Politique
Nouvel an 2021: Dieudonné MINLAMA MINTOGO adresse ses voeux aux gabonais
Ce 31 décembre 2020, à la suite d’Ali BONGO ONDIMBA, le président du parti Ensemble pour le Gabon s’est adressé à ses compatriotes, à l’occasion des fêtes de fin d’année, notamment en ce nouvel an. Une année qu’il espère moins difficile que la précédente, et pour laquelle il appelle les dirigeants à affecter l’ensemble des ressources du pays à son développement ainsi qu’au bien-être des populations. Ci-dessous le discours dans son intégralité.

Voici le texte intégral de son discours
Mesdames et Messieurs,
Gabonaises et Gabonais,
Mes Chers compatriotes,
Le 17 août dernier, notre pays a fêté ses soixante (60) années d’indépendance, et cette année 2020 est aussi la trentième année de notre deuxième ère multipartiste.
Lors de mon adresse à la nation pour commémorer ce double anniversaires, j’avais appelé chaque gabonaise et chaque gabonais à la méditation, à la réflexion, au bilan et à la définition de nouveaux objectifs, de nouveaux horizons pour chacun de nous, pour nos familles et à l’adoption d’un nouvel Etat pour notre pays.
Je voudrai aujourd’hui parler de notre pays.
Qu’avons-nous fait de ce pays en soixante années d’indépendance ?
Certes nous pouvons épiloguer dessus des jours et mois durant, mais pour nous éviter cet exercice périlleux, permettez-moi d’emprunter au feu Président Omar BONGO ONDIMBA la conclusion de son dernier discours de présentation des vœux au peuple gabonais, je cite «Mon intime conviction est que notre pays mérite mieux et que chacun de nous mérite mieux, […] si chaque dix francs affectés pour la construction des routes avait réellement été utilisés à ce sujet nous aurions le meilleur réseau routier d’Afrique[…] Dieu ne nous a pas permis de faire du Gabon ce que nous sommes en train d’en faire …».
Mes Chers compatriotes vous le voyez, à elles seules, ces trois phrases résument le bilan de nos soixante années d’indépendance. Je dis soixante (60) ans, parce que les deux mandats du Président Ali BONGO ONDIMBA malgré, des avancées enregistrées dans le domaine des infrastructures et de la diversification de l’économie, sont aussi plombés par la corruption et le détournement des deniers publics. Ce n’est ni l’opération Mamba, ni l’opération Scorpion ou encore moins la Task Force qui me démentiraient.
Mesdames et Messieurs,
Gabonaises et Gabonais,
Mes Chers compatriotes,
Au moment où nous allons rentrer dans un nouveau cycle de vie pour notre pays, il est plus qu’urgent que les dirigeants consacrent et orientent toutes nos ressources au développement du pays et au bien-être de nos concitoyens.
Il est urgent de mettre un terme au gaspillage et à l’impunité.
Il est urgent de mettre en place un système de gouvernement et de gouvernance adapté à nos ambitions de développement et à la consolidation de notre vivre-ensemble.
En effet, pour se développer et donner une chance d’épanouissement à chaque gabonaise et à chaque gabonais, notre pays a besoin de stabilité, de sérénité, de cohésion et de justice sociale.
Pour y arriver, j’invite le Président de la République à procéder à une évaluation, sans complaisance de notre Constitution et de notre système de gouvernance et d’en tirer les conséquences afin d’entreprendre les réformes profondes et audacieuses dans le but d’accélérer le développement, et de répondre efficacement aux sollicitations de nos compatriotes en matière de bien-être.
Quant à moi, je reste convaincu que notre Constitution et notre Système de Gouvernance actuels comportent en eux les germes de conflits, de blocage, d’instabilité et d’inefficacité. En dehors de la régulation faite par le parlement sur la gestion d’une éventuelle vacance de pouvoir, plusieurs interrogations et lacunes se font observer.
