Economie
Gabon /Covid-19: Des perspectives économiques inquiétantes, à l’aube d’un nouvel assouplissement des mesures restrictives
Le 31 décembre dernier, lors de son discours à la nation, le Président de la République, Ali BONGO ONDIMBA a indiqué avoir instruit au Gouvernement de réfléchir à un nouveau plan d’assouplissement des mesures prises pour lutter contre la covid-19. Néanmoins, bien que le bilan épidémiologique du Gabon au 31 décembre 2020 soit encourageant, le pays se retrouve englué dans des perspectives économiques inquiétantes, et une dette extérieure exorbitante de 5 700 milliards FCFA à régler sur plusieurs années.

En effet, avec 9571 cas testés positifs, 9388 guérisons et 64 décès au 31 décembre 2020, le Gabon affiche des résultats encourageants en matière de riposte contre la covid-19. Ainsi, dans les prochains jours, conformément à la volonté du Chef de l’Etat, le Gouvernement procèdera à un allègement progressif des mesures sanitaires. Cependant, qu’en est-il de l’accompagnement économique d’une conjoncture en pleine décadence ?
Selon des données de la Direction générale de l’économie et de la politique fiscale (DGEPF), la dette extérieure du Gabon s’élève à 5700 milliards FCFA, c’est quasiment le double du budget prévisionnel 2021 dudit pays. Un fait d’autant plus problématique tant le processus de diversification de l’économie gabonaise tarde à porter ses fruits. Aussi, le Gabon a enregistré une contraction du secteur pétrolier entre -3% et -5 % fin 2020, en raison de la chute des cours de pétrole observée à l’international. D’après la Direction générale du Trésor français, la dette publique gabonaise a atteint un niveau inédit estimé à 74,7% du PIB en 2020, contre une prévision préalable de 55,6% avant crise.
Par ailleurs, la covid-19 a accru le taux de chômage, qui touche majoritairement les jeunes. Il oscille actuellement entre 20 et 30%, ce qui constitue un frein à la consommation et à l’investissement des ménages. De même, malgré des mesures d’accompagnement allouées à plusieurs structures commerciales, la covid-19 a semble-t-il quasiment portée le “coup de grâce” à plusieurs entreprises. Label TV, et Africa Numéro 1 en sont des cas probants. Par conséquent , s’il est vrai que l’assouplissement prochain des mesures restrictives permettra de fluidifier à nouveau progressivement le circuit économique, néanmoins un accompagnement financier plus important doit être mis en place par l’exécutif.
Enfin, de façon optimiste, notons les externalités positives que recèlent : la Transgabonaise (Libreville-Franceville) ; les nouvelles usines de la Zone économique à régime privilégié de Nkok ; ou encore des Zones agricoles à forte productivité au sein du «projet graine». Ces projets pourront ainsi contribuer à l’augmentation des recettes hors-pétrole, et la création de plusieurs milliers de nouveaux emplois.
Technologie
Libreville: le lycée Léon Mba doté d’une « salle interconnectée » pour une école plus inclusive et moderne
Le Lycée National Léon MBA (LNLM) a abrité le mercredi 3 décembre 2025 le lancement officiel du projet pilote de «salle interconnectée», une initiative ambitieuse visant à moderniser l’enseignement secondaire au Gabon. Fruit d’un partenariat stratégique entre Moov Africa Gabon Télécom, le géant technologique Huawei et les autorités gabonaises en charge de la digitalisation, ce projet entend révolutionner l’accès à l’éducation dans le pays.

La salle de classe connectée, baptisée IdeaHub, est équipée de technologies de pointe : un écran interactif permettant des interactions dynamiques, des outils audio-visuels performants et un accès à Internet haut débit. Mais l’innovation majeure réside dans sa capacité à interconnecter les établissements scolaires à travers le Gabon. Les lycées situés en province pourront ainsi assister en direct aux cours dispensés à Libreville, contribuant à réduire les inégalités d’accès à une éducation de qualité.
« Ce projet marque un tournant vers une école moderne, connectée et inclusive », ont souligné les autorités, insistant sur la nécessité de pallier le manque de ressources pédagogiques dans certaines régions. Grâce à cette initiative, les élèves des zones les plus reculées bénéficieront des mêmes contenus interactifs et en temps réel que ceux de la capitale, indépendamment de leur localisation géographique.

Cette expérimentation pilote est perçue comme une étape clé dans la transformation digitale du système éducatif gabonais, avec l’espoir de stimuler l’engagement des élèves et d’améliorer les résultats scolaires. Les partenaires du projet visent à étendre progressivement ce modèle à d’autres établissements, pour un enseignement plus équitable et adapté aux défis du 21e siècle.
Economie
SIGFIP, le pari digital de la DGB pour des finances publiques optimisées
La Direction Générale du Budget (DGB) a organisé une séance de présentation du Système Intégré de Gestion des Finances Publiques (SIGFIP) ce mardi 2 décembre, à l’intention des Inspecteurs de services, des Directeurs Centraux des Affaires Financières (DCAF) et des équipes métiers. Sous la présidence de Wilfried NZAMBA MANGALA, Directeur Général, l’objectif était de dévoiler les fonctionnalités du module BUDGET de la DGB, qui seront intégrées dans SIGFIP.

L’ambition de SIGFIP ? Digitaliser l’ensemble des processus, de la chaîne des recettes à la dépense publique, pour moderniser les méthodes de travail et atteindre l’orthodoxie budgétaire, un objectif prioritaire selon le Directeur Général : « L’importance du SIGFIP, c’est de restructurer nos processus pour une gestion plus efficace des finances publiques ».

Une initiative qui s’inscrit dans la vision de la Présidence de la République Gabonaise et du Ministère de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargée de la Lutte contre la Vie Chère, pour une gestion transparente et optimisée des finances publiques.
Economie
Gabon: La DGB se déploie sur le terrain, pour proner une administration éco-responsable
Voilà maintenant deux semaines, que la Direction générale du Budget (DGB) a déployé sur le terrain ses équipes, dans le cadre de sa campagne contre le gaspillage des ressources intitulée “l’administration publique, pionnière de l’eco-responsabilité”. À la rencontre des personnels de ladite administration, installés dans la capitale, les agents sensibilisateurs informent des gestes du quotidien, qui rappellent que «Gaspiller l’énergie, c’est gaspiller nos ressources», en plus que «chaque watt / goutte (d’eau) coûte à l’État».


En effet, les équipes de la Direction générale du Budget sillonnent les administrations publiques. Allant à la rencontre des agents, qui accueillent avec un véritable enthousiasme l’essence de ce message. Non sans marquer leur adhésion à la campagne initiée par le ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, Chargé de la Lutte Contre la Vie Chère.

Engagée dans un contexte de réduction de dépenses publiques, cette action révèle la nécessité de promouvoir les comportements responsables et durables au sein des ministères, dont les consommations d’eau et d’électricité représentent une part importante des
charges récurrentes de l’État, estimée à plusieurs milliards de FCFA par an. Les premiers retours constatés au fil des échanges laissent entrevoir l’espoir d’une adoption rapide des bons gestes. Les rencontres qui se poursuivent seront davantage révélatrices de l’adhésion des agents de l’État, à contribuer de manière plus active à l’assainissement du budget de l’État.








