Sous l’ère de la transition, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA avait formellement soumis l’idée d’instaurer le vote obligatoire. Cette mesure d’une restauration du système électoral a pour objectif d’accroître l’engagement civique des populations gabonaises. Lors du Conseil des ministres du jeudi 15 octobre 2026, ce projet a été de nouveau évoqué. Reste à savoir si d’ici quelques jours, une loi sera adoptée dans ce sens.
En effet, il s’agit d’une orientation stratégique de l’exécutif et non d’une disposition législative en vigueur. Le chef de l’État a réaffirmé l’importance de mener à bien les réformes électorales lancées sous l’ère de la Transition 2023. Il a particulièrement plaidé pour la création d’un fichier électoral moderne, transparent et fiable, afin d’assurer l’intégrité et la crédibilité des prochaines échéances électorales. Un tel bouleversement refonderait en profondeur la philosophie électorale nationale.
Quand bien même le suffrage était jusqu’à présent appréhendé comme une liberté individuelle fondamentale, il s’inscrirait désormais comme une obligation civique dictée par la loi.
Selon le compte rendu du Conseil des ministres, cette décision vise à « responsabiliser le citoyen ». Alors que l’abstention témoigne habituellement d’une désillusion ou d’un scepticisme face aux institutions, le vote obligatoire va contraindre les citoyens à se réinvestir pleinement dans le débat public et démocratique.