Quid de la gestion efficace d’une éventuelle cohabitation ? Quid de l’instabilité gouvernementale ? Quid de l’inefficacité des gouvernements ? Quid du retard accusé en infrastructures et services sociaux de base des provinces et des zones rurales ? Quid de l’overdose institutionnelle ? Quid de l’inefficacité des Conseils Communaux et départementaux de l’arrière-pays ? Quid de la décentralisation? ….
Autant d’interrogations qui m’amènent à formuler les propositions suivantes:
L’élection en ticket du Président et de son Vice-Président afin de régler une bonne fois pour toute la question de l’intérim et de la succession en cas d’indisponibilité du Président de la République;
La suppression du poste de Premier Ministre en laissant au Président de la République outre ses fonctions de Chef de l’Etat, la charge de diriger le Gouvernement. Cette réforme a pour objectifs (1°) de mettre un terme au bicéphalisme qui existe actuellement à la tête de l’Etat et permettre au Président et à son Vice-Président d’impacter directement l’action du gouvernement en étant seuls comptables devant le peuple et le Parlement de la mise en œuvre de leur projet de société ; afin (2°) d’éviter à notre pays l’expérience douloureuse d’une cohabitation ;
(3°) La mise en place d’une véritable décentralisation administrative et politique, avec l’érection de 5 grandes régions dirigées par un gouvernement local et un parlement local, issus des élections à la proportionnelle ;
(4°) la suppression de toutes les institutions contre-productives et inutiles au renforcement de la démocratie et au développement du pays et des territoires.
Enfin, conscient de l’impérieuse nécessité d’une véritable réconciliation nationale, je reste attaché à l’idée de la mise en place d’une Commission Vérité Pardon et Réconciliation, chargée de solder notre passif, de soigner les plaies, de réparer les injustices et jeter les bases d’une nation unie et solidaire. L’exemple de l’Afrique du Sud, nous montre à suffisance, que c’est seulement sur des grands Consensus que l’on bâtit des Grandes Nations fortes et Unies.
Le Consensus est sacré, durable et pacifique.
Mesdames et Messieurs,
Gabonaises et Gabonais,
Mes Chers compatriotes,
Je sais combien c’est difficile d’arpenter le chemin que j’indique, à travers ces quelques propositions, mais pour l’amour de notre pays, pour l’avenir de nos enfants, nous devons nous faire violence. Nous devons nous armer de courage, de sagesse et de tolérance. Cette voie constitue à mes yeux la seule issue pacifique et constructive à la situation actuelle.
Mes chers compatriotes, l’actualité politique ne doit pas occulter la situation, économique, sociale, sanitaire, engendrée par la Covid-19. 2020 a été une année difficile avec la mise en place de l’état d’urgence sanitaire qui a fragilisé notre économie et accentué davantage la pauvreté.
Je pense à toutes ces personnes qui se retrouvent sans revenus, ou qui ont perdu des proches à cause de la Covid-19. Je pense également aux personnels soignants, aux forces de Sécurité et de Défense qui chaque jour, surtout aux premières heures de la pandémie ont vaillamment au risque de leur vie, permis au pays de freiner la pandémie. Oui, nous avons accepté avec résilience de changer de mode de vie, nous avons appris à vivre avec la Covid-19 et enfin nous avons évité le pire. Aujourd’hui la lutte n’est plus sanitaire, mais économique et sociale.
C’est pour cela que je pense que le temps est venu pour le Président de la République et le Gouvernement de songer à un plan de déconfinement, et à un plan de relance économique. Il est important de ramener la croissance économique et d’accélérer la diversification de notre économie. Le moteur de notre croissance doit s’appuyer sur le secteur primaire: l’agriculture, l’élevage, la pêche, le bois…
Face à la dégradation du niveau de vie des Gabonais, je pense notamment aux filles-mères, à ces milliers de compatriotes ayant perdu leur emploi, à ces milliers de jeunes diplômés au chômage, aux plus démunis, je pense qu’il devient impérieux pour le Président de la République de mettre en place des filets sociaux pour aider cette catégorie de personnes souvent laissées pour compte.
