Société/Environnement
Libreville: une belle poubelle à ciel ouvert qui se mue peu à peu en une ville sous-marine
Après les élections jumelées législatives et locales qui ont belle et bien débouchées sur la prise de fonction des maires et des députés, plusieurs Gabonais pensaient que le visage de libreville, la capitale politique et administrative de la République Gabonaise, devait changer. Hélas, le constat est qu’un peu partout dans la ville, les inondations ont rejoint de manière exponentielle les tas d’ordures qui ornent la ville tel un édifice touristique.
Indigné par cette situation devenue traditionnelle pour les dirigeants en charge du rayonnement de la ville, les internautes gabonais ont investi les endroits marécageux et les plus insalubres de la capitale gabonaise pour attirer l’attention des autorités par la diffusion des photographies publiées sur la toile.
«Les nouveaux députés et maires des communes sont installés dans leurs fonctions. Pourtant, on ne voit toujours rien bouger dans les villes. On ne sent même pas que de nouvelles équipes sont en place et s’activent. Les poubelles jonchent toujours les rues, les inondations s’accélèrent dans la ville, les caniveaux sont toujours bouchés, les édifices publics ne sont pas remis à neuf, les plages ne sont toujours pas attrayantes, les aires de jeux et les parcs d’attraction, ne sont pas en études ,etc..», a affirmé Pierre Ntoum, web activiste, dans un post sur sa page Facebook pour manifester son indignation
Pour le blogueur, ce serait le manque de vision et d’ambition, manifeste par l’inexistence de projet concret, de la part des élus qui se sont succédés à la tête des mairies de la province de l’estuaire et du Gabon en général qui serait à l’origine de cette état pitoyable dans lequel se trouve la capitale politique et administrative des gabonais.
Aujourd’hui, le souvenir d’une capitale sans inondations est fortement enterré dans le subconscient des populations des PK qui, depuis un moment vivent avec les eaux dans les robinets et partout autour d’eux, dans les chambres, salons, cours et sur la route nationale telle que nous pouvons le constater sur l’axe PK6- marché de banane.
Devenue uniquement attrayante par endroit et sur des prises aériennes, la ville qui se donne illusoirement belle au yeux du monde, à fortement besoin que le gouvernement investisse dans les voiries qui, à l’instar d’Averda est en crise faute de ressource financière.
Société/Environnement
Gabon /8 Mars: les femmes du rail édifiés sur le nouveau code de la famille
Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme commémorée chaque 8 mars, l’Association des femmes du chemin de fer du Gabon (AFCG) a organisé, le 13 mars 2026, une rencontre d’échanges au sein de la Setrag.

Une communication a été animée par la magistrate Linda Bongo Ondimba, qui a éclairé les participantes sur les questions juridiques liées aux droits des femmes au sein de la famille et dans la société. La présidente de l’Association des femmes du chemin de fer du Gabon, Reine Leatitia Vounda, épouse Sako, a souligné l’impact de cette intervention sur les participantes, qui ont été « beaucoup édifiées ».
Au-delà de la dimension festive, l’association a souhaité donner à cette journée une portée éducative et citoyenne, en abordant des thématiques telles que les violences faites aux femmes, notamment en milieu scolaire. Le thème annuel retenu par l’association est d’ailleurs : « Les femmes se lèvent pour lutter contre les violences diverses ».
La rencontre a également été l’occasion de renforcer les capacités des femmes et de les encourager à investir davantage dans leur développement personnel. La présidente de l’association a souligné que la célébration du 8 mars ne doit pas se limiter aux festivités, mais doit surtout être l’occasion de promouvoir les droits des femmes et de les soutenir dans leur épanouissement professionnel et personnel .
Société/Environnement
Gabon /Ramadan 2026: Moov Africa Gabon Télécom, une fois de plus solidaire de la communauté musulmane
Désormais connue pour sa générosité envers les différentes couches de la société et confessions religieuses, Moov Africa Gabon Telecom (MAGT) a honoré ce 12 mars 2026, et pour la quatrième année consécutive, à ce qui s’inscrit visiblement telle une tradition. Pour cette période de Ramadan 2026, la communauté musulmane du Gabon, réunie au sein du Conseil supérieur des affaires islamiques du Gabon (CSAIG), a bénéficié d’un généreux don, des mains des représentants du leader du secteur des télécommunications à l’échelle nationale.
La Responsable de la division communication institutionnelle et relations publiques de MAGT, Léa SÉKY OLOUNA a procédé à la remise symbolique dudit don composé de divers produits alimentaires. Un gage de solidarité de l’entreprise citoyenne, qui démontre son engagement continu à l’endroit des communautés locales et son soutien aux valeurs de partage et de fraternité caractéristiques de ce mois béni.
