Economie
Gabon: le gouvernement présente les avancées du pivot économique du PAT
Ce 3 mars 2022 s’est tenue, aux environs de 9h, à la salle de conférence du ministère de l’Agriculture, la 1ère journée des matinales du Plan d’accélération de la transformation (PAT). Cette rencontre, qui a vu la participation de nombreux membres du Gouvernement avait pour objectif de présenter les réalisations du pivot économique. Durant les échanges, le Ministre de la Fonction publique, Madeleine BERRE, a officié en tant que modératrice, tandis que ses collègues présentaient les avancées des différents projets du PAT dans leurs secteurs respectifs.
Présents à cette séance de restitution, les ministres de l’Agriculture, Biendi MAGANGA MOUSSAVOU, du Pétrole, Vincent de Paul MASSASSA et du ministre délégué aux Eaux et forêts, Charles MVE ELLA ont présenté un point d’étape des actions menées dans départements ministériels. Pour ce qui concerne les secteurs du pétrole et du gaz, lla tutelle Vincent de Paul MASSASSA a soutenu que de nombreux investissements été réalisés pour maintenir le niveau de la production du pétrole, tout en élaborant un cadre réglementaire et fiscal adapté. En effet, l’exploitation pétrolière contribue à plus de 70% au budget de l’Etat. Il est également prévu d’ouvrir le marché du pétrole et du gaz gabonais à des PME nationales, pourvu qu’elles s’arriment aux standards internationaux.
La filière bois, développée par Charles MVE ELLA a mis en exergue la création d’une quinzaine de milliers d’emplois «malgré le contexte de crise sanitaire. Nous avons également mis sur pied un instrument qui nous permet d’identifier tous les exploitants de nos forêts ».En outre, le ministre délégué a fait remarquer que grâce à ce moyen de traçabilité, les agents de son département ministériel sont parvenus à découvrir que des coupes de bois s’opéraient de manière irrégulière. de manière plus explicite, a-t-il indiqué, «des coupes qui devaient avoir lieu en 2030 se sont opérées en 2020».
S’en est suivi l’intervention du chef de l’Agriculture, Biendi MAGANGA MOUSSAVOU, qui a rappelé la création de surfaces agricoles dans cinq provinces du pays. «Nous avons réussi à avoir 75.000 hectares de parcelles agricoles qui sont en cours d’exploitation (…) il est de notre responsabilité de former des jeunes aux métiers de la pêche. C’est pour cette raison que 2.600 jeunes seront formés sur 5 ans à compter de ce mois de mars ».
Le ministre de l’Agriculture a dit vouloir mettre l’accent sur «la gabonisation des métiers de la pêche», arguant du fait que ce secteur est dominé, en quasi-totalité, par des expatriés. Son intervention a marqué la fin de cette première journée des matinales du PAT, qui s’est achevée sur une note positive. C’est tout ce que l’on espère pour la seconde journée de ces matinales, qui aura lieu le lundi 7 mars prochain, avec d’autres membres du gouvernement qui viendront à leur tour présenter l’évolution des projets du PAT dans leurs départements.
Economie
Charles MBA au FGIS, OLIGUI NGUEMA, fait le pari de l’expérience & de la compétence
A la faveur du Conseil des ministres du vendredi 22 Mai 2026, l’ancien ministre des Comptes publics, Charles MBA EKOME a été nommé Président du conseil d’administration (PCA) du Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS). Cette nomination marque le retour d’un homme expérimenté, un expert économiste et financier à la tête d’une institution devenue centrale pour accélérer la transformation et la diversification de notre économie.
Est- ce le fruit d’un parcours remarquable datant de plusieurs décennies dans la gestion de l’Etat? Cette confiance renouvelée du chef du Gouvernement, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA est liée sa discipline budgétaire, sa volonté de servir son pays, mais également avec de grandes compétences en économie, finance et comptabilité publique. Ce qui est en parfaite adéquation avec la mission principale de cette institution dont il aura la charge, notamment de catalyser les investissements durables pour diversifier l’économie gabonaise et réduire sa dépendance au pétrole.
Septuagénaire, il est considéré comme l’un des profils les plus expérimentés de l’économie et des finances publics. Le nouveau PCA est un expert-comptable de formation, avec une longue carrière comme le bras dans l’audit et la finance au sein de grands groupes internationaux, tels t Elf, Total Energies et Price water house Coopers entre 1983 et 2005. Par la suite, il a été Directeur des marchés publics du Gabon (2005-2006), puis ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances, du Budget et de la Privatisation (2006-2009). Élu sénateur du Woleu en 2008, il a exercé ce mandat jusqu’en 2015, siégeant notamment à la Commission des finances. Il est nommé ministre des Comptes publics en septembre 2023 dans le gouvernement de la transition, où il a intervenu sur les questions de discipline budgétaire et de gestion des finances publiques.
