Politique
Le gouvernement prévoit des poursuites judiciaires contre PING après son “appel au coup d’état” sur France 24
Réagissant aux propos de Jean PING sur les antennes de France 24, le 28 février 2022, que le gouvernement qualifie d’ appel à la violence et au coup d’état, son porte-parole, Madeleine BERRE a annoncé ce 03 mars au soir, que les autorités «se réservent le droit de traduire Jean Ping devant les institutions judiciaires compétentes». Une menace qui vient rappeler aux personnalités politiques que leur statut ne les place pas au-dessus des lois.
Comme l’on pouvait s’y attendre, le gouvernement a réagi de suite à l’appel à l’insurrection lancé par Jean Ping. C’est donc avec vigueur que Madeleine Edmée BERRE, a dénoncé ses mots, non sans annoncer les conséquences auxquelles le candidat malheureux à la présidentielle de 2016 s’expose. Car cette fois, il semble qu’il va purement et simplement faire face au retour de bâton de la justice.
Et pour cause, a déclaré la porte-parole, «au regard de la gravité des faits susceptibles de recevoir plusieurs qualifications pénales, le gouvernement gabonais se réserve le droit de porter plainte auprès des autorités judiciaires compétentes». Car, a-t-elle poursuivi, «l’appel au coup d’Etat et à la guerre civile ne relève pas plus que de la liberté d’expression, du droit à l’information mais bel et bien d’une opération de déstabilisation».
En effet, si le discours de Madeleine BERRE se veut aussi sévère, c’est que le gouvernement ne laisse planer le moindre doute sur les intentions de Jean PING. Ce dernier «a tenu des propos séditieux appelant de fait nos concitoyens à la violence en vue de susciter un coup d’Etat et évoquant même la possibilité d’une « guerre civile ». Des propos «gravissimes», et «inacceptables», qui «tombent d’ailleurs sous le coup de la Loi».
Lors de son intervention, c’est sur un ton martial, que Jean PING déclarait : «Ali BONGO sera dégagé du pouvoir d’une manière ou d’une autre et cela avant 2023. (…) Il n’y aura pas d’élection parce que nous accèderons au pouvoir de toute façon d’une manière ou d’une autre. (…) Nous le dégageons d’une manière ou d’une autre !« . Toute menace que n’entend nullement cautionner le gouvernement, force devant rester à la loi qui doit sévir ipso facto.
