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Le Gabon est le 3e client de la France, pour ses viandes et laits “très bas de gamme ”

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Dans un rapport publié le 04 octobre 2022, trois (3) ONG françaises, dont le réseau Action Climat, Oxfam France et Greenpeace France, ont révélé que la France achemine vers les pays africains des produits jugés «très bas de gamme». Il s’agit de viande de porc, de la volaille de chair et des produits laitiers. Selon ledit document, intitulé “Les coulisses de l’élevage d’exportation bas de gamme : analyse des filières lait, porc et poulet de chair”, le Gabon capte 11% de ces produits de qualité inférieure et, donc, se classe 3ème pays africain consommateur de ces surgelés, derrière le Bénin (1er, 28%) et le Congo (2nd, 13%). Notre pays devance la République Démocratique du Congo (RDC), 4ème avec 10% ; et la Guinée (5ème, 6%). «Au-delà des problèmes socio-économiques que pose cette concurrence des importations low cost en provenance de pays comme la France, ces pratiques posent des questions éthiques. On peut légitimement s’interroger sur la moralité d’une méthode consistant à exporter à bas coût dans des pays tiers des produits de faible qualité dont les consommateurs européens ne veulent pas», indique le rapport, selon des propos recueillis par nos confrères de “Le Nouveau Gabon”. Ce rapport a été publié à un moment où le Gabon est encore très dépendant de l’extérieur, sur le plan alimentaire. Il convient de rappeler qu’au cours du 1er trimestre 2022, selon certains chiffres, notre pays a dépensé 97,2 milliards de francs CFA pour se ravitailler, en produits alimentaires, auprès du pays de l’Hexagone et d’autres pays européens, tels que la Belgique ou l’Italie. Mais aussi le Brésil ( volailles), le Cameroun (fruits et légumes frais) et l’Afrique du Sud. Les pouvoirs publics envisagent de réduire de 50% cette dépendance et, même, d’exporter des produits alimentaires, notamment dans la zone de la Communauté économique et monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC), sans oublier le fait qu’avec ces produits de basse qualité, les populations gabonaises pourraient être confrontées à un problème de santé publique.

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