Éducation

Gabon/Bac 2020: Une magouille mise en échec par le ministère de l’Education nationale

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Le 7 août 2020, sur les antennes de la télévision nationale, c’est par l’entremise de son secrétaire général, Théodore KOUMBA, que le ministère de l’Education nationale a annoncé avoir fait échouer une fraude massive au baccalauréat, dont les épreuves écrites débutent ce 20 août 2020. Le ministère, a également insisté sur le fait que cette fraude massive voit l’implication de plusieurs établissements privés, des enseignants, élèves, ainsi que de plusieurs parents d’apprenants.

En effet, des élèves non méritants étaient inscrits avec des bulletins falsifiés, à la fois sur les listes du Baccalauréat (Bac) et du Brevet d’études du premier cycle (BEPC). Selon nos confrères de « Gabonactu« , de nombreux pots de vin ont été versés par les élèves. À cet effet, il convient de rappeler que le 4 mars dernier, la Direction générale des examens et concours (DGEC) a identifié 712 candidats au BEPC et 681 au Bac comme «fraudeurs».

Ainsi, les résultats d’une enquête réalisée incriminent les responsables des établissements publics et ceux du privé. Dans sa communication, Théodore KOUMBA a dénoncé ces faits accablants.

«Des élèves en collaboration avec des enseignants, personnels administratifs et chefs d’établissement […] ont procédé à des inscriptions sur la base des bulletins de notes falsifiés» a indiqué le ministre de l’Education nationale, Patrick MOUGUIAMA DAOUDA.

Il convient tout de même de signaler que des sanctions ont été effectuées à l’encontre des contrevenants. Les enseignants impliqués dans cette pratique recevront une interdiction d’occuper les fonctions durant 5 ans. Les chefs d’établissement seront remis à la disposition du secrétariat général. Les élèves quant à eux ne passeront pas le Bac 2020, et seront retrogradés à leur niveau réel.

En définitive, afin de réduire ce fléau dans le futur, le ministre de l’Education nationale, Patrick MOUGUIAMA DAOUDA a préconisé l’usage de l’application X-Gest dans l’ensemble des établissements scolaires du Gabon. Cependant de moyens techniques importants doivent être mis à disposition de ces derniers. Sans ommettre qu’informatiser les systèmes ne garantit pas toujours la sécurité des informations, d’autant plus avec la recrudescence de nos jours avec le phénomène du « hacking ».

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