À son arrivée au ministère des comptes publics, la dette de l’Etat s’élevait à 7 288 milliards de FCFA, soit environ 58 % du produit intérieur brut Intérieur brut. Sous son inspiration, un important travail de restructuration et de gestion optimisée de la dette a été engagé. À la fin de l’année 2024, elle a été ramenée à 7 208 milliards de FCFA, avant de poursuivre sa décroissance pour atteindre un taux d’endettement estimé à environ 54 % du PIB au cours de l’année 2025. L’expertise du nouveau PCA du FGIS ne se mesure pas seulement par son expérience mais à celle des chiffres. Son passage à la tête du ministère des Comptes publics a été marqué par des réalisations concrètes, dans un contexte où les finances publiques étaient fragilisées et tout proche de la rupture.
Respecté, travailleur et rigoureux, Charles MBA est un modèle pour la relève, un phare qui éclaire indéniablement le chemin de la jeunesse. On ne peut seulement le qualifier d’Administrateur de crise. De même, c’est aussi un homme soucieux de transmettre son savoir-faire à la génération future. Tout au long de ses hautes fonctions ministérielles et institutionnelles, il a œuvré pour la mise en place de réformes structurelles durables, celles qui ne profitent pas seulement au présent mais préparent l’avenir.
A son nouveau poste, il aurait pour mission de superviser la stratégie du fonds et d’accompagner le déploiement des investissements publics dans des secteurs jugés prioritaires. Il présiderait le conseil d’administration de cet organisme au moment où le Gabon souhaite élargir les missions du FGIS avec la création prévue de six mécanismes sectoriels couvrant l’énergie et l’eau, la pêche et l’aquaculture, l’habitat, les infrastructures, l’agriculture ainsi que les mines.
Economie
CEMAC /Finances publiques: le FMI tire la sonnette d’alarme
A l’approche des réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), prévues du 13 au 18 avril 2026 à Washington, une note interne du FMI vient raviver les inquiétudes sur la trajectoire économique de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Selon des informations révélées par Africa Intelligence, ce document confidentiel dresse un diagnostic particulièrement sévère de la situation budgétaire et monétaire des six pays de la zone.
Le Cameroun, le Congo, le Gabon et la Guinée équatoriale doivent conclure de nouveaux programmes avec le FMI. Ces accords conditionnent également la poursuite des financements déjà engagés au profit du Tchad et de la République centrafricaine, dont les derniers décaissements ont été bloqués en raison de déséquilibres persistants.
Economie
OLIGUI NGUEMA échange avec le PDG de la CORIS Banque, déterminée à simplanter au Gabon
[L]e Président de la République, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, a accordé une audience, ce 19 Février 2026, à Idrissa NASSA, Président Directeur Général de CORIS Banque, accompagné des membres de sa délégation et du ministre gabonais de l’Économie et des Finances, Thierry MINKO. En introduction, tout en leur souhaitant la bienvenue, le Chef de l’État s’est réjoui de l’attrait manifesté par CORIS Banque pour le Gabon. Il a salué la volonté affirmée du groupe bancaire de s’implanter dans notre pays et d’accompagner le Gabon dans le financement des projets structurants prioritaires à travers l’ensemble du territoire national.

Créée au Burkina Faso, CORIS Banque s’est progressivement imposée comme un groupe bancaire de référence en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Portée par une vision panafricaine et une expertise reconnue dans le financement des entreprises, des PME/PMI et des particuliers, elle est aujourd’hui présente dans plusieurs pays du continent, notamment au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Togo, au Bénin, au Sénégal, au Niger et en Guinée-Bissau, contribuant activement au financement des économies nationales et à l’inclusion financière. Justement, au début de la semaine en cours, la banque a procédé au lancement officiel, à Conakry, de sa monnaie électronique appelée « Coris Money » . Ceci dans le but de faciliter les transactions financières pour la population guinéenne en général et pour sa clientèle en particulier.
L’installation prochaine de CORIS Banque au Gabon constitue une preuve tangible de l’attractivité du marché gabonais et de la confiance renouvelée des investisseurs internationaux dans les perspectives économiques de notre pays. Cette implantation vient enrichir le paysage bancaire national, renforcer la concurrence et diversifier l’offre de services financiers au bénéfice des opérateurs économiques et des populations. Au cours des échanges, Monsieur Idrissa NASSA a réaffirmé l’engagement de son groupe à s’inscrire durablement dans le tissu économique gabonais, en accompagnant les politiques publiques de développement et en soutenant les initiatives privées créatrices de valeur. Il a notamment souligné la volonté de CORIS Banque de contribuer au financement des secteurs prioritaires identifiés par le Gouvernement, en cohérence avec les ambitions de transformation et de diversification de l’économie nationale.
L’implantation de CORIS Banque au Gabon devrait également générer des emplois directs et indirects, participer au renforcement des compétences locales et contribuer à la dynamisation du secteur financier national, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de financement de l’économie locale. Cette audience traduit la volonté des plus hautes autorités de la République de promouvoir un environnement des affaires attractif, stable et propice aux investissements structurants, au service du développement économique et social du Gabon.








