Société/Environnement
Lancement officiel du numéro vert 1404: OSSOUKA RAPONDA libère la parole des victimes des violences liées au genre
Ce vendredi 30 avril 2021, le Premier ministre, Rose Christiane OSSOUKA RAPONDA a procédé au lancement officiel du numéro vert “1404”, le numéro d’appel destiné à l’écoute ainsi qu’à l’orientation des femmes victimes de toutes formes de violences. La cérémonie qui s’est tenue en présence de nombreux officiels matérialise la volonté des autorités gabonaises à briser l’omerta pour ainsi délier les langues, en tout anonymat, de femmes prisonnières des violences qu’elles subissent au quotidien.

Accompagnée de plusieurs membres du gouvernement, dont la ministre des Affaires sociales, Prisca KOHO NLEND, la ministre de la Justice, garde des sceaux, chargée des Droits de l’Homme, Erlyne Antonela NDEMBET et du ministre de la Santé, Guy Patrick OBIANG NDONG, la Cheffe du gouvernement a procédé à la visite des lieux qui ont hébergé l’équipe en charge de l’exécution du programme “Gabon égalité” en charge d’orienter les témoins et victimes, appréciant par ailleurs les dispositions prises à cet effet.

«Je me félicite de la mise en service, aujourd’hui, du numéro vert gratuit 1404. Il s’agit là d’une avancée concrète dans la mise en œuvre des recommandations issues du rapport sur la Stratégie de promotion des droits de la femme et de réduction des inégalités femmes/hommes», s’est satisfait Rose Christiane OSSOUKA RAPONDA.
En effet, figurant au nombre des 33 recommandations contenues dans ledit rapport remis à Ali BONGO ONDIMBA le 30 septembre dernier, par la Première dame, par ailleurs présidente de la Fondation Sylvia BONGO ONDIMBA (FSBO), «nous avons procédé ce jour à la mise en œuvre de la première mesure qui concerne le numéro gratuit dédié à la prise en charge des personnes victimes de violences, particulièrement les femmes», a indiqué Prisca KOHO NLEND.

Le 1404, lancé officiellement ce jour, devra remplir l’objectif de répondre aux préoccupations des victimes de violences basées sur le genre. Un numéro gratuit, pour permettre aux personnes en proie à ces injustices et aux témoins à quelles que violences que ce soient, de dénoncer les bourreaux et permettre ainsi que soit rendue justice.
«Ce numéro est anonyme. Donc quiconque appelle a la possibilité d’insister simplement où se trouve la victime concernée, et la victime qui appelle a la possibilité d’être orientée par les téléopératrices vers une structure de prise en charge notamment les structures médicales», a poursuivi la ministre de tutelle.

Co-présidé par Sylvia BONGO ONDIMBA, connue pour son engagement et son implication à améliorer la condition de la Femme gabonaise, et Rose Christiane OSSOUKA RAPONDA, le programme “Gabon égalité” compte optimiser son action par la mise en place prochaine d’un centre d’accueil pour les victimes. En effet, cette première étape qui vise à amener les victimes à «briser le silence, pour que l’omerta n’existe plus», sera soutenue par une campagne de sensibilisation. L’intérêt étant que les femmes détruites par ces violences puissent laisser tomber de leurs épaules un poids, qui les encombre en partageant leur témoignage à une oreille attentive, si elles ne peuvent dénoncer leurs bourreaux.
Faits Divers
Libreville/ Cité Damas: une compatriote abbatue à son domicile
Répondant au nom de Cherone Vanessa MBOUIE, 38 ans, a perdu la vie à son domicile, causé par les plombs d’une arme à feu, dans la nuit du mardi au mercredi 15 avril 2026 à la Cité-Damas, situé dans le 5e arrondissement de Libreville. Ce drame a laissé les habitants de ladite zone sans voix. Son conjoint Y.H NDONG, cinquantenaire a été placé en garde à vue pour procédure d’enquête.
Selon les informations recueillies auprès d’une source proche du dossier, par nos confrères de l’Union, c’est son compagnon lui-même qui l’a conduit à l’hôpital. Après avoir constaté que sa moitié était morte des suites de blessures par balle. Le personnel de la structure sanitaire a déclenché l’alerte auprès des Officiers de police judiciaire (OPJ). Le suspect est rentré à son domicile, après avoir déposé la victime, quelques instants plus tard, il a été interpellé par les OPJ.
Auditionné par les enquêteurs, le conjoint a affirmé avoir voulu se suicider. C’est au moment du tir que Vanessa s’est interposée, ce qui lui a coûté la vie. La famille de la défunte refuse radicalement cette version des faits. Etant donné que la victime se serait confiée à ses proches sur d’éventuelles violences répétées. Elle aurait plusieurs fois souhaité le quitter, mais il l’aurait toujours empêchée.
Selon les dernières confidences de la défunte auprès de sa famille, des scènes de violence ont eu lieu à plusieurs reprises au sein du foyer. Le couple vivait dans cette maison depuis plus de deux mois, avec les deux enfants du suspect et de son petit frère. Ces témoins oculaires sont actuellement entendus par les services de police judiciaire (PJ). L’enquête qui se poursuit devrait établir la vérité sur ce qu’il s’est réellement passé cours de cette nuit. Mais pour l’entourage de Cherone Vanessa MBOUIE, ce crime atroce ne doit pas rester impuni.
Société/Environnement
Transgabonais: 9e mission de suivi environnemental et social (E&S)
[D]u 23 au 27 février, la Société d’Exploitation du Transgabonais (SETRAG) a accueilli la neuvième mission de suivi environnemental et social (E&S) conduite par le cabinet SLR (anciennement IBIS), accompagnés de représentants des bailleurs de fonds. Cette mission, menée par Zakariya El Fatih et Lauriane Gay, en présence de Vanessa Tassas (Proparco) ainsi que Muriel Bouzinac-Martin et Louis Nforbelie Ngwa de la Société Financière Internationale (SFI), avait pour objectif d’évaluer sur le terrain l’avancement des actions mises en œuvre dans le cadre du programme de modernisation du Transgabonais.

