Société/Environnement
Gabon: les locaux de la Direction générale des PME sur le point de tomber en ruines
À awendjé, dans le 4e arrondissement de Libreville, la Direction Générale des PME-PMI tient son siège dans un immeuble présentant un état de décrépitude tellement avancé que le personnel qui y travaille attends avec crainte le jour de son effondrement subit comme celui des tours jumelles du « World trade center » en 2001. A tel point que les services de la direction sont obligés de louer un bâtiment à un particulier.
C’est une véritable épée de Damoclès qui plane littéralement sur la tête des employés de la Direction Générale des PME-PMI. Pour cause, l’immeuble abritant les locaux de la Direction présente un aspect physique qui donne froid dans le dos. Que l’on soit un observateur extérieur ou un locataire du bâtiment, le constat est le même : l’immeuble est un tombeau à ciel ouvert. A en croire nos confrères de l’hebdomadaire “Le Temps”, même les experts en BTP jugent que la construction de l’immeuble n’a pas respecté les règles en matière de BTP.
Des fissures longilignes de part et d’autre aux détachements des murs par rapport aux poutres sont déjà observables à l’oeil nu. De quoi donner l’effroyable impression que la structure est prête à s’écrouler à tout moment. Une vue menaçante qui plonge les agents de service dans une crainte presque maladive de voir leurs vies s’arrêter du fait de l’effondrement de leur lieu de travail. «Nous sommes toujours obligés de venir travailler dans ce bâtiment devenu aussi dangereux, comme vous pouvez vous-mêmes le mesurer. Une fois à l’intérieur, nous prions le bon Dieu de nous protéger jusqu’à la fin de l’heure. On espère que la hiérarchie fera quelque chose dans l’urgence».
Pendant ce temps, rien du côté de la hiérarchie, qui ne semble pas avoir pris la mesure de cette situation pourtant préoccupante. Citant des sources dignes de foi, nos confrères rapportent que la Direction Générale du Commerce était autrefois locataire des mêmes locaux, avant de prendre la clé des champs après avoir constaté les dangers que présentait la structure. Alors, attend-on que survienne un drame impliquant des morts ou des blessés pour prendre les mesures nécessaires pour préserver la sécurité des agents de l’Etat ? Le ministère de tutelle est ici interpellé…
Société/Environnement
Transgabonais: modernisation & sécurisation de la ligne ferroviaire
[D]epuis quelques mois, les voyageurs du Transgabonais constatent des retards, des ralentissements ou des ajustements d’horaires sur leur temps de voyages. Dans un pays où le train le seul lien entre certaines provinces, les villages et les familles, ces perturbations ont un impact direct sur le trajet. Ces perturbations s’expliquent principalement par les travaux du Programme de Modernisation et de Sécurisation de la voie ferrée (PMS), engagés depuis le 24 novembre 2025 et prévus jusqu’à fin 2028 et avant ça du Plan de remise à niveau (PRN).

Ce projet de grande envergure a pour but de renforcer de manière durable la sécurité de la ligne ferroviaire.
La Société d’Exploitation du Transgabonais (SETRAG) a un objectif clair : faire comprendre aux voyageurs que ces travaux, bien qu’ils soient contraignants aujourd’hui, ont pour objectif principal d’améliorer leurs conditions de voyage demain.
« Ces interventions ne sont pas menées pour compliquer la vie des voyageurs, mais pour prévenir les incidents, renforcer la sécurité et rendre la ligne plus fiable », rappelle Christian Magni, Directeur général.
À l’issue du PMS, les bénéfices attendus pour les usagers sont multiples notamment :
- Meilleure ponctualité, grâce à une infrastructure plus robuste et moins sujette aux incidents ;
- Réduction des risques d’accidents, notamment dans les zones dites instables
- Réduction temps de parcours, avec moins d’arrêts imprévus ;
- Meilleur confort de voyage, lié à une circulation plus fluide et sécurisée.
