Éducation
Gabon: Les trafiquants des bulletins de notes lourdement sanctionnés
À la suite de ses déclarations sur les antennes nationales du 7 août 2020 dernier, le ministère de l’Education nationale, par l’entremise de son ministre, Patrick MOUGUIAMA DAOUDA, a décidé de sanctionner avec sévérité les structures administratives, de même que les élèves impliqués dans le trafic des bulletins de notes. En effectuant une “tolérance zéro” à cet égard, l’autorité gouvernementale précitée entend mettre fin de manière définitive, à cette pratique sur l’ensemble du territoire gabonais.
Le Gabon a été très souvent indexé par les instances internationales pour la faiblesse du taux de réussite de ses apprenants lors des examens. L’une des raisons principales liées à cela, a souvent été la participation de candidats n’ayant pas les compétences nécessaires pour être inscrit sur les listes de composition. C’est donc afin de résoudre cet aspect problématique, que Patrick MOUGUIAMA DAOUDA, ministre de l’Education nationale a pris des mesures à l’encontre des contrevenants.
Il s’agit notamment, de la suspension des chefs d’établissements, et de l’interdiction des élèves remis en cause de participer à l’examen du baccalauréat. De plus, plusieurs établissements scolaires viendraient à être fermées, en raison de bulletins invalides sur plusieurs niveaux d’études. Des comportements frauduleux qui gangrènent le système éducatif gabonais depuis plusieurs années.
En définitive, la formation étant l’un des piliers devant mener un pays au développement, la transparence doit en être le leitmotiv. Bien que tardifs, les efforts entrepris par le ministère de l’Education nationale sont à encourager, car la fraude des bulletins de notes participe à favoriser le sous-développement. Cependant, les responsabilités sont partagées, car ladite administration est d’abord gangrénée elle-même par de nombreux dysfonctionnements, la dernière en date étant l’usage difficile de son application X-GEST.
