Société/Environnement
Montée vertigineuse du nombre de consommateurs de chicha à Libreville
Originaire du Moyen-Orient où elle est très prisée, la chicha est entrain de connaître le même succès au Gabon en général, et à la capitale Libreville en particulier. Non pas pour son prix qui est largement supérieur à celui de la cigarette ; mais plutôt pour les sensations qu’elle procurerait à ses consommateurs. Dans les boîtes de nuit, les snack bars, les bars lounges et autres coins feutrés de la capitale gabonaise, la tendance est à la chicha. Or, la consommation de ce produit importé d’Asie est très dangereuse pour la santé.
Au Gabon, la consommation de produits importés de l’étranger se répand souvent comme une traînée de poudre, au point d’être banalisée par l’opinion. Au mépris des lois en vigueur. À la différence d’une cigarette coûte actuellement 100 FCFA le bâton, une séance de consommation de chicha vaudrait entre 5 000 à 6 000 FCFA. Très peu de jeunes se soucient des effets sur leur santé. D’aucuns, pour se donner bonne conscience, prétendent qu’elle ne saoule pas. Et qu’en conséquence, elle n’est pas nocive pour les santé.
Cet argument est réfuté par les médecins, notamment le docteur Alphonse LOUMA EYOUGA addictologue, qui a récemment donné quelques éléments de réponse au micro du correspondant RFI Yves Laurent GOMA. «La chicha est composée de plusieurs substances toxiques : du goudron, des métaux. On peut facilement devenir addict. Il y a de la nicotine, on peut développer des cancers». Invite à une prise de conscience de la jeunesse, principal vivier de consommateurs de chicha en République gabonaise.
MEZ