Mesdames et Messieurs,
Gabonaises et Gabonais,
Mes Chers compatriotes,
Au moment où nous entrons en cette nouvelle année, je souhaite à chacun de vous et à vos familles respectives, mes vœux de santé, de bonheur, de réussite et longévité pour cette année 2021.
Que Dieu bénisse le Gabon !
Je vous remercie.
Politique
“Au moment venu, je ferai une offre politique aux gabonais », Pacceli-Taylor BIKORO
Ce lundi 23 Mars 2026, sur le média en ligne Gabon média time (GMT), l’acteur politique Pacceli-Taylor BIKORO, 41 ans, a livré sa part de vérité. Que ce soit sur les évènements post-électoraux de 2016, en passant par sa bisbille avec Bienvenu EFFAYONG OBAME, plus connu sous le pseudonyme de « Bitome » , à l’actualité politique mais aussi sur son avenir, Parceli-Taylor Bikoro a fait le tour d’horizon, a fait le job.
D’un ton calme, apaisé et ferme, ce communicant de formation est revenu méthodiquement sur les évènements d’après élections présidentielles de 2016. Notamment, l’attaque sur le QG du challenger d’Ali BONGO ONDIMBA (ABO), Jean PING. Pendant plus d’une quarantaine de minutes d’horloge, Pacceli BIKORO a passé succinctement en revu son parcours politique et sa présence aux côtés de l’ancien président de la commission de l’Union Africaine (UA). Durant, et après une campagne électorale qui reste comme une des plus violentes et sanglantes de l’histoire contemporaine du pays.
Si, dit-il, «garder des souvenirs amers», desdits événements c’est parce qu’il les a vécus dans sa chair. Les qualifiant ainsi de «période la plus sombre et tragique de sa vie», au point d’en sortir avec «un trouble de stress post-traumatique (TSPT).» Produisant un récit glaçant il a confié avoir, «reçu une balle dans le pied. C’était la première fois que je touchais un mort.»
Gardé à vue, «puis torturé et relâché», cet ancien sociétaire de l’Union nationale (UN) est également revenu sur les propos de l’ancien député et prisonnier Bertrand ZIBI ABEGHE, sur un média français, qu’il pense « exagérés et irréalistes.» D’autant plus que ce dernier, à la faveur de sa sortie, a décrit un scénario apocalyptique des évènements de 2016 les comparants à « un mois de bombardements en Ukraine. »
Opposé à l’actuel locataire du Palais Rénovation, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA (C’BON), dont il dresse un tableau sombre de la politique depuis son arrivée, au même titre que les envolées lyriques ,sur la toile, de “Bitome« , Chargé d’études à l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa), qu’il qualifie de «tribalistes, donc dangereux pour la cohésion sociale.» Celui qui capitalise aujourd’hui près de 17 ans de lutte dans l’opposition, pourrait bientôt jouer les seconds couteaux, proposer sa propre partition dans cette symphonie politique nationale. Ce fils d’opposant ne s’en ait d’ailleurs pas caché.
«Je compte aller à la rencontre des gabonais échanger avec eux, discuter avec eux. Je veux que les gabonais me parlent» a-t-il indiqué. Avant d’ajouter, «Le moment venu, je leur ferai une offre politique. Une offre politique d’un gabonais normal.»
Si plus rien ne laisse place au doute quant à sa philosophie politique, son positionnement politique, l’avenir nous dira plus sur le modus operandi de celui qui au sortir du “Dialogue d’Agondjé” a devisé avec ABO, avant d’apporter son soutien à son dernier Premier ministre, Alain-Claude BILIE-BY-NZE, lors des élections présidentielles d’avril 2025. Sans toutefois dit-il, avoir été «membre» du parti politique, « Ensemble pour le Gabon » (EPG) d’ACBBN.
