. Sensibiliser, c’est aussi rappeler que ces femmes et ces hommes œuvrent chaque jour pour permettre aux passagers de voyager dans de meilleures conditions.
Oui, les travaux perturbent le trafic aujourd’hui ; mais ils sont indispensables pour éviter les incidents demain, améliorer la qualité du service et construire un chemin de fer plus moderne.
Société/Environnement
Ndjolé /Beyond-Création d’emploi: la Setrag au chevet des commerçants locaux à travers des AGR
[À] Ndjolé, la Setrag a clôturé, le 30 janvier 2026, une session de formation en Activités Génératrices de Revenus (AGR) destinée aux communautés locales. Cette initiative s’inscrit dans le programme Beyond – Création d’emploi, qui vise à renforcer l’autonomisation économique et la création de valeur partagée le long du Transgabonais.

Engagée aux côtés des communautés riveraines pour la création de valeur partagée, la Setrag a procédé, le vendredi 30 janvier 2026 à Ndjolé, à la clôture de la formation en Activités Génératrices de Revenus (AGR) intitulée « Formation et accompagnement de l’autonomisation des communautés ».
Déployée depuis 2023 dans le cadre du programme Beyond
– Création d’emploi, cette initiative a déjà été mise en œuvre dans plusieurs localités du pays, notamment Franceville, Lastourville, Booué, Lopé et Oyan.
Elle vise à renforcer les capacités des entrepreneurs et commerçants locaux, acteurs essentiels de l’économie de proximité, tout en contribuant à la structuration durable du tissu économique local.
Pour la cohorte 2025, la localité de Ndjolé, déjà bénéficiaire du programme en 2023 et 2024 au profit des habitants de Ndjolé-Gare, a été retenue à nouveau afin d’étendre la formation aux résidents de Ndjolé-Centre.
La formation, première phase du programme Beyond, a porté sur les Activités Génératrices de Revenus (AGR), l’entrepreneuriat et la formalisation d’associations. Elle a été réalisée avec l’appui technique du cabinet Continuum Learship, expert en renforcement des capacités en leadership, développement personnel, éducation financière et entrepreneuriat.
Du 26 au 30 janvier 2026, au sein de la mairie de Ndjolé, 17 bénéficiaires ont ainsi été formés autour de plusieurs thématiques clés, notamment la confiance en soi et le leadership, la gestion du budget, l’épargne et la bancarisation, la création, la légalisation et le fonctionnement d’une association, ainsi que l’identification, la formulation et la structuration d’une Activité Génératrice de Revenu AGR, ponctuées par un atelier de formulation de projets.
Ces sessions de formation interactives ont favorisé les échanges d’expériences et le partage de bonnes pratiques entre les participants.
La cérémonie de clôture, marquée par la remise d’attestations aux bénéficiaires, s’est déroulée en présence des autorités locales, dont Monsieur Jean Blaise Eyeghe Ollame, Premier maire adjoint de la commune de Ndjolé, des autorités militaires de la ville, ainsi que d’un représentant de la Setrag.
Dans son intervention, le Premier maire adjoint a rappelé que les attestations reçues constituent avant tout une base de connaissances, invitant les bénéficiaires à mettre en pratique les acquis du programme afin de générer un impact réel et durable au profit de la communauté.
Il a également annoncé la mise à disposition de trois box commerciaux appartenant à la municipalité, destinés à accompagner la structuration et la pérennisation des activités commerciales locales.
Avant le lancement du programme Beyond, la Setrag menait déjà à Ndjolé et le long du Transgabonais plusieurs actions de responsabilité sociétale, notamment des campagnes de sensibilisation à la sécurité ferroviaire, des actions de proximité avec les communautés riveraines et des initiatives sociales en faveur du développement local. Le programme Beyond vient ainsi renforcer ces actions en apportant une réponse structurée aux enjeux économiques des populations locales.
À travers le programme Beyond, la Setrag réaffirme son rôle d’entreprise citoyenne et responsable, engagée aux côtés des collectivités et des populations pour promouvoir l’autonomisation économique, le développement local et l’inclusion sociale le long du Transgabonais.
Société/Environnement
Grand Libreville/ Régularisation foncière à Essassa: la SNI échange avec les populations
[À] la suite du lancement officiel de l’opération de régularisation foncière par le Ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays MOUISSI, le Directeur Général de la Société Nationale Immobilière (SNI), Jean Pierre ONDOUNDA, accompagné de ses équipes, a rencontré, ce lundi 6 février 2026, les populations du quartier Essassa. Cette rencontre d’échanges avait pour objectif principal d’informer les habitants sur le processus de régularisation foncière engagé, en leur présentant les différentes étapes, les conditions à remplir ainsi que les administrations impliquées dans la procédure.

Elle a également permis de répondre aux nombreuses préoccupations soulevées par les résidents, notamment en ce qui concerne les délais, les documents requis et le rôle de chaque acteur institutionnel.
À cette occasion, la SNI a tenu à clarifier son rôle dans cette opération, en rappelant sa mission d’aménageur public et son engagement à accompagner l’État dans la sécurisation foncière des populations installées sur ses sites. Les échanges ont aussi permis de mieux distinguer les responsabilités respectives de la SNI et des autres administrations concernées.

Par cette démarche de proximité, la Société Nationale Immobilière réaffirme sa volonté de favoriser un climat de confiance, de transparence et de dialogue permanent avec les populations, condition essentielle à la réussite de cette opération de régularisation foncière à fort impact social.