La délégation d’auditeurs a bénéficié de l’accompagnement d’une équipe de la SETRAG durant la mission. Au-delà de la simple observation, cette visite visait également à vérifier la fiabilité et la conformité des informations communiquées par la SETRAG concernant les impacts environnementaux et sociaux des travaux engagés.
Les auditeurs ont donné le coup d’envoi de leur mission le 23 février 2026 à la Direction Générale de la SETRAG, sis à Owendo.

Cette rencontre a permis de présenter l’état d’avancement des projets en cours, les dispositifs de gestion environnementale et sociale déployés ainsi que les actions menées auprès des communautés riveraines. À l’issue de cette première étape, la délégation s’est rendue en province, principalement à Booué, Moanda, Lastourville, Franceville, afin de confronter les informations présentées aux réalités observées sur le terrain.
Plusieurs sites stratégiques ont ainsi été visités par les auditeurs. Parmi eux, le chantier SMD80, inscrit dans le programme de remise à niveau du Transgabonais, a fait l’objet d’une attention particulière. L’évolution des travaux ainsi que les mesures mises en place pour limiter les impacts sur l’environnement et les populations locales était prioritaire.
À cette occasion, les équipes techniques, les responsables des chantiers ainsi que la Directrice du Développement Durable Marion JANCERT et du Chef de Division en charge des réinstallations et restaurations des moyens de subsistance de Lastourville Bissielou Mapangou Charles ont accompagné la délégation afin d’apporter des précisions sur les différentes étapes de l’audit.
Dans le cadre du suivi social, la délégation s’est également rendue au futur marché de Lastourville, mis en place pour accompagner les populations affectées par le projet de sécurisation murs et passerelle. Cette infrastructure vise à soutenir la relance des activités commerciales et à offrir aux commerçants locaux un cadre plus adapté et sécurisé pour poursuivre leurs activités économiques.
Les auditeurs ont par ailleurs rencontré les communautés vivant aux abords de la voie ferrée à Lastourville et à Moanda. Ces échanges ont permis d’aborder plusieurs sujets essentiels : les conditions de vie actuelles des riverains, les impacts des travaux réalisés par la SETRAG et les mesures d’accompagnement mises en place. Les discussions ont notamment porté sur les processus d’indemnisation engagés pour les personnes dont les habitations ou installations ont été affectées par les travaux, ainsi que sur la manière dont les populations s’adaptent aujourd’hui à leur nouvel environnement.
La visite a également inclus l’examen des conditions d’hébergement des travailleurs à Moanda, ainsi qu’une attention particulière portée aux enjeux de sécurisation du tronçon PK2–PK17.
En multipliant les visites de terrain et les rencontres avec les différentes parties prenantes, cette neuvième mission de suivi environnemental et social a permis aux bailleurs et au cabinet d’audit de mesurer concrètement les progrès réalisés dans la mise en œuvre des engagements pris par la SETRAG. Elle constitue une étape essentielle pour garantir la transparence, la conformité des actions entreprises et la poursuite du programme de modernisation du Transgabonais dans le respect des normes environnementales et sociales.
La mission s’est achevée le 27 février, après plusieurs jours d’observation et d’échanges, marquant une nouvelle étape dans le suivi des engagements pris par la SETRAG auprès de ses partenaires financiers et des communautés riveraines du chemin de fer.
Société/Environnement
Gabon /8 Mars: les femmes du rail édifiés sur le nouveau code de la famille
Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme commémorée chaque 8 mars, l’Association des femmes du chemin de fer du Gabon (AFCG) a organisé, le 13 mars 2026, une rencontre d’échanges au sein de la Setrag.

Une communication a été animée par la magistrate Linda Bongo Ondimba, qui a éclairé les participantes sur les questions juridiques liées aux droits des femmes au sein de la famille et dans la société. La présidente de l’Association des femmes du chemin de fer du Gabon, Reine Leatitia Vounda, épouse Sako, a souligné l’impact de cette intervention sur les participantes, qui ont été « beaucoup édifiées ».
Au-delà de la dimension festive, l’association a souhaité donner à cette journée une portée éducative et citoyenne, en abordant des thématiques telles que les violences faites aux femmes, notamment en milieu scolaire. Le thème annuel retenu par l’association est d’ailleurs : « Les femmes se lèvent pour lutter contre les violences diverses ».
La rencontre a également été l’occasion de renforcer les capacités des femmes et de les encourager à investir davantage dans leur développement personnel. La présidente de l’association a souligné que la célébration du 8 mars ne doit pas se limiter aux festivités, mais doit surtout être l’occasion de promouvoir les droits des femmes et de les soutenir dans leur épanouissement professionnel et personnel .








