Economie
Gabon: régularisation et arrimage des pensions retraite, gouvernement et partenaires font le point
Le 31 mars 2022, la ministre de la Fonction publique, Madeleine BERRE, et sa collègue du Budget, Edith EKIRI MOUNOMBI, se sont entretenues avec les partenaires sociaux, issus du comité de pilotage du forum de la fonction publique. Il était question, pour les deux membres du gouvernement de la République, de faire le point sur les régularisations des situations administratives des agents de l’Etat (régularisation, recrutement et reclassement) et l’arrimage des pensions retraites, dont les avancées sont plutôt satisfaisantes.

Selon les ministres, la situation des retraités s’est améliorée, grâce à la mise en œuvre des recommandations issues du forum de la fonction publique. D’un nombre initial de 13.000 situations à régulariser, 11.860 d’entre elles ont d’ores et déjà été régularisées. Seules quelques milliers de dossiers demeurent en attente de régularisation administratives afin de venir à bout de ce dossier. Et le président du comité de pilotage du forum de la fonction publique, Joël ONDO ELLA, est le premier à se réjouir de cet état d’avancement.
Cependant, pour ce qui est de l’arrimage des pensions, un dossier tout aussi important, un préalable a été posé par les partenaires sociaux. En effet, a-t-il rappelé, «l’arrimage est une question qu’il va falloir poser sur la table car l’on ne peut confondre l’arrimage et l’étude du cabinet Finactu. Pour l’heure, les ministres du Budget et de la Fonction Publique s’assoiront avec le comité de pilotage pour regarder le contenu de cette étude», a indiqué Joël ONDO ELLA. Non, sans mentionner la réelle implication du gouvernement à solutionner cette situation, au regard des avancées constatées.
Aussi pour rassurer les personnes dont les dossiers demeurent en attente de régularisation, le délégué s’est voulu rassurant. «Nous avons entendu du point des membres du Gouvernement qu’en ce qui concerne les cas de recrutement et reclassement, il ne reste que quelques aspects du nombre de ceux qui étaient en attente, et que nous tendons à régulariser toutes les situations de recrutement et de reclassement sortant de l’école, de telle sorte que ce 1er point soit réglé à 100% », a conclu le Président du comité de pilotage. Gageant que cette rencontre, qui témoigne de la volonté des plus hautes autorités à régler cette question, dans les plus brefs délais, produise l’effet escompté.
Economie
CEMAC /Finances publiques: le FMI tire la sonnette d’alarme
A l’approche des réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), prévues du 13 au 18 avril 2026 à Washington, une note interne du FMI vient raviver les inquiétudes sur la trajectoire économique de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Selon des informations révélées par Africa Intelligence, ce document confidentiel dresse un diagnostic particulièrement sévère de la situation budgétaire et monétaire des six pays de la zone.
Le Cameroun, le Congo, le Gabon et la Guinée équatoriale doivent conclure de nouveaux programmes avec le FMI. Ces accords conditionnent également la poursuite des financements déjà engagés au profit du Tchad et de la République centrafricaine, dont les derniers décaissements ont été bloqués en raison de déséquilibres persistants.
Economie
OLIGUI NGUEMA échange avec le PDG de la CORIS Banque, déterminée à simplanter au Gabon
[L]e Président de la République, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, a accordé une audience, ce 19 Février 2026, à Idrissa NASSA, Président Directeur Général de CORIS Banque, accompagné des membres de sa délégation et du ministre gabonais de l’Économie et des Finances, Thierry MINKO. En introduction, tout en leur souhaitant la bienvenue, le Chef de l’État s’est réjoui de l’attrait manifesté par CORIS Banque pour le Gabon. Il a salué la volonté affirmée du groupe bancaire de s’implanter dans notre pays et d’accompagner le Gabon dans le financement des projets structurants prioritaires à travers l’ensemble du territoire national.

Créée au Burkina Faso, CORIS Banque s’est progressivement imposée comme un groupe bancaire de référence en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Portée par une vision panafricaine et une expertise reconnue dans le financement des entreprises, des PME/PMI et des particuliers, elle est aujourd’hui présente dans plusieurs pays du continent, notamment au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Togo, au Bénin, au Sénégal, au Niger et en Guinée-Bissau, contribuant activement au financement des économies nationales et à l’inclusion financière. Justement, au début de la semaine en cours, la banque a procédé au lancement officiel, à Conakry, de sa monnaie électronique appelée « Coris Money » . Ceci dans le but de faciliter les transactions financières pour la population guinéenne en général et pour sa clientèle en particulier.
L’installation prochaine de CORIS Banque au Gabon constitue une preuve tangible de l’attractivité du marché gabonais et de la confiance renouvelée des investisseurs internationaux dans les perspectives économiques de notre pays. Cette implantation vient enrichir le paysage bancaire national, renforcer la concurrence et diversifier l’offre de services financiers au bénéfice des opérateurs économiques et des populations. Au cours des échanges, Monsieur Idrissa NASSA a réaffirmé l’engagement de son groupe à s’inscrire durablement dans le tissu économique gabonais, en accompagnant les politiques publiques de développement et en soutenant les initiatives privées créatrices de valeur. Il a notamment souligné la volonté de CORIS Banque de contribuer au financement des secteurs prioritaires identifiés par le Gouvernement, en cohérence avec les ambitions de transformation et de diversification de l’économie nationale.
L’implantation de CORIS Banque au Gabon devrait également générer des emplois directs et indirects, participer au renforcement des compétences locales et contribuer à la dynamisation du secteur financier national, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de financement de l’économie locale. Cette audience traduit la volonté des plus hautes autorités de la République de promouvoir un environnement des affaires attractif, stable et propice aux investissements structurants, au service du développement économique et social du Gabon.
Technologie
Libreville: le lycée Léon Mba doté d’une « salle interconnectée » pour une école plus inclusive et moderne
Le Lycée National Léon MBA (LNLM) a abrité le mercredi 3 décembre 2025 le lancement officiel du projet pilote de «salle interconnectée», une initiative ambitieuse visant à moderniser l’enseignement secondaire au Gabon. Fruit d’un partenariat stratégique entre Moov Africa Gabon Télécom, le géant technologique Huawei et les autorités gabonaises en charge de la digitalisation, ce projet entend révolutionner l’accès à l’éducation dans le pays.

La salle de classe connectée, baptisée IdeaHub, est équipée de technologies de pointe : un écran interactif permettant des interactions dynamiques, des outils audio-visuels performants et un accès à Internet haut débit. Mais l’innovation majeure réside dans sa capacité à interconnecter les établissements scolaires à travers le Gabon. Les lycées situés en province pourront ainsi assister en direct aux cours dispensés à Libreville, contribuant à réduire les inégalités d’accès à une éducation de qualité.
« Ce projet marque un tournant vers une école moderne, connectée et inclusive », ont souligné les autorités, insistant sur la nécessité de pallier le manque de ressources pédagogiques dans certaines régions. Grâce à cette initiative, les élèves des zones les plus reculées bénéficieront des mêmes contenus interactifs et en temps réel que ceux de la capitale, indépendamment de leur localisation géographique.

Cette expérimentation pilote est perçue comme une étape clé dans la transformation digitale du système éducatif gabonais, avec l’espoir de stimuler l’engagement des élèves et d’améliorer les résultats scolaires. Les partenaires du projet visent à étendre progressivement ce modèle à d’autres établissements, pour un enseignement plus équitable et adapté aux défis du 21e siècle.