Au-delà du transport des voyageurs, le train assure l’acheminement des principales ressources nationales notamment le manganèse et le bois vers le port d’Owendo, tout en ravitaillant les provinces de l’intérieur en produits de première nécessité.
Toute perturbation ou retard dans le transport des marchandises entraîne des répercussions directes sur l’approvisionnement des localités desservies, pouvant entraîner des tensions sur les marchés et une hausse des prix. À l’inverse, l’amélioration de la fluidité du fret ferroviaire favorise une meilleure disponibilité des produits, soutient l’activité économique et renforce l’efficacité globale du service ferroviaire, au bénéfice des opérateurs économiques comme des passagers. Améliorer la fluidité du trafic ferroviaire, c’est donc sécuriser les déplacements des passagers, mais aussi stabiliser l’économie locale dont dépendent directement les populations.
Le réseau ferroviaire gabonais traverse des zones géographiques complexes, marquées par l’humidité permanente, les fortes pluies, l’érosion des sols et l’usure naturelle des infrastructures. Le Programme de Modernisation et de Sécurisation de la Voie vise à anticiper ces contraintes en remplaçant des rails vieillissants, en renforçant les zones sensibles et en modernisant des tronçons entiers de la voie.
Ces interventions, souvent peu visibles, imposent néanmoins des mesures de sécurité strictes : ralentissements, passages à voie unique, réduction temporaire du nombre de trains. Des contraintes indispensables pour protéger à la fois les équipes techniques et les voyageurs.
Consciente des désagréments, SETRAG a fait de la sensibilisation des usagers une priorité. En gare d’Owendo, Ntoum, Ndjolé, Lastourville ou Franceville, les agents expliquent directement aux voyageurs les raisons des perturbations. À bord des trains, des échanges humains permettent d’instaurer un dialogue franc.
Expliquer pourquoi un ralentissement est imposé pour sécuriser une zone ou protéger des équipes en intervention change la perception du voyage. « Quand on explique, les voyageurs comprennent que ces efforts sont faits pour leur sécurité », confient plusieurs agents.
Sous la pluie, dans la chaleur ou en pleine forêt, les équipes voie travaillent parfois dans des conditions difficiles pour garantir la sécurité de tous. Sensibiliser, c’est aussi rappeler que ces femmes et ces hommes œuvrent chaque jour pour permettre aux passagers de voyager dans de meilleures conditions.
Oui, les travaux perturbent le trafic aujourd’hui ; mais ils sont indispensables pour éviter les incidents demain, améliorer la qualité du service et construire un chemin de fer plus moderne.
Société/Environnement
Ndjolé /Beyond-Création d’emploi: la Setrag au chevet des commerçants locaux à travers des AGR
[À] Ndjolé, la Setrag a clôturé, le 30 janvier 2026, une session de formation en Activités Génératrices de Revenus (AGR) destinée aux communautés locales. Cette initiative s’inscrit dans le programme Beyond – Création d’emploi, qui vise à renforcer l’autonomisation économique et la création de valeur partagée le long du Transgabonais.

Engagée aux côtés des communautés riveraines pour la création de valeur partagée, la Setrag a procédé, le vendredi 30 janvier 2026 à Ndjolé, à la clôture de la formation en Activités Génératrices de Revenus (AGR) intitulée « Formation et accompagnement de l’autonomisation des communautés ».
Déployée depuis 2023 dans le cadre du programme Beyond
– Création d’emploi, cette initiative a déjà été mise en œuvre dans plusieurs localités du pays, notamment Franceville, Lastourville, Booué, Lopé et Oyan.
Elle vise à renforcer les capacités des entrepreneurs et commerçants locaux, acteurs essentiels de l’économie de proximité, tout en contribuant à la structuration durable du tissu économique local.
