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Gabon: 70% des flux financiers illicites proviennent du secteur minier

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Du 31 mars au 1er avril 2022, des experts des administrations publiques et privées et des partenaires au développement ont animé un atelier national consacré aux méthodes d’évaluation des flux financiers illicites, d’origine commerciale et autre, au Gabon. Selon le rapport provisoire, qui a sanctionné les travaux, 70% des pertes enregistrées proviendraient du seul secteur minier. Très rentable, celui-ci ferait perdre à l’Etat, chaque année, plusieurs milliers de milliards de Fcfa.

Selon des propos recueillis par nos confrères de l’Agence gabonaise de presse (AGP), le représentant de la commission économique pour l’Afrique (CEA) des Nations – unies, Douglas KIGABO, a fait savoir que le montant de ces pertes étaient particulièrement élevé. Du «vol», d’un niveau important, qui devrait inquiète les autorités compétentes locales. «Le montant des flux financiers illicites au Gabon varie entre 20 et 25 milliards de dollars. Ce n’est pas le montant exact, c’est une estimation. Mais ce dont nous sommes sûrs, c’est que l’ampleur est quand même alarmante. On a besoin que le Gouvernement fasse quelque chose. Sinon le pays est en train d’être volé en termes de ressources de développement qui devraient appuyer le changement socio – économique des citoyens gabonais (…) 70% des pertes identifiées proviennent du secteur minier ». Le responsable onusien souligne, toutefois, que le cas du Gabon n’est pas isolé et concerne l’Afrique toute entière.

«Le montant des flux financiers illicites au Gabon varie entre 20 et 25 milliards de dollars. Ce n’est pas le montant exact, c’est une estimation. Mais ce dont nous sommes sûrs, c’est que l’ampleur est quand même alarmante. On a besoin que le Gouvernement fasse quelque chose. Sinon le pays est en train d’être volé en termes de ressources de développement qui devraient appuyer le changement socio – économique des citoyens gabonais (…) 70% des pertes identifiées proviennent du secteur minier ». Le responsable onusien souligne, toutefois, que le cas du Gabon n’est pas isolé et concerne l’Afrique toute entière.

Au sortir de ces assises, plusieurs recommandations ont été faites, dont la mise en place d’une plateforme collaborative inter institutionnelle. Ce travail devrait se poursuivre dans d’autres pays africains afin de permettre à la CEA de trouver des voies et moyens, en partenariat avec les institutions appropriées, de réduire ces flux financiers qui constituent un obstacle au développement du continent noir.

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