Politique

Gabon: RPR, CNR, RPM, UN, ces bébés PDG qui veulent tuer le PDG

Publié

sur

Ces anciens pdegistes, opposants devenus,a qui s’inventent une virginité politique et gouvernementale. Des « fils spirituels » de feu Omar BONGO ONDIMBA qui semblent soudain devenus amnésiques. Au point d’oublier tout ce qu’ils ont obtenu de ce « système » qu’ils veulent renverser aujourd’hui, l’accusant de tous les péchés d’Israël. Jean François NTOUTOUME-EMANE qui ne se souvient plus avoir toujours été inspiré du gouvernement à la mairie de Libreville par le grand camarade. Guy NZOUBA NDAMA qui a gracieusement trôné pendant 19 ans au perchoir de l’Assemblée nationale par la seule volonté du président fondateur du Parti démocratique gabonais (PDG). Zacharie MYBOTO, le sécurocrate en chef du régime PDG qui ne se rappelle du traumatisme qu’il a infligé aux journalistes de la Radio Diffusion Télévision Gabonaise (RTG) chaîne 1 et 2. Et tous l£es autres anciens cols blancs et nervis du régime aujourd’hui reversés dans l’opposition plus pour des raisons personnelles que « la véritable volonté de libérer le pays » (sic).

Ces ex-barons ont longtemps été ministres des gouvernements successifs du régime BONGO. Ils y ont tout eu. Hugues Alexandre BARRO-CHAMBRIER n’aurait pas eu carrière aussi brillante si feu son père Marcel Éloi RANDY CHAMBRIER n’avait travaillé aux côtés de feu Omar BONGO ONDIMBA aux premières heures du PDG. C’est d’ailleurs la nostalgie de cette époque où leurs familles avaient tout grâce à la bienveillance du Chef de l’État, que Hugues Alexandre BARRO-CHAMBRIER et ses premiers soutiens, tous alors députés PDG, créèrent le courant « Héritage et modernité » depuis rebaptisé Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM).

Nul n’ignore que les divergences de Jean PING avec le Parti démocratique gabonais (PDG) ont commencé en 2012, lorsque les autorités gabonaises, Ali BONGO ONDIMBA au premier chef, ont fait preuve de réticence pour soutenir sa candidature à la présidence de la Commission de l’Union africaine où il briguait un second mandat. Deux ans plus tard, l’ex-beau-frère du chef de l’Etat prend ses distances avec le parti au pouvoir, l’accusant d’avoir fait du Gabon «un Etat voyou». Jean PING a eu une longévité enviable au sein du régime. Il fut le compagnon de Pascaline BONGO, avec qui il a eu plusieurs enfants.

C’est bien connu de son entourage, ancien baron du régime passé à l’opposition, l’ex-président de l’Assemblée nationale, Guy NZOUBA NDAMA a toujours nourrit la grande ambition  de conquérir le Palais du bord de mer. Autrement dit, pendant qu’il collaborait avec feu Omar BONGO ONDIMBA, l’ex-président de l’Assemblée nationale caressait le rêve sournois de supplanter le grand camarade.

Jean François NTOUTOUME-EMANE qui critique le pouvoir auquel il a appartenu en l’accusant. En effet, pense-t-il, le pouvoir actuel gabonais serait responsable «des crises multiformes qui affectent le pays (…) les détournements passifs de fonds publics comme le pays n’en a jamais connu, (..) un réseau routier en lambeaux, qui se passe de commentaires. Une honte !, (…) des bourses d’étude supprimées pour les collégiens et lycéens, (…) la haine mortifère de l’autre, (…) ou encore un système anti-patriotique qui a la pensée en horreur, si ce n’est la pensée unique ». Jean François NTOUTOUME-EMANE se garde bien de rappeler qu’il fut jusqu’à la mort d’Omar BONGO ONDIMBA en 2009, le principal idéologue du PDG. Et qu’en tant que tel, il a bénéficié des mêmes avantages et passe-droits qu’il dénonce aujourd’hui.

Le masque de l’ancien président de l’Union nationale (UN), Zacharie MYBOTO est tombé avec scission du parti vendredi 22 juillet 2022, et la création dans la foulée de l’Union nationale initiale (UNI) dont Paul-Marie et Chantal MYBOTO sont respectivement président et vice-présidente. Au-dessus de cette scission de l’UN, plane l’ombre de Zacharie MYBOTO, prouvant que l’homme pourrait bien être loin d’être un démocrate. Celui qui a été secrétaire administratif du PDG pendant 17 ans, qui se déplaçait en personne à la RTG pour « châtier » les journalistes indélicats, a reproduit ce qu’il reproche au parti au pouvoir : une succession dynastique.

Un scénario prévisible, tant les signes se voyaient depuis longtemps. C’est un secret de polichinelle que Paul-Marie GONDJOUT et son épouse Chantal MYBOTO ont toujours projeter de prendre la tête de l’UN. Le projet du gendre et de la fille a toujours été tacitement soutenu par le silence et l’attentisme du patriarche MYBOTO. Depuis leur défaite face à Paulette MISSAMBO, le couple GONDJOUT et leurs soutiens n’ont à aucun moment fait montre de fair-play politique. Plutôt, l’ancien secrétaire exécutif a multiplié depuis lors des actes défiance et de rébellion à travers des déclarations et des déplacements sur le terrain. Le clou venant avec l’érection de l’ancien siège de l’UN en permanence politique. Tout a été fait avec la bénédiction de Zacharie MYBOTO lui-même.

En somme, ces anciens ténors du régime aujourd’hui reversés dans l’opposition, ne militeraient pas pour l’intérêt supérieur de la nation. Riches, revanchards et surtout bénéficiant de relais à l’étranger, ces « néo-opposants radicaux » ont juste basculé de l’autre côté pour amplifier leurs rivalités avec le fils du père Ali BONGO ONDIMBA. Voilà donc comment on remercie quelqu’un qui vous a tout donné des décennies durant. Mais le peuple gabonais n’est pas dupe.

Les échecs cuisants de Guy NZOUBA NDAMA qui n’est jamais parvenu à trôner sur sa province natale de l’Ogooué-Lolo, d’ailleurs battu à plates coutures par le PDG lors du scrutin législatif de 2018. Zacharie MYBOTO, loin d’être un démocrate, et son UGDD n’a jamais pu imposer son Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD) chez lui à Mounana hormis un « petit mandat » de sa fille Chantal à la mairie locale, pas plus que dans le reste de la province du Haut-Ogooué. NTOUTOUME-EMANE est cloîtré dans son Lalala natal. BARRO-CHAMBRIER lui, a essuyé un cuisant échec dans le quatrième arrondissement aux législatives de 2018.

MEZ

Quitter la version mobile