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Société/Environnement

Gabon /Covid-19 : Le niveau de pauvreté pourrait croître de 3,6% en 2020

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Paru il y a quelques jours, un rapport du Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD) sur les effets de la covid-19 au Gabon, met en exergue un constat alarmant. D’après l’organisme onusien, la pandémie aurait accru de façon considérable les conditions de vie difficiles des populations. Les experts annonce à cet effet une hausse de 3,6% du niveau de pauvreté d’ici la fin de cette année 2020.

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En plus d’un bilan sanitaire caractérisé par 53 décès, le nouveau coronavirus a plongé le pays dans un gouffre économique, en accentuant sa dette extérieure. Tel que le mentionne nos confrères du « Nouveau Gabon« , la hausse du chômage technique traduirait également une augmentation du niveau de pauvreté de 3,6%.

« Si les travailleurs du secteur public et des grandes entreprises du secteur privé disposent d’une garantie plus solide […] ce n’est pas souvent le cas pour les travailleurs des PME ou du secteur informel, notamment ceux touchés par les mesures de confinement (commerce, transport, restauration, hôtellerie…) », a mentionné le rapport.

De même les restrictions liées au Transport, ont affecté les commerçants du secteur agricole. Ainsi, « les ménages pauvres, souvent en situation de chômage ou d’auto-emploi et les travailleurs non qualifiés, subiraient relativement les plus grandes pertes de revenu », a ajouté le rapport du PNUD.

Aussi, l’indice de développement humain (IDH) serait de 0,675 en 2020, soit -3,5% par rapport à celui de 2019.

Enfin, principalement importateur, le Gabon a été considérablement mis en difficulté par les effets du nouveau coronavirus. Le bilan socio-économique de la fin de cette année s’annonce particulièrement consternant, tant de nombreux compatriotes se retrouvent dans une précarité profonde. A cet effet, d’après le PNUD, la proportion de la population connaissant une pauvreté multidimensionnelle extrême est estimée à 4,4%, et la tendance serait à la hausse.

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Société/Environnement

Gabon: les Journées du Management reportées pour les 11 et 12 mars 2026

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Le Comité d’organisation des Journées du Management – JNM-GABON informe l’ensemble des participants, partenaires et parties prenantes du report de l’édition 2026.
Initialement prévues du 17 au 18 février 2026, les Journées du Management – JNM-GABON 2026 se tiendront désormais du 11 au 12 mars 2026, à Libreville.
En tant que partenaire engagé, SOBRAGA réaffirme sa présence en tant que partenaire officiel pour accompagner ce grand rendez-vous des managers.
Les inscriptions se poursuivent ici : https://forms.gle/h71h4w4r1MeLqomQA 
Actez votre participation dès maintenant.

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Justice

Affaire Arsène NKOGHE: un procès pour outrage à magistrat qui interroge plus d’un

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[L]e Tribunal de première instance de Libreville  ouvrira en audience correctionnelle, ce jeudi 19 février 2026, le procès opposant l’ancien président de la commission électorale du 5e arrondissement de Libreville, Élie Nazaire OBIANG BEKALE à l’actuel deuxième adjoint au maire de l’hôtel de ville de la capitale gabonaise, Arsène Édouard NKOGHE NZÉ, pour outrage à un magistrat, injures publiques et violences. Une affaire judiciaire née des tensions électorales du double scrutin du 27 septembre 2025. Ce procès mettra en lumière la frontière qui existe entre critique citoyenne et protection institutionnelle.

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Arsène Édouard NKOGHE, personnalité connue du landerneau politique depuis plusieurs années maintenant, est appelé à la barre demain. Lui, et 11 autres citoyens dont certains ne se reconnaissent pas dans cette affaire, c’est le cas de Gervais BITEGHE, qui n’apparaît nullement dans la vidéo. Que fait-il là, pourquoi est-il cité ? Culpabilité par association? Mystère et boule de gomme. Il lui est certainement reproché sa proximité avec l’ancien Délégué spécial du 5e arrondissement.

Selon les faits relayés par la presse judiciaire gabonaise, cette confrontation découle des vidéos publiées sur la toile, montrant une foule accusant l’ancien président de la Commission, de manipulation des procès verbaux, après fermeture des bureaux de vote. Sur la base des articles 157, 161, 230 et 286 du code pénal, le ministère public a retenu comme chefs d’accusation : outrage à un magistrat, injures publiques et violence. Un dossier introduit par citation directe qui a envoyé directement les présumés coupables devant le tribunal correctionnelle.

Dans une Ve République où la restauration des Institutions suscite un intérêt particulier pour les pouvoirs publics, la justice doit être équitable en jugeant les faits sans ambiguïté. Rappelons que l’outrage à un magistrat selon notre Constitution protège le concerné lorsqu’il est attaqué dans l’exercice de ses fonctions. Mais ce dernier en agissant en qualité de président de Commission électorale, désigné par la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum (CNOCER), est il également protégé au titre de sa fonction juridictionnelle?

Cette question semble soulever un bon nombre de débats au sein de l’opinion.
Dans ce cas précis, Élie Nazaire OBIANG BEKALE a signé un rapport au ministre de l’Intérieur en qualité de président de la Commission électorale du 5e arrondissement de Libreville, avec cachet à l’appui et non celui de magistrat. Cette distinction institutionnelle est importante. Elle interroge sur la question de savoir la qualification juridique exacte des faits reprochés et du statut sous lequel la protection pénale est invoquée.