Politique
Gabon : la CNSS reprend le versement des allocations après 7 ans d’interruption
Le Président de la République, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, a reçu ce mercredi au Palais Rénovation le Docteur Olivier REBIENOT PELLEGRIN, Directeur général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), accompagné par la Ministre des Affaires sociales et de l’Inclusion, Nadine ANATO. L’audience a porté sur la reprise du paiement de plusieurs prestations sociales, notamment les indemnités de maternité et les allocations de pension vieillesse, suspendues depuis 2017.
Le Directeur général de la CNSS a présenté un point détaillé des avancées réalisées sous la nouvelle équipe dirigeante, impulsée par le Gouvernement. « Cette relance apporte un soulagement concret à de nombreuses familles », souligne-t-on. Le Chef de l’État a réaffirmé sa volonté de renforcer un système de sécurité sociale plus juste, efficace et centré sur la protection des Gabonais.
Une avancée majeure pour les assurés qui attendent ces paiements depuis plusieurs années. La CNSS poursuit ainsi sa mission de sécurisation des droits sociaux, sous l’impulsion de la Présidence de la République.
Politique
Gabon: le retour de Théophane NZAME-NZE BIYOGHE
Le conseiller spécial porte-parole de la Présidence de la République a tenu une conférence de presse, ce vendredi 07 novembre 2025, au palais rénovation. 4 mois après sa dernière sortie, Théophane NZAME-NZE BIYOGHE, revient avec un peu plus d’humour et deux points, concernant l’actualité : de l’agenda du Président de la République Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA (CBON) à l’international et sur le dossier du procès de Sylvia et Nourredin BONGO VALENTIN.

En effet, dans sa poursuite d’une diplomatie dynamique, afin de placer le Gabon dans le conseil des nations, le Chef de l’État a été reçu au Vatican par Sa Sainteté le Pape Léon XIV. Après avoir échangé sur la promotion de la paix, le dialogue interreligieux et le rôle essentiel de l’Église catholique dans l’éducation, la santé et la cohésion sociale au Gabon. À ce titre, le Conseiller spécialiste a déclaré : « Cette rencontre a réaffirmé la solidité des liens historiques entre le Gabon et le Vatican ».
Ensuite, le numéro 1 gabonais s’est entretenu avec la Première Ministre italienne, Madame Giorgia MELONI. Les discussions ont mis en avant le renforcement des investissements italiens dans les secteurs de l’énergie; des infrastructures; de l’agro-industrie; ainsi que la coopération sécuritaire.
Concernant le deuxième point de cette conférence de presse, consacrée au dossier du procès de l’ancienne première dame et son fils, il a tenu à rappeler que le Chef de l’État suit avec une attention constante l’évolution de cette affaire afin d’éclaircir l’opinion, s’agissant des récentes tentatives de déstabilisation menées par Madame Sylvia Aimée Valentin Épse. BONGO et Monsieur Noureddine BONGO VALENTIN.
La Présidence de la République observe la situation avec sérénité et froideur. Face à cette vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, montrant des hauts cadre du pouvoir judiciaire reçu et filmé sans leurs consentements chez l’ancien Chef de l’État, Ali BONGO ONDIMBA, elle précise que celle-ci consiste à mener des attaques alignées sur les déplacements du Chef de l’État à l’internationale, dans l’optique de nuir l’image du Gabon et de ses institutions.
Pour ajouter à cela, TNNB s’est exprimé en disant « il s’agit, ni plus ni moins, d’une campagne d’influence, et non de l’expression d’une volonté de voir triompher la justice. L’État demeure concentré sur sa mission première : servir le peuple. gabonais ». Il va sans dire que, avec l’ouverture du procès ce 10 novembre 2025, la mère et son fils absents, seront jugés par contumace.








