Economie
Covid-19: le Gabon envisage un nouvel emprunt de 15 milliards de Fcfa pour financer son plan de riposte
Après un premier emprunt réalisé auprès de la Banque de développement des Etats d’Afrique centrale (BDEAC) à hauteur de 15 milliards de Fcfa, dans le cadre du financement du plan de riposte de la Covid-19. Le Conseil des ministres du 17 décembre 2021 a donné son accord au ministre de l’Economie, Nicole ROBOTY MBOU pour solliciter à nouveau auprès de l’institution bancaire un nouvel emprunt de 15 milliards de Fcfa. Le montant sollicité devra cette fois encore, permettre au gouvernement de financer sa stratégie de riposte contre la Covid-19.
Depuis l’arrivée de la pandémie de la Covid-19 au Gabon, les autorités n’ont eu de cesse de multiplier des aides financières pour optimiser la riposte sanitaire. Pour la BDEAC, il s’agira là du 3e financement octroyé au pays pour soutenir sa lutte contre la Covid-19. Après un premier emprunt d’un montant de 15 milliards de Fcfa, accordé en janvier 2021, pour accompagner la mise en place de la campagne de vaccination au Gabon, puis un second du même montant il y a deux mois, pour contribuer aux efforts du Gouvernement Gabonais dans la lutte contre la pandémie et limiter les effets de la 3e vague sur l’économie.
Cette fois encore, le gouvernement envisage de renouveler un emprunt de 15 milliards de Fcfa auprès de l’institution financière de la sous région, à nouveau «destiné au financement partiel de la stratégie de riposte contre la Covid-19», précise le communiqué final du conseil des ministres. Celui-ci, qui interviendra en 2022 portera à 45 milliards le montant octroyé par la BDEAC au Gabon dans sa lutte contre la Covid-19. Non sans oublier le soutien financier de 4 milliards de Fcfa accordé en juin 2020 pour aider les petites et moyennes entreprises, à développer leurs activités en dépit de cette pandémie.
Pour la signature du dernier accord octroyé, le Président de la Banque, Fortunato-Ofa MBO NCHAMA, avait espéré qu’ «avec le financement mis en place par la BDEAC, les dernières marches en vue d’une sortie de crise sanitaire devraient être franchies plus facilement». Mais en dépit d’une tendance baissière constaté au Gabon, avec seulement quelques dizaines de cas positifs au cours des derniers jours, le pays reste sous la menace du nouveau variant “Omicron”, qui sévit déjà dans d’autres pays du continent.
Sur le plan économique, l’État qui jouit d’une viabilité d’émetteur crédible dispose tout de même d’un encours de sa dette qui dépasse les 70% du PIB. Contractant de manière continue des emprunts auprès des partenaires financiers régionaux et internationaux, ceux-ci ne seraientt-il pas de nature à le contraindre à vivre sous le poids de la dette?
Technologie
Libreville: le lycée Léon Mba doté d’une « salle interconnectée » pour une école plus inclusive et moderne
Le Lycée National Léon MBA (LNLM) a abrité le mercredi 3 décembre 2025 le lancement officiel du projet pilote de «salle interconnectée», une initiative ambitieuse visant à moderniser l’enseignement secondaire au Gabon. Fruit d’un partenariat stratégique entre Moov Africa Gabon Télécom, le géant technologique Huawei et les autorités gabonaises en charge de la digitalisation, ce projet entend révolutionner l’accès à l’éducation dans le pays.

La salle de classe connectée, baptisée IdeaHub, est équipée de technologies de pointe : un écran interactif permettant des interactions dynamiques, des outils audio-visuels performants et un accès à Internet haut débit. Mais l’innovation majeure réside dans sa capacité à interconnecter les établissements scolaires à travers le Gabon. Les lycées situés en province pourront ainsi assister en direct aux cours dispensés à Libreville, contribuant à réduire les inégalités d’accès à une éducation de qualité.
« Ce projet marque un tournant vers une école moderne, connectée et inclusive », ont souligné les autorités, insistant sur la nécessité de pallier le manque de ressources pédagogiques dans certaines régions. Grâce à cette initiative, les élèves des zones les plus reculées bénéficieront des mêmes contenus interactifs et en temps réel que ceux de la capitale, indépendamment de leur localisation géographique.

Cette expérimentation pilote est perçue comme une étape clé dans la transformation digitale du système éducatif gabonais, avec l’espoir de stimuler l’engagement des élèves et d’améliorer les résultats scolaires. Les partenaires du projet visent à étendre progressivement ce modèle à d’autres établissements, pour un enseignement plus équitable et adapté aux défis du 21e siècle.
Economie
SIGFIP, le pari digital de la DGB pour des finances publiques optimisées
La Direction Générale du Budget (DGB) a organisé une séance de présentation du Système Intégré de Gestion des Finances Publiques (SIGFIP) ce mardi 2 décembre, à l’intention des Inspecteurs de services, des Directeurs Centraux des Affaires Financières (DCAF) et des équipes métiers. Sous la présidence de Wilfried NZAMBA MANGALA, Directeur Général, l’objectif était de dévoiler les fonctionnalités du module BUDGET de la DGB, qui seront intégrées dans SIGFIP.

L’ambition de SIGFIP ? Digitaliser l’ensemble des processus, de la chaîne des recettes à la dépense publique, pour moderniser les méthodes de travail et atteindre l’orthodoxie budgétaire, un objectif prioritaire selon le Directeur Général : « L’importance du SIGFIP, c’est de restructurer nos processus pour une gestion plus efficace des finances publiques ».

Une initiative qui s’inscrit dans la vision de la Présidence de la République Gabonaise et du Ministère de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargée de la Lutte contre la Vie Chère, pour une gestion transparente et optimisée des finances publiques.
Economie
Gabon: La DGB se déploie sur le terrain, pour proner une administration éco-responsable
Voilà maintenant deux semaines, que la Direction générale du Budget (DGB) a déployé sur le terrain ses équipes, dans le cadre de sa campagne contre le gaspillage des ressources intitulée “l’administration publique, pionnière de l’eco-responsabilité”. À la rencontre des personnels de ladite administration, installés dans la capitale, les agents sensibilisateurs informent des gestes du quotidien, qui rappellent que «Gaspiller l’énergie, c’est gaspiller nos ressources», en plus que «chaque watt / goutte (d’eau) coûte à l’État».


En effet, les équipes de la Direction générale du Budget sillonnent les administrations publiques. Allant à la rencontre des agents, qui accueillent avec un véritable enthousiasme l’essence de ce message. Non sans marquer leur adhésion à la campagne initiée par le ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, Chargé de la Lutte Contre la Vie Chère.

Engagée dans un contexte de réduction de dépenses publiques, cette action révèle la nécessité de promouvoir les comportements responsables et durables au sein des ministères, dont les consommations d’eau et d’électricité représentent une part importante des
charges récurrentes de l’État, estimée à plusieurs milliards de FCFA par an. Les premiers retours constatés au fil des échanges laissent entrevoir l’espoir d’une adoption rapide des bons gestes. Les rencontres qui se poursuivent seront davantage révélatrices de l’adhésion des agents de l’État, à contribuer de manière plus active à l’assainissement du budget de l’État.