Critiquer le comportement d’un responsable électoral ne saurait automatiquement constituer un outrage à magistrat, ce-ci relève de la critique politique, certes parfois rugueuse. À moins de considérer qu’un magistrat, hors de son lieu et de son cadre de travail, serait placé dans une immunité de fait face à toute interpellation citoyenne. Ce serait une dangereuse dérive.

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Société/Environnement

Sécurité ferroviaire: la Setrag & les collectivités locales autour d’un atelier de concertation

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Owendo, 11 février 2026.
Dans la salle polyvalente de la base de la SETRAG, l’atmosphère est studieuse, presque solennelle. Élus municipaux, représentants institutionnels et acteurs communautaires ont pris place autour des tables disposées en U. Ce mercredi, la Société d’Exploitation du Transgabonais (SETRAG), en collaboration avec les collectivités locales, a réuni ses partenaires territoriaux autour d’un enjeu majeur : renforcer la sécurité ferroviaire au profit des populations riveraines.



Au fil des interventions, il apparaît clairement qu’il ne s’agit pas d’un simple atelier technique. Une nouvelle étape dans la gouvernance territoriale du Transgabonais vient d’être franchie.

Le Transgabonais, artère vitale sous haute responsabilité

Infrastructure stratégique, le Transgabonais relie les zones minières et forestières au port d’Owendo et soutient une part essentielle de l’économie nationale. Mais cette performance logistique impose une vigilance constante : garantir la sécurité des communautés installées le long de la voie ferrée.

Représentant le Directeur général Christian Magni, empêché, la directrice de la communication, Mme Reine Sonia Okoua Obame, a donné le ton dès l’ouverture des travaux :

« Le Transgabonais est une artère vitale pour notre économie. Mais son efficacité ne doit jamais se faire au détriment de la sécurité des populations riveraines. »

Un message ferme. Malgré les campagnes de prévention menées ces dernières années, les risques persistent. Traversées imprudentes, occupations anarchiques de l’emprise ferroviaire, installations non conformes : les incidents potentiels demeurent une réalité.

Face à ce constat, l’entreprise a choisi d’adopter une approche plus inclusive et territorialisée. L’atelier a ainsi permis de poser les bases d’un cadre formel d’échanges et de clarifier les responsabilités de chaque acteur.

Les collectivités locales en première ligne

Prenant la parole, le maire d’Owendo, M. Arnaud Sandie Nombo, a salué une initiative « responsable et structurante ». Il a reconnu que, au fil des années, certaines habitations se sont développées dans des zones non conformes à la réglementation ferroviaire, exposant leurs occupants à des risques majeurs.

« Cette situation appelle une réponse collective et durable », a-t-il insisté.

Pour l’édile, la sécurité ferroviaire s’inscrit pleinement dans la vision des plus hautes autorités en matière de protection des personnes et des biens. La municipalité, a-t-il assuré, jouera pleinement sa partition dans cette responsabilité partagée.

Une stratégie encadrée par le droit et ouverte aux communautés

Les échanges ont ensuite pris une dimension plus technique. Mme Mboute Inès Romilda, cheffe du département sociétal et RSE, et M. Ngagnia-Ndjabounda Eddy Clerck, chef de division relations communautaires, ont présenté la stratégie communautaire de la SETRAG.

Son fondement juridique repose notamment sur le décret n°00132/PR du 27 janvier 1978 réglementant la Police des Voies Ferrées en République gabonaise. Ce texte engage plusieurs ministères dans l’application des dispositions relatives à la sécurité ferroviaire et confère aux collectivités locales un rôle déterminant.

Dans ce dispositif, les communes deviennent des relais opérationnels essentiels. Elles ont été appelées à :

Diffuser les messages de sensibilisation via les chefs de quartier ;

Participer au recrutement des volontaires ;

Formaliser les associations communautaires ;

Faciliter le déploiement des actions sur le terrain.

De son côté, la SETRAG s’est engagée à :

Former et encadrer les volontaires ;

Assurer leur rémunération selon les modalités définies ;

Suivre et évaluer les actions mises en œuvre ;

Recueillir et analyser les données issues du terrain.

La stratégie s’aligne également sur la Norme de performance 4 relative à la santé et à la sécurité des communautés, traduisant une volonté affirmée d’adhésion aux standards internationaux.

Des échanges francs et un consensus trouvé

Les discussions ont été franches et constructives. Le représentant de l’Agence de Régulation du Transport Ferroviaire (ARTF) a rappelé que la SETRAG doit continuer à assumer pleinement ses responsabilités afin d’amener les riverains à respecter la législation en vigueur.

Après plusieurs heures de concertation, un consensus s’est dégagé : la mise en place d’équipes mixtes composées d’agents SETRAG, de représentants des communautés et des communes traversées par le chemin de fer.

L’objectif est désormais clair : passer d’actions ponctuelles de sensibilisation à une dynamique permanente et structurée.

Vers une culture partagée de la sécurité ferroviaire

À l’issue des travaux, plusieurs résultats sont attendus :

Une meilleure compréhension des risques ferroviaires ;

Un engagement renforcé des collectivités locales ;

Des orientations concertées pour les actions de terrain ;

Une collaboration durable entre la SETRAG et les territoires ;

Le lancement effectif du processus de constitution d’associations communautaires.

À Owendo, ce 11 février 2026, l’atelier a marqué plus qu’une étape technique. Il a envoyé un signal politique et sociétal fort : faire de la sécurité ferroviaire une culture partagée.

Car si le rail transporte minerais et marchandises, il traverse aussi des quartiers et des vies.

Et c’est précisément là que se joue l’équilibre entre développement économique et responsabilité sociale.

Le rendez-vous est donc pris pour le 18 février pour la mise sur pied d’une feuille de route devant encadrer ce vaste programme.

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