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Gabon /Dette fictive de 241 milliards de Fcfa: la CPG et le CGP muets comme des carpes

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Réclamée par les entreprises à hauteur de 370 milliards de Fcfa, le récent rapport de la Task force sur la dette intérieure a révélé que celle-ci, était composée à hauteur de 241 milliards de dettes fictives. Soit un gap de 65%, qui dans ce contexte de relance économique, ne semble pas suffire à faire sortir les organisations patronales dont, la Confédération patronale gabonaise (CPG) d’ Alain BA OUMAR et le Conseil gabonais du patronat (CGP) de Francis Jean-Jacques EVOUNA, du silence dans lequel ils se sont terrés, depuis l’annonce de ce qui ressemble à une volonté de détournement de deniers publics. 



Chose plutôt étonnante! D’autant que depuis quelques années maintenant, les organisations patronales ne cessent de multiplier des procédures auprès des institutions et autorités dirigeantes locales, pour permettre le paiement intégral de cette somme faramineuse. En effet, en 2017, la CPG avait initié des négociations avec une banque internationale de premier rang pour un paiement cash de l’ensemble des créances dues à ses membres sous réserve d’un accord signé avec l’État gabonais. Avant que le CGP ne lui emboîte le pas en mai dernier, lorsque Jean Jacques Evouna a appelé le gouvernement à opter «pour le règlement total de la dette intérieure».

Mais, semble-t-il, que les deux organisations n’avaient pas examiné les dossiers de leurs adhérents avant de produire leurs plaidoyers. D’autant que, le chef de l’État a jugé utile de procéder à un état des lieux général avant de passer à la caisse. Une décision motivée notamment par les conséquences économiques engendrées par la crise sanitaire de la Covid-19. Ce faisant, l’équipe désignée pour mener ces investigations a révélé de véritables incongruités à l’issue de leur mission. 

En effet, chargés de s’assurer de l’effectivité des travaux, de leur conformité au cahier des charges et de ce que les entreprises soient à jour de leurs charges fiscales et sociales, la Taskforce a notamment mis en lumière des malversations financières d’envergure. Avec des facturations fictives aux fins de gonfler le niveau de la dette intérieure, qui seraient visiblement méconnues du patronat, qui a choisi de se murer dans un silence, qui en surprend plus d’un, arguant même d’une certaine complicité. 

Mais, si pour l’heure, les autorités ont opté pour l’annulation pure et simple de la dette dite fictive de 241 milliards de Fcfa, cette décision devrait interpeller les responsables des organisations patronales à plus de rigueur et de vigilance.

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