Economie
Gabon /Opération Scorpion : des fonds publics détournés cachés aux Emirats Arabes Unis?
Dans le feu de l’arrestation spectaculaire des personnes soupçonnées de prévarication au plus haut sommet de l’Etat, l’”opération Scorpion” a permis de retrouver des centaines de milliards de nos francs dans des caches au sein des domiciles des prévenus. Seulement, aujourd’hui l’enquête piétine et tous les fonds n’ont pas été découverts. La piste des comptes logés dans des banques à l’étranger, aux Emirats Arabes Unis et autres paradis fiscaux, a-t-elle été explorée par la justice ?
La récente libération de certains suspects dans l’affaire des détournements de deniers publics à grande échelle dans les administrations publiques et parapubliques, a délié les langues de ces derniers, qui ont fait des révélations susceptibles d’ouvrir de nouvelles pistes dans le dossier. En effet, il semblerait que les fonds découverts dans le pays ne représentent qu’une infime partie de la toile qui s’est tissée par les multiples détournements.
À en croire “Le Temps” n719, des fonds distraits des caisses de l’Etat par les prévenus pourraient avoir été secrètement logés dans des paradis fiscaux aux Émirats Arabes Unis. Il s’agirait non pas de centaines de millions mais plutôt de milliards de francs CFA qui sont placés dans plusieurs banques dans ces petits états. Une stratégie qui s’est avérée payante puisqu’à ce jour les enquêtes n’ont pas daigné explorer cette voie.
Une piste d’autant plus compliquée que, toujours selon nos confrères, l’argent ainsi placé à l’étranger, était régulièrement blanchi à travers la vente, par des ressortissants syro-libanais, de véhicules de luxe dans le pays, précisément dans le 4è arrondissement de la capitale gabonaise, Libreville.
Compte tenu de toutes ces révélations qui ont été faites par les supposés complices des personnes incriminées, la justice doit maintenant engager les procédures pour le rapatriement et le recouvrement de ces fonds publics. Sur ce dernier point, le bras de la justice a souvent été mou, se limitant seulement aux annonces et arrestations tonitruantes, sans véritable impact dans le fond. Gageons qu’avec ces révélations, la justice fasse véritablement son travail, pour faire rentrer le Gabon dans ses droits.
Technologie
Libreville: le lycée Léon Mba doté d’une « salle interconnectée » pour une école plus inclusive et moderne
Le Lycée National Léon MBA (LNLM) a abrité le mercredi 3 décembre 2025 le lancement officiel du projet pilote de «salle interconnectée», une initiative ambitieuse visant à moderniser l’enseignement secondaire au Gabon. Fruit d’un partenariat stratégique entre Moov Africa Gabon Télécom, le géant technologique Huawei et les autorités gabonaises en charge de la digitalisation, ce projet entend révolutionner l’accès à l’éducation dans le pays.

La salle de classe connectée, baptisée IdeaHub, est équipée de technologies de pointe : un écran interactif permettant des interactions dynamiques, des outils audio-visuels performants et un accès à Internet haut débit. Mais l’innovation majeure réside dans sa capacité à interconnecter les établissements scolaires à travers le Gabon. Les lycées situés en province pourront ainsi assister en direct aux cours dispensés à Libreville, contribuant à réduire les inégalités d’accès à une éducation de qualité.
« Ce projet marque un tournant vers une école moderne, connectée et inclusive », ont souligné les autorités, insistant sur la nécessité de pallier le manque de ressources pédagogiques dans certaines régions. Grâce à cette initiative, les élèves des zones les plus reculées bénéficieront des mêmes contenus interactifs et en temps réel que ceux de la capitale, indépendamment de leur localisation géographique.

Cette expérimentation pilote est perçue comme une étape clé dans la transformation digitale du système éducatif gabonais, avec l’espoir de stimuler l’engagement des élèves et d’améliorer les résultats scolaires. Les partenaires du projet visent à étendre progressivement ce modèle à d’autres établissements, pour un enseignement plus équitable et adapté aux défis du 21e siècle.
Economie
SIGFIP, le pari digital de la DGB pour des finances publiques optimisées
La Direction Générale du Budget (DGB) a organisé une séance de présentation du Système Intégré de Gestion des Finances Publiques (SIGFIP) ce mardi 2 décembre, à l’intention des Inspecteurs de services, des Directeurs Centraux des Affaires Financières (DCAF) et des équipes métiers. Sous la présidence de Wilfried NZAMBA MANGALA, Directeur Général, l’objectif était de dévoiler les fonctionnalités du module BUDGET de la DGB, qui seront intégrées dans SIGFIP.

L’ambition de SIGFIP ? Digitaliser l’ensemble des processus, de la chaîne des recettes à la dépense publique, pour moderniser les méthodes de travail et atteindre l’orthodoxie budgétaire, un objectif prioritaire selon le Directeur Général : « L’importance du SIGFIP, c’est de restructurer nos processus pour une gestion plus efficace des finances publiques ».

Une initiative qui s’inscrit dans la vision de la Présidence de la République Gabonaise et du Ministère de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargée de la Lutte contre la Vie Chère, pour une gestion transparente et optimisée des finances publiques.
Economie
Gabon: La DGB se déploie sur le terrain, pour proner une administration éco-responsable
Voilà maintenant deux semaines, que la Direction générale du Budget (DGB) a déployé sur le terrain ses équipes, dans le cadre de sa campagne contre le gaspillage des ressources intitulée “l’administration publique, pionnière de l’eco-responsabilité”. À la rencontre des personnels de ladite administration, installés dans la capitale, les agents sensibilisateurs informent des gestes du quotidien, qui rappellent que «Gaspiller l’énergie, c’est gaspiller nos ressources», en plus que «chaque watt / goutte (d’eau) coûte à l’État».


En effet, les équipes de la Direction générale du Budget sillonnent les administrations publiques. Allant à la rencontre des agents, qui accueillent avec un véritable enthousiasme l’essence de ce message. Non sans marquer leur adhésion à la campagne initiée par le ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, Chargé de la Lutte Contre la Vie Chère.

Engagée dans un contexte de réduction de dépenses publiques, cette action révèle la nécessité de promouvoir les comportements responsables et durables au sein des ministères, dont les consommations d’eau et d’électricité représentent une part importante des
charges récurrentes de l’État, estimée à plusieurs milliards de FCFA par an. Les premiers retours constatés au fil des échanges laissent entrevoir l’espoir d’une adoption rapide des bons gestes. Les rencontres qui se poursuivent seront davantage révélatrices de l’adhésion des agents de l’État, à contribuer de manière plus active à l’assainissement du budget de l’État.








