Economie
Mobile Money : plus de 2 millions de comptes ouverts au Gabon
Selon un rapport de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), intitulé “Les services de paiement en monnaie électronique dans la CEMAC en 2020”, les transactions par monnaie électronique, sur le territoire national, ont progressé de 346% au cours des cinq (5) dernières années. Passant de 596 milliards de Fcfa en 2016 à plus de 2062 milliards de francs CFA en 2020.
Cette belle performance est due à la hausse des comptes de paiement pour les transactions électroniques au cours de ces dernières années, car ils sont passés de 2,3 millions en 2019 à 2,7 millions en 2020. Une hausse qui s’explique aussi par l’accroissement des distributeurs et souscripteurs aux services mobile money. Des chiffres qui devraient avoir augmenté en 2021, en raison du Coronavirus.
Avec une population, évaluée à 1,8 million d’habitants, ça fait plus d’un compte mobile money par tête. S’agissant de l’évolution de l’encours de la monnaie électronique, il se fixe à plus de 29 milliards de francs CFA, contre près de 26 milliards en 2019. Selon la BEAC, l’interopérabilité promue depuis quelques années par le Gouvernement interbancaire monétique de l’Afrique Centrale (GIMAC) a également favorisé cette vulgarisation des paiements électroniques à quoi il convient d’ajouter les transferts à l’étranger.
D’après le ministère de l’Economie et de la Relance, le volume de dépôts de mobile money a atteint 871 milliards de francs CFA en 2020 au Gabon. Le volume de paiement de téléphonie mobile a été multiplié par 6 en une seule année, allant de 55 milliards de francs CFA en 2019 à 353 milliards de francs CFA en 2020. Toutefois, le Gabon demeure loin derrière le Cameroun, considéré comme la locomotive économique de la région Afrique Centrale, qui enregistre, à lui tout seul 19,5 millions de comptes, soit 64,8% du total.
Ce qui représente trois fois plus de comptes que le Congo Brazzaville (7,1 millions) et dix fois plus que le Gabon. D’un point de vue général, les indicateurs font état d’une évolution positive dans tous les pays de la sous – région, excepté le Tchad, qui a connu une baisse de transaction de 19,22% au cours des deux (2) dernières années. L’adoption des services de mobile money a fortement augmenté dans la zone CEMAC, ce qui renforce l’inclusion financière et décentralise le secteur bancaire traditionnel. Les populations les plus éloignées ont désormais accès aux services financiers.
Technologie
Libreville: le lycée Léon Mba doté d’une « salle interconnectée » pour une école plus inclusive et moderne
Le Lycée National Léon MBA (LNLM) a abrité le mercredi 3 décembre 2025 le lancement officiel du projet pilote de «salle interconnectée», une initiative ambitieuse visant à moderniser l’enseignement secondaire au Gabon. Fruit d’un partenariat stratégique entre Moov Africa Gabon Télécom, le géant technologique Huawei et les autorités gabonaises en charge de la digitalisation, ce projet entend révolutionner l’accès à l’éducation dans le pays.

La salle de classe connectée, baptisée IdeaHub, est équipée de technologies de pointe : un écran interactif permettant des interactions dynamiques, des outils audio-visuels performants et un accès à Internet haut débit. Mais l’innovation majeure réside dans sa capacité à interconnecter les établissements scolaires à travers le Gabon. Les lycées situés en province pourront ainsi assister en direct aux cours dispensés à Libreville, contribuant à réduire les inégalités d’accès à une éducation de qualité.
« Ce projet marque un tournant vers une école moderne, connectée et inclusive », ont souligné les autorités, insistant sur la nécessité de pallier le manque de ressources pédagogiques dans certaines régions. Grâce à cette initiative, les élèves des zones les plus reculées bénéficieront des mêmes contenus interactifs et en temps réel que ceux de la capitale, indépendamment de leur localisation géographique.

Cette expérimentation pilote est perçue comme une étape clé dans la transformation digitale du système éducatif gabonais, avec l’espoir de stimuler l’engagement des élèves et d’améliorer les résultats scolaires. Les partenaires du projet visent à étendre progressivement ce modèle à d’autres établissements, pour un enseignement plus équitable et adapté aux défis du 21e siècle.
Economie
SIGFIP, le pari digital de la DGB pour des finances publiques optimisées
La Direction Générale du Budget (DGB) a organisé une séance de présentation du Système Intégré de Gestion des Finances Publiques (SIGFIP) ce mardi 2 décembre, à l’intention des Inspecteurs de services, des Directeurs Centraux des Affaires Financières (DCAF) et des équipes métiers. Sous la présidence de Wilfried NZAMBA MANGALA, Directeur Général, l’objectif était de dévoiler les fonctionnalités du module BUDGET de la DGB, qui seront intégrées dans SIGFIP.

L’ambition de SIGFIP ? Digitaliser l’ensemble des processus, de la chaîne des recettes à la dépense publique, pour moderniser les méthodes de travail et atteindre l’orthodoxie budgétaire, un objectif prioritaire selon le Directeur Général : « L’importance du SIGFIP, c’est de restructurer nos processus pour une gestion plus efficace des finances publiques ».

Une initiative qui s’inscrit dans la vision de la Présidence de la République Gabonaise et du Ministère de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargée de la Lutte contre la Vie Chère, pour une gestion transparente et optimisée des finances publiques.
Economie
Gabon: La DGB se déploie sur le terrain, pour proner une administration éco-responsable
Voilà maintenant deux semaines, que la Direction générale du Budget (DGB) a déployé sur le terrain ses équipes, dans le cadre de sa campagne contre le gaspillage des ressources intitulée “l’administration publique, pionnière de l’eco-responsabilité”. À la rencontre des personnels de ladite administration, installés dans la capitale, les agents sensibilisateurs informent des gestes du quotidien, qui rappellent que «Gaspiller l’énergie, c’est gaspiller nos ressources», en plus que «chaque watt / goutte (d’eau) coûte à l’État».


En effet, les équipes de la Direction générale du Budget sillonnent les administrations publiques. Allant à la rencontre des agents, qui accueillent avec un véritable enthousiasme l’essence de ce message. Non sans marquer leur adhésion à la campagne initiée par le ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, Chargé de la Lutte Contre la Vie Chère.

Engagée dans un contexte de réduction de dépenses publiques, cette action révèle la nécessité de promouvoir les comportements responsables et durables au sein des ministères, dont les consommations d’eau et d’électricité représentent une part importante des
charges récurrentes de l’État, estimée à plusieurs milliards de FCFA par an. Les premiers retours constatés au fil des échanges laissent entrevoir l’espoir d’une adoption rapide des bons gestes. Les rencontres qui se poursuivent seront davantage révélatrices de l’adhésion des agents de l’État, à contribuer de manière plus active à l’assainissement du budget de l’État.