Pour la cohorte 2025, la localité de Ndjolé, déjà bénéficiaire du programme en 2023 et 2024 au profit des habitants de Ndjolé-Gare, a été retenue à nouveau afin d’étendre la formation aux résidents de Ndjolé-Centre.
La formation, première phase du programme Beyond, a porté sur les Activités Génératrices de Revenus (AGR), l’entrepreneuriat et la formalisation d’associations. Elle a été réalisée avec l’appui technique du cabinet Continuum Learship, expert en renforcement des capacités en leadership, développement personnel, éducation financière et entrepreneuriat.
Du 26 au 30 janvier 2026, au sein de la mairie de Ndjolé, 17 bénéficiaires ont ainsi été formés autour de plusieurs thématiques clés, notamment la confiance en soi et le leadership, la gestion du budget, l’épargne et la bancarisation, la création, la légalisation et le fonctionnement d’une association, ainsi que l’identification, la formulation et la structuration d’une Activité Génératrice de Revenu AGR, ponctuées par un atelier de formulation de projets.
Ces sessions de formation interactives ont favorisé les échanges d’expériences et le partage de bonnes pratiques entre les participants.
La cérémonie de clôture, marquée par la remise d’attestations aux bénéficiaires, s’est déroulée en présence des autorités locales, dont Monsieur Jean Blaise Eyeghe Ollame, Premier maire adjoint de la commune de Ndjolé, des autorités militaires de la ville, ainsi que d’un représentant de la Setrag.
Dans son intervention, le Premier maire adjoint a rappelé que les attestations reçues constituent avant tout une base de connaissances, invitant les bénéficiaires à mettre en pratique les acquis du programme afin de générer un impact réel et durable au profit de la communauté.
Il a également annoncé la mise à disposition de trois box commerciaux appartenant à la municipalité, destinés à accompagner la structuration et la pérennisation des activités commerciales locales.
Avant le lancement du programme Beyond, la Setrag menait déjà à Ndjolé et le long du Transgabonais plusieurs actions de responsabilité sociétale, notamment des campagnes de sensibilisation à la sécurité ferroviaire, des actions de proximité avec les communautés riveraines et des initiatives sociales en faveur du développement local. Le programme Beyond vient ainsi renforcer ces actions en apportant une réponse structurée aux enjeux économiques des populations locales.
À travers le programme Beyond, la Setrag réaffirme son rôle d’entreprise citoyenne et responsable, engagée aux côtés des collectivités et des populations pour promouvoir l’autonomisation économique, le développement local et l’inclusion sociale le long du Transgabonais.
Société/Environnement
Grand Libreville/ Régularisation foncière à Essassa: la SNI échange avec les populations
[À] la suite du lancement officiel de l’opération de régularisation foncière par le Ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays MOUISSI, le Directeur Général de la Société Nationale Immobilière (SNI), Jean Pierre ONDOUNDA, accompagné de ses équipes, a rencontré, ce lundi 6 février 2026, les populations du quartier Essassa. Cette rencontre d’échanges avait pour objectif principal d’informer les habitants sur le processus de régularisation foncière engagé, en leur présentant les différentes étapes, les conditions à remplir ainsi que les administrations impliquées dans la procédure.

Elle a également permis de répondre aux nombreuses préoccupations soulevées par les résidents, notamment en ce qui concerne les délais, les documents requis et le rôle de chaque acteur institutionnel.
À cette occasion, la SNI a tenu à clarifier son rôle dans cette opération, en rappelant sa mission d’aménageur public et son engagement à accompagner l’État dans la sécurisation foncière des populations installées sur ses sites. Les échanges ont aussi permis de mieux distinguer les responsabilités respectives de la SNI et des autres administrations concernées.

Par cette démarche de proximité, la Société Nationale Immobilière réaffirme sa volonté de favoriser un climat de confiance, de transparence et de dialogue permanent avec les populations, condition essentielle à la réussite de cette opération de régularisation foncière à fort impact social.