«Nous sommes venus faire acte de générosité, car vous savez que Moov Africa Gabon Télécom est un opérateur engagé et qui n’a cessé chaque année de se manifester auprès des différentes communautés qui traversent la période de carême », a déclaré la représentante de l’entreprise bienfaitrice au micro de nos confrères de “Gabon Actu”.
De l’autre côté, les bénéficiaires ont témoigné de leur gratitude. «C’est un plaisir de recevoir ce don venant de la part de Moov Africa Gabon Télécom, qui n’est pas la première d’ailleurs. Il faut quand même souligner que chaque année, Moov Africa Gabon a l’habitude de nous accompagner pendant ce mois béni de Ramadan », a expliqué Abdou Salam MOUSSAVOU, secrétaire exécutif du CSAIG, qui a toutefois rassuré quant à la répartition équitable des denrées reçues.
Les autres confessions religieuses, en l’occurrence la communauté Chrétienne devrait également bénéficier du même élan de générosité de la maison de téléphonie mobile. « La générosité, elle est globale, nous prônons l’unité et dans les tout prochains jours, nous ferons exactement le même geste au niveau d’une église catholique », a ajouté dame Léa SÉKY. Ceci, contribuant à la cohésion sociale et au développement des communautés, comme cela est inscrit dans la politique de responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE).
Société/Environnement
Gabon/ SETRAG,programme ISEX: 132 jours pour former les experts de la sécurité ferroviaire
[L]a Société d’exploitation du Transgabonais (SETRAG) poursuit sa politique de renforcement des compétences internes à travers le programme Inspecteur exploitation (ISEX), une formation stratégique destinée à préparer les agents appelés à assumer des responsabilités clés dans la sécurité et la gestion des circulations ferroviaires.

La sécurité ferroviaire ne se limite pas à la performance des infrastructures ni à la fiabilité des équipements. Elle repose d’abord sur l’expertise et la vigilance des femmes et des hommes qui font vivre le réseau au quotidien.
C’est pourquoi la formation des agents constitue un pilier stratégique de l’entreprise.
Résolument tournée vers la maîtrise opérationnelle, la SETRAG investit directement dans le développement de ses collaborateurs à travers le programme Inspecteur Exploitation (ISEX). Ce dispositif interne vise à former et à faire évoluer ses propres agents vers des fonctions à haute responsabilité dans l’exploitation ferroviaire.
D’une durée de 132 jours, soit 924 heures de formation, le programme s’adresse à des professionnels expérimentés issus du réseau (Chefs de Gare, Experts Circulation, Chefs PR, Chefs de Centre Circulation, Responsables Contrôle Sécurité). L’objectif est de renforcer leurs compétences techniques, réglementaires et managériales afin qu’ils deviennent de véritables référents en matière de sécurité et de gestion des circulations. 58 % des enseignements sont assurés par des experts SETRAG, valorisant ainsi l’expérience terrain et le savoir-faire développé sur le réseau du Transgabonais.
En complément, 42 % de la formation est réalisée en partenariat avec l’Institut de Formation Ferroviaire (IFF) de Rabat, structure de l’Office National des Chemins de Fer (Maroc) et Société nationale des chemins de fer français. Cette coopération inclut des sessions à Owendo ainsi qu’une immersion professionnelle à Rabat, permettant aux participants de s’ouvrir aux meilleures pratiques internationales.
Cette combinaison garantit un équilibre entre ancrage local et standards internationaux.
Une exigence qui se reflète dans un parcours de formation complet et rigoureusement conçu
Structurée en 13 modules, la formation couvre l’ensemble des dimensions de l’exploitation ferroviaire : gestion des circulations, signalisation et installations de sécurité, management de la sécurité ferroviaire (SMS), voie et ouvrages d’art, transport des matières dangereuses, rédaction des textes réglementaires et stage d’immersion opérationnelle.
La pédagogie privilégie la pratique : mises en situation réelles, exercices encadrés, simulateurs et évaluations finales permettant de mesurer concrètement les compétences acquises.
En formant ses propres agents et en mobilisant prioritairement son savoir-faire interne, la SETRAG fait un choix stratégique clair : celui de la maîtrise et de l’exigence.
Le programme ISEX ne se contente pas de transmettre des connaissances. Il forge des professionnels capables d’assurer la sécurité des circulations, de garantir la ponctualité des trains et d’élever le niveau de service offert aux voyageurs. À travers cette démarche, la SETRAG affirme que la performance se construit sur le terrain, par la montée en compétences continue de ses équipes. Former, responsabiliser, perfectionner : c’est ainsi que l’excellence opérationnelle devient une réalité quotidienne.








