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Mali: Libération de l’opposant Soumaïla CISSÉ et la française Sophie PÉTRONIN

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Respectivement en captivité depuis mars 2020 pour l’un et 2016 pour l’autre, Soumaïla CISSÉ, le chef de l’opposition malienne et Sophie PÉTRONIN, humanitaire française, ont été libérés par le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) après un échange de prisonniers avec l’Etat malien.

Les deux ex-captifs sont en train d’être transférés vers la capitale malienne. À en croire “Jeune Afrique”, deux ex-otages de nationalité italienne ont également été libérés, selon les services du Premier Ministre Moctar OUANE dans un communiqué. Il s’agit de Nicola CHIACCHIO et du père Pier Luigi MACCALI, qui avaient été enlevés en 2018 au Niger.

Le GSIM, qui a libéré les otages, aurait obtenu d’importantes contreparties en échange de la libération de Soumaïla CISSÉ et de Sophie PÉTRONIN. Selon “Jeune Afrique”, citant des sources sécuritaires, près de 200 personnes arrêtées pour terrorisme ont été libérées depuis le week-end dernier. D’autres sources évoquent également le paiement d’une rançon, sans indiquer la provenance des fonds ni en préciser le montant.

Si les autorités de la transition ne se sont pas encore exprimées sur les conditions de ces libérations et les contreparties faites aux jihadistes, elles affirment que cela s’est fait « grâce aux efforts conjugués des services de renseignement, des forces armées et de sécurité, des partenaires du Mali et de la cellule de crise ». Aussi, elles « expriment leurs vifs remerciements à tous les acteurs nationaux et étrangers qui, de près ou de loin, ont contribué à ce dénouement heureux ».

Le président français Emmanuel MACRON a pour sa part exprimé « son immense soulagement » à l’annonce de la libération de Sophie PÉTRONIN, se disant « heureux de la savoir libre ». Il « salue également la libération à cette même occasion de Soumaïla CISSÉ ». De plus, il « remercie tout particulièrement les autorités maliennes pour cette libération » et « les assure de l’entière volonté de la France de soutenir le Mali dans la lutte qu’il mène avec persévérance contre le terrorisme au Sahel ».

Le chef de file de l’opposition malienne avait été enlevé le 25 mars 2020 alors qu’il faisait campagne pour les élections législatives dans son fief de Niafunké, dans la région de Tombouctou. Son garde du corps avait été tué lors de cette attaque. Les autres membres de son équipe avaient été relâchés quelques jours après leur kidnapping, mais les ravisseurs avaient posé des conditions à la remise en liberté de Soumaïla CISSÉ, 70 ans.

Soumaïla CISSÉ avait été enlevé par des proches du chef jihadiste Amadou Koufa, mais a par la suite été déplacé vers le nord du pays, où il a été retenu en otage par des hommes d’Iyad Ag Ghali, le chef du Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM). Ce qui a compliqué les négociations qui avaient été entamées par les autorités maliennes. Bamako négociait en parallèle la libération de Sophie PÉTRONIN, humanitaire française âgée de 75 ans, enlevée en décembre 2016 à Gao.

